Un Quilt de l’Amitié très spécial

A Friendship Quilt, un Quilt de l’Amitié, c’est ce qui se faisait fréquemment dans les communautés américaines dès le XIXe siècle, pour commémorer une personne ou un événement. Les plus connus sont ceux que préparaient les familles et amis d’un couple qui partait à l’aventure, vers l’Ouest à conquérir, vers la nouvelle Frontière pour ne jamais revenir vers l’Est, chacun le savait… Alors au moment du départ, on leur offrait un quilt dont chaque bloc comportait un nom, pour que chacun reste dans le cœur des voyageurs et les réchauffe dans les moments difficiles. Cette belle tradition perdure et on trouve des Friendship quilts encore de nos jours, écrits à l’encre permanente ou brodés.
Certains blocs, au centre blanc, sont parfaits pour cela :

Vu chez Josephine’s Journal
Quilt de l’Amitié initié par Kathleen Tracy, vu aussi dans son livre Civil War Quilts.

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Temecula Quilt
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Amy Bradley Designs
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Parfois les Signature Quilts sont bavards ! Ici un quilt de remerciements pour une institutrice.
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Détail d’un quilt de la regrettée Linda Koenig, quilt de l’amitié fait avec ses amies, les Etoiles du Nord…

Certains quilts sont également faits ainsi pour une cause, pour lever des fonds pour une oeuvre caritative, aider une personne en détresse… Simplement les quilteuses unissent leurs efforts pour un but commun.

C’est ce que vous proposera Jeanne Hewell-Chambers le 25 juin à Lacaze. De deux manières, vous pourrez participer à faire monter le compteur du nombre de blocs. Rendez-vous compte, nous avons dépassé d’ores et déjà les 25% du nombre de blocs à faire ! Gageons que les quilts de Lacaze, dont plusieurs ne sont pas encore comptabilisés dans ce total, feront monter en flèche le bilan début juillet.

Voici les deux propositions :

  • Nous tiendrons à votre disposition du tissu blanc découpé, des rubans rouges, des tissus rouges, des fils à coudre et à broder rouges : vous pourrez vous asseoir pour faire un bloc, entouré(e) d’autres personnes pour échanger un moment. Ces blocs de la journée de Lacaze seront ensuite réunis en banderole (Skinny ou quilt Totem, d’une largeur de 38 cm).
  • Vous pourrez faire une croix rouge sur un bloc en écrivant votre nom. C’est ici que le Quilt de l’Amitié prend tout son sens. Même les réfractaires à la couture, hommes, femmes, enfants, pourront participer ! Nous aurons des tissus découpés, des stylos rouges à encre permanente pour vous, à votre disposition. Les premiers blocs faits seront vos exemples. Une seule croix par personne… mais nous espérons que vous serez très, très nombreux à laisser votre amical souvenir qui vous prendra une minute ! J’ai fait deux essais sur papier, je choisirai d’écrire celle du bas. Quilteuse Forever est bien ce qui me correspond ! Vous pouvez associer votre nom à celui de votre ville d’habitation ou d’origine, ou tout ce que vous souhaitez… mais une seule personne par croix. Si vous réussissez à trouver une lettre commune pour faire mots croisés, ce sera encore plus sympa !
    Nous monterons ensuite tous les blocs écrits ce jour-là avec nos noms en un Quilt de l’Amitié de Lacaze qui fera partie intégrante du Projet 70273.

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Quelques détails pratiques pour les personnes qui viendront dimanche à Lacaze par ici.

Nous vous attendons nombreux !

Quilt #161, 234 paire de croix pour ce beau symbole fait par Annie Labruyère, ambassadrice très active de ce Projet. Son blog : Des Tulipes et des Coeurs.

De nouveaux tissus en sourdine

Dans ma tentative de tout traduire en français – alors que je n’ai pas encore réussi à traduire correctement patchwork, c’est dire, sauf si vous êtes prêtes à parler de mosaïques de tissus – j’avais évoqué il y a quelque temps la mode des quilts en sourdine. C’est aussi bizarre en français qu’en anglais, je vous rassure ! Articles ici, ici et.

OHHH ! De nouveaux tissus en sourdine ! (photo Zen Chic)

J’ai présenté ce mouvement un peu différemment dans Les Nouvelles n° 125 en montrant des quilts urbains avec des tissus low-volume, avec une belle galerie de quilts de Sarah Sharp, maintenant très connue. Low-volume, c’est mettre le son bas, le mettre en sourdine.

C’est la talentueuse Malka Dubrawsky qui inventa le vocable low volume appliqué aux couleurs de tissus dans un article de Quilting Arts (Avril 2009). Elle se disait momentanément fatiguée des couleurs saturées et intenses (encore des références aux sons pour des couleurs) et voulait se reposer avec des tissus à base blanche ou claire, avec cependant des impressions en couleurs non-dominantes mais présentes quand même.

