La Ruche des Quilteuses

Les Abeilles s'expriment !


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Le Tag des Points Comptés

Pour une fois je suis d’accord pour participer à une chaîne d’amitié car elle provient d’un des blogs français un peu comme la Ruche, puisqu’ il représente un groupe de quilteuses bien sympathiques installées dans le Berry, plus précisément à la MJC de La Châtre (36).

 

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Sous le regard attentif de cette jeune femme (est-ce Aurore Dupin, qui laissa son empreinte à La Châtre ?…), dix questions me sont posées, auxquelles je me dois de répondre franchement. Alors allons-y !

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?

J’ai l’immense chance d’avoir un groupe d’amies qui forme la Ruche des Quilteuses… et cumule puisque c’est également la délégation FP31.  Nous nous réunissons tous les vendredis au sein d’un club de plus de 50 membres à Colomiers (31). Mais avant 1995, date à laquelle je me suis inscrite à ce club, je pratiquais déjà le patchwork seule.

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?

De 0 à 10 heures ! Quand j’y suis, j’y reste ! Actuellement, je suis plus souvent sur l’ordi que sur la machine à coudre. Il faudrait que ça change ! Mais bon, j’aime aussi écrire…

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?

J’achète beaucoup plus de livres que de tissus… mais j’en ai des cartons pleins quand même ! J’ai une passion pour l’histoire du patchwork lié à l’histoire des femmes, tout autant que la curiosité des techniques diverses et variées. Même si j’adore les nouvelles méthodes de coupe, les nouveaux looks, fondamentalement je reste dans le patchwork que j’appelle traditionnel : l’assemblage de petits bouts de tissus recyclés, achetés depuis longtemps ou tout récemment… Un joyeux méli-mélo !

4. Combien de tops te reste-t-il à quilter ?

J’ai surtout un carton entier d’essais de techniques ! Une fois que j’ai compris « comment ça marche », c’est déjà un plaisir et souvent je passe à autre chose. Mais j’ai plusieurs samplers en souffrance que j’aimerais finir, je les reprendrai peut-être quand je ne serai plus déléguée France Patchwork !

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…

J’ai des cartons Ikea sur des étagères… Ikea. Certains renferment des tissus par couleurs, d’autres par style… Moi seule peux m’y retrouver ! Deux des boites conservent mes essais, des en-cours dont un a… + de 25 ans. C’est un top qui n’a pas un seul tissu de patchwork, que de la récup’ et des tissus achetés dans un grand magasin à Hambourg où je vivais alors. L’inspiration venait d’une photo de magazine je crois. Il n’est pas mal du tout, mais je n’ai aucune envie de le finir ! Je l’estime à 1988 peut-être. Scoop, le voici rien que pour vous :

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Le tissu principal est d’un beau vert, un satin de coton acheté en solde et tous les autres tissus sont des recyclages.

 

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?

Tout est bien rangé. Zut, j’ai promis de répondre franchement ! Non, c’est le bazar car j’adore faire des scrap-quilts et quand je commence, il y en a partout ! Le soir je ferme la porte, c’est bien à cela que cela sert d’avoir un atelier ! Et je range une fois le projet cousu, partiellement ou complètement.

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?

Love at first sight, l’amour du patchwork m’est tombé dessus en feuilletant, adolescente, un 100 Idées. Je tricotais, crochetais, cartonnais déjà mais le patchwork américain, à 12-13 ans, ça m’a tout de suite happée ! J’ai donc commencé, avec quelques bouts de tissus, à vouloir comprendre comment faire une étoile… et j’ai buté sur mes marges de couture trop petites, quelle déception ! Car pour éviter de faire des gabarits, j’avais dessiné pour faire un carré bicolore, mais j’avais mal calculé. La diagonale m’avait joué des tours !

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.

Celles qui ne font pas de patchwork autour de moi ont une vie malgré tout très, très remplie, je ne connais personne qui s’ennuie…

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?

Pendant 20 ans et plus, faire du patchwork, c’était surtout pour faire plaisir. Pour les naissances, les mariages, les anniversaires, j’offrais à tout mon entourage des ouvrages et rares étaient ceux qui restaient à la maison. Je dois dire que j’ai eu bien souvent de grandes joies en allant chez de vieux amis, ou des cousins, voyant qu’ils conservent mes quilts avec soin que moi j’avais complètement oubliés ! Et puis dans les années 2000, j’ai commencé à donner des cours de patchwork et là, j’ai commencé à avoir une autre optique : conserver une partie de ce que je fais, participer à des expositions… Tous ceux que j’ai à la maison se succédent aux murs en fonction des saisons ou sur les lits et canapés. Je ne les garde pas amoureusement, je suis finalement assez détachée des choses et ai plusieurs fois offert des quilts à des visiteurs qui tombaient sous le charme d’un de mes ouvrages. En revanche, les cadeaux de mes amies quilteuses me vont vraiment droit au coeur.