Quelle différence avec le style shabby chic ? Le shabby est du vintage clair, alors que le low-volume est du moderne clair. Je vous donne cette définition à l’emporte-pièce, mais c’est assez juste je crois.

Cette idée lumineuse des tissus clairs de couleurs pour faire des fonds semblait se tarir, laissant place aux blancs ou gris en Quilt Moderne. Faute de tissus adéquats ?

Nouveau tissus Zen Chic

Alors réjouissons-nous, Brigitte Heitland a pensé à nous ! Elle vient tout juste de recevoir les premiers tissus de sa collection que nous pourrons acheter en février 2018. Ils sont parfaits pour des tissus de fond, à assembler par exemple avec des unis qui claquent. Voici ses premiers essais via son logiciel, qui n’attendent qu’à devenir en tissus :

Que d’enthousiasmantes perspectives ! En attendant leur venue, d’autres tissus de Brigitte nous attendent. Sa nouvelle gamme est bleue :

True Blue de Zen Chic, un assortiment très doux de bleus et gris avec des touches orange qui donnent des accents chaleureux à l’ensemble. Disponible Au Fil d’Emma notamment.

Celle-ci sera disponible en automne, elle est dans ces tons chauds et froids, très inspirants également :

De quoi vous inspirer de nouveaux quilts pour la rentrée !

Pour mieux connaître cette formidable créatrice, lisez l’article qui lui est consacré dans Simply Moderne #9 et l’interview qu’elle a eu la gentillesse de m’accorder dans Les Nouvelles n° 133 (juin 2017). En plus d’être créative et intelligente, elle est si sympathique ! Ce fut un immense plaisir de partager quelques heures avec elle. Danke Dir meine liebe Brigitte!

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Après Queenie, Betty au Florida Folk Festival

Avant-hier je vous montrais une photo de Queenie Udell remportant un franc succès avec sa démonstration de yoyos en 1978. Précisément 39 ans après, exactement au même endroit (le Florida Folk Festival existe depuis 65 ans), Betty Smith a tenu un grand stand de démonstration d’une autre tradition populaire textile, les Pine Cone quilts. Il y faisait une chaleur accablante (36°) mais l’ambiance n’a pas faibli durant 3 jours avec des danses, des musiques, des artistes de toutes disciplines…

Le panneau rappelle l’héritage de cette technique de femme à femme, de Miss Sue à Betty Smith.

Betty s’est sentie un peu la Queenie (la reine) avec toutes les femmes autour d’elle, curieuses d’apprendre son savoir-faire !

Le quilt violet qu’elle m’a dédié attirait beaucoup le regard, alors que beaucoup d’autres étaient au moins aussi attractifs. Aux plus intéressées, Betty sortait un exemplaire du magazine Les Nouvelles (France Patchwork n° 132) pour montrer l’article qui lui était consacré. Elle ne le laissait pas traîner sur la table, de crainte qu’il ne disparaisse !

Transmission du savoir dans la bonne humeur :

Fierté d’avoir appris une nouvelle technique :

Le bonheur de partager de bons moments ensemble :

Le plaisir de goûter une spécialité locale, des cœurs de palmier cuits :

Le nouveau quilt en cours de Betty a bien avancé pendant ces trois jours :

Et voilà, inlassablement Betty continue de faire connaître son art appris par son ancienne voisine, Miss Sue, dont j’ai longuement raconté la vie précédemment.

Sa dernière idée lui est venue comme une illumination (vous savez, la petite ampoule qui s’allume dans une bulle de BD) : utiliser des petits carrés de cette technique pour orner son t-shirt, histoire de revendiquer son savoir-faire et d’égayer sa tenue :

Une de ses élèves du Folk Festival lui a apporté son carré fini quelques jours plus tard, l’idée a plu à Merri McKenzie et voilà la mode est lancée !

Queenie Udell et ses yoyos

Queenie Udell a vécu en Floride, encore une de ces femmes fortes qu’on trouve dans le Vieux Sud. Elle naquit en 1919 et eut une vie de labeur, de création d’innombrables quilts, la plupart des string quilts, les plus faciles à faire à partir de petits bouts de tissus de récupération.

Elle apprit de sa mère et sa grand-mère à faire des yoyos dans les années 40. Dès lors, elle avait sa récréation, ses temps libres étaient occupés à faire des yoyos, de minuscules ronds froncés de la taille d’un dime, moins de 2 cm… Et elle en faisait par dizaines, par centaines, par milliers, les fermant avec du fil de broderie, les assemblant bien serrés pour que le quilt soit beau… Faits de petits restes de vêtements ou de feed sacks -sacs de tissu contenant des denrées alimentaires- ses quilts suscitent l’admiration, en particulier en raison de leur taille minuscule !

Il y a environ 4 000 yoyos dans ce quilt. Queenie est à gauche sur cette photo de 1977.
Autre photo de 1977.

Dans les années 70, ses quilts font parler ! Elle fut alors invitée au Florida Folk Festival où sa technique impressionna les passants.

Elle continua de faire des quilts de yoyos, aux pièces toujours aussi minuscules :

Un de ses quilts est précieusement conservé par un Musée (Florida Memory), il est montré ici à un petit groupe de quilteuses, parmi lesquelles Betty Smith, LA spécialiste des Pine Cone Quilts, autre technique ancienne populaire. Thank you Betty for this discovery and your photos!

Et ses ouvrages de yoyos sont si représentatifs des quilts populaires de la région que des granges de Floride montrent des yoyos à la manière de Queenie !

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La peinture sur le côté du magasin Adams County à White Springs (Floride) fut peint par l’artiste Janet Moses qui a su très bien rendre le volume des tissus. L’ouvrage original est de Nancy Morgan, qui voulait ainsi honorer a mémoire de Queenie Udell, la Reine des yoyos. -Photo: Bill Kilborn
Autre grange, autre dessin !

Les quilts en yoyos sont délicieusement désuets, en voici un petit florilège issu de Pinterest :

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Mais la modernité frappe à la porte avec Rachael Daisy, en Australie :

Fair and Square ( 2016) Best in Show – 2016 Australian Modern Quilt Show First place in Modern Traditional category – 2016 Australian Modern Quilt Show
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Yoyos à la Mode, détail.
YoYos a la Mode (2014) 2nd place in Modern Traditional Category – 2015 Modern Quilt Show Australia

Et voilà comment le traditionnel inspire les artistes d’aujourd’hui une fois de plus !

Edit : je n’ai pas évoqué dans cet article que les yoyos étaient populaires aussi en France, heureusement les commentaires le rappellent ! Voici en exemple un gilet chiné par la sœur d’Hélène Vispé :

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Vous aussi avez sans doute vu des ouvrages de yoyos !

Avec Joëlle Vétillard en Dordogne

Profiter de la douceur de vivre périgourdine, admirer des quilts traditionnels et modernes, des boutis, des cartes textiles, des quilts d’après les carrelages des bancs de Sitges, voir ou revoir la Robe de Mariée faite de 520 triangles pour laquelle vous avez été nombreuses à participer… C’est tout ça et bien plus encore à Saint-Cyprien en Dordogne du 30 juin au 2 juillet.

Le programme complet se trouve par ici.

En commémoration des victimes du D-Day

Les commémorations visuelles frappent l’esprit.

Jeanne Hewell-Chambers a conçu le Projet 70273 pour qu’on parle du handicap un peu partout dans le monde, qu’on fasse évoluer les mentalités et qu’en conséquence on conçoive des aides nouvelles pour ces personnes et leurs familles. L’impact visuel des blocs de croix rouges est notre moyen d’expression pour frapper les esprits, un moyen de susciter les discussions et la prise de conscience d’un sujet encore tabou pour des résultats concrets à obtenir.

Nous ne voulons pas nous morfondre dans les épisodes douloureux du passé, mais à partir d’eux aller de l’avant avec détermination et confiance.

En France, souvent les commémorations visuelles d’événements tristes sont mal considérées, traitées de malsaines, ai-je déjà entendu. Ainsi l’attentat du 11-Septembre a-t-il suscité le besoin, chez de nombreuses quilteuses américaines, d’exprimer leur compassion ou leur colère. Ces quilts exposés aux USA furent admirés sans réserve ou presque, alors qu’en Europe ils subirent nombre de critiques. C’est une question de culture, vraiment, et c’est difficile d’abattre ces barrières.
Et que dire du nouveau collectif Threads of Resistance, les Fils de la Résistance ? C’est un mouvement qui exprime l’inquiétude d’artistes textiles envers le Président Trump. L’exposition des 63 quilts retenus (sur plus de 550 soumis) débutera le 15 juillet au New England Quilt Museum. Polémiques assurées, mais discussions de fond aussi. C’est ainsi que l’Amérique fait vivre sa tradition du quilt, moyen d’expression à part entière. 

History is a written record of human behavior.
Art is a record of human emotion.
Quilts are art.

L’Histoire est un rapport écrit des comportements humains.
L’Art est l’expression des émotions humaines.
Les quilts sont de l’art.

-o-

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C’est dans un esprit de commémoration de victimes mais aussi et surtout pour rappeler à quel point la Paix est précieuse, que des volontaires firent une oeuvre d’art éphémère sur la plage d’Arromanches. Dès le retrait de la mer le 21 septembre 2013 (Journée Internationale de la Paix) des corps furent représentés à l’aide de râteaux et de pochoirs grâce à une cohorte de bénévoles.