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…

Je n’avais pas l’intention d’accrocher un quilt à notre exposition sur le jardin, je n’y pensais même pas. Et puis début mars, à la dernière réunion du club, je me suis dit : « quand même, tu pourrais faire un effort » et j’ai sorti tous mes essais (des dizaines) parmi lesquels j’ai retrouvé quatre blocs de tulipes. J’ai mis le turbo pour faire le top et le quilter à temps : quand on aime on ne compte pas ! Aujourd’hui c’est l’accrochage, il est prêt, ouf ! Je vous le présenterai dans quelques jours dans la Ruche des Quilteuses.

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Je ne l’ai pas encore photographié fini, mais le voici en cours de matelassage, avec du coton perlé n° 8. J’ai eu mal aux doigts mais je me suis amusée !

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C’est un peu narcissique de répondre à toutes ces questions, mais c’est bien amusant ! J’espère que celles que je vais désigner pour faire suivre cette chaîne le feront volontiers… Tout d’abord, voici les règles du jeu établies par « Les Points Contés » :

. Qu’est-ce qu’un tag ? Un tag est une série de questions qui circulent sur la blogosphère ; une sorte de chaîne. Il est amicalement adressé à des copinautes qui y répondent et qui continuent à le faire voyager sur d’autres blogs. C’est un beau moyen pour tisser des liens.
. Comment faire ? Suivre les instructions suivantes…

1. Je réponds aux questions en mettant sur mon blog un billet avec le logo (ci-dessus) et les questions-réponses.
2. Je préviens l’amie qui me l’a adressé en lui donnant le lien de mon billet.
3. Je sélectionne quelques amies qui seraient susceptibles de vouloir le continuer et je l’adresse à mon tour avec les mêmes consignes, les mêmes questions.

Pour le plaisir donc, je demande à Cécile de Patchwork Inspirations, à Fabienne du Fil à Malice et à Kristine de la Ruche des Quilteuses si elles veulent bien répondre à leur tour à ces questions concernant leurs habitudes autour du patchwork… et plus si affinités !

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Des bijoux de Natalia !

Après la belle Marilyn d’Ana Perna en Espagne, allons découvrir une oeuvre de Natalia qui a puisé dans le folklore russe l’inspiration d’un quilt unique que j’adore…

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La jeune et jolie Natalia, quilteuse à Novossibirsk (en Sibérie)

 

L’histoire des Trois Royaumes est racontée de génération en génération partout en Russie et fait partie des contes fantastiques où princesses et dragons, gentils et méchants s’affrontent… Les Trois Royaumes sont ceux des montagnes, gardés par des dragons, où sont enfermées trois princesses. Ivan le héros, à la recherche d’Anastasia sa mère la Tsarine, doit se battre contre les dragons mais aussi l’ouragan et bien d’autres ennemis pour retrouver sa maman et délivrer les princesses enfermées dans les Royaumes de Cuivre, d’Argent et d’Or… mais le conte est bien plus long et complexe, tellement raconté qu’il paraît qu’il comporte 144 versions russes, une version dans les Contes des Mille et Une Nuits… et même une dans le folklore breton ! (source Wikipedia)

Natalia a représenté ces trois princesses dans une petite oeuvre par la taille (60 cm de côté)… mais fascinante dans sa réalisation, s’éloignant du conte pour faire un tableau textile vraiment original. Au cours de sa préparation, elle s’est documentée et mentionne notamment un tableau de Victor Vasnetsov, peintre spécialisé dans les représentations mythologiques et historiques.

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Les princesses des Trois Royaumes, Victor Vasnetsov (1848-1926). A gauche, la princesse d’Or, au centre la princesse de Cuivre, à droite la princesse d’Argent. 

Elle a aussi cherché des références dans les contes réécrits par Pavel Bazhov (1879-1950) qui, tel Perrault ou les frères Grimm, a couché sur papier de nombreuses histoires de la tradition orale où l’on parlait incessamment de montagnes, de mines et de reines des montagnes… Il a écrit notamment « La Boîte de Malachite », connue de tous les Russes.

Voici les Trois Princesses enfermées