C’était le Projet The Fallen 9000, les 9000 Tombés. Neuf mille personnes trouvèrent la mort le D-Day, le 6 juin 1944 et toutes ces vies fauchées, Alliés comme Allemands, furent représentées sur une seule plage pour en faire une image-choc mais également susciter un moment de réflexion.

Cette vue saisissante donne à réfléchir sur ces vies violemment et prématurément ôtées en raison de l’état nazi à combattre, pour notre liberté. Cela suscite en moi une profonde émotion.

Cette initiative vient de deux artistes britanniques, Jamie Wardley et Andy Moss. Ils ont réussi leur pari : faire figurer 9000 silhouettes sur le sable, avant que la mer ne vienne tout effacer…

Voir leur site expliquant leur projet des 9000 Fallen Vous pouvez aussi lire ou relire comment des artistes anonymes tirèrent parti des bunkers à la fin de mon premier article sur le Projet 70273 par ici.

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Photo Laurent Dubus

Avec du sable, du fil ou des tissus, des personnes offrent de leur temps pour témoigner et exprimer leurs sentiments. Oui c’est de l’art.

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La Colombe de la Paix d’après Picasso, faite en paires de croix rouges brodées, commémorant 234 victimes. Middling d’Annie Labruyère (voir son blog ici)

 

L’époustouflante Christiane Billard

Je ne vous raconterai pas tout ce que nous avons découvert en deux journées charentaises, d’autres ont pris bien plus de photos que moi et vous feront vivre ces temps forts comme si vous y étiez ! Sachez seulement que c’était la grande réunion nationale de l’association France Patchwork : vendredi dernier pour l’Assemblée Générale annuelle à Brouage, puis samedi à Royan pour la Journée Nationale de l’Amitié. Grâce à l’équipe de bénévoles menée par Aline Joulin, nous avons été reçues comme des princesses !

brouage17Ce département de Charente Maritime est le centre névralgique des Quilts de Légende et Brouage est leur écrin. Je conçois cette manifestation comme l’hommage respectueux des quilteuses d’aujourd’hui aux quilteuses d’antan, avec la reproduction fidèle d’ouvrages anciens qui ont pu parvenir jusqu’à nous. Dominique Husson en est l’incarnation, créatrice et organisatrice de cette exposition de très haute qualité qui porte haut et fort les talents de nos patientes adhérentes.

Il est une figure discrète qui garantit le respect du choix judicieux des œuvres, une caution historique habituellement dans l’ombre, je veux parler de Christiane Billard. Cette ancienne élève et grande amie de Sophie Campbell s’est inlassablement instruite sur le monde des quilts et leur contexte. Même si elle est spécialisée dans les quilts du passé, les déchiffrant avec passion, je sais qu’elle garde un œil sur les meilleurs quilts d’aujourd’hui et reste attentive aux évolutions marquantes, c’est un signe d’ouverture d’esprit qui me touche !

Nous avons eu le bonheur de suivre, samedi matin, une conférence de deux heures sur l’histoire raisonnée des quilts anciens, projetant pour chaque période un contexte historique, économique, social ou politique. Christiane Billard a passé de très nombreux messages, articulant les diverses tendances et innovations, expliquant ces changements, balayant quelques certitudes erronées… Avec brio, précision et une pointe d’humour, Christiane nous a fait partager deux siècles de créations avec un bonheur inouï. 

Son intervention a été unanimement célébrée, longuement applaudie et remerciée par une belle standing ovation !

Vous qui avez apprécié cette magistrale présentation, vous avez un moyen très simple de vous replonger dans de multiples épisodes de cette conférence et obtenir bien plus de précisions : prenez votre pile de magazines Les Nouvelles – Patchwork & Création Textile et lisez, relisez ses articles dans la rubrique Traditionnel ! Je suis sûre que, maintenant que vous connaissez Christiane, vous apprécierez encore plus ses articles, tous faits bénévolement depuis de longues années pour nous, les adhérents de France Patchwork.

Pour vous qui avez manqué ce grand moment, je ne peux que vous donner le même conseil : lisez attentivement les articles de Christiane ! Ah, quel dommage si vous n’êtes pas abonnée… Vous pouvez y remédier en adhérant à France Patchwork, code 1 (Pourquoi adhérer ?Bulletin d’adhésion).

Et si vous en redemandez, voici quelques articles de la Ruche qui vous rappelleront des épisodes de la conférence :

Ce n’est qu’un tout petit aperçu des thèmes évoqués par Christiane Billard. Mille mercis à France Patchwork pour ces journées de bonheur et encore bravo Christiane !

Justement, le magazine de l’été vient de paraître : à vos lunettes (de vue ou de soleil), appréciez les photos, projetez de faire un modèle… et lisez-le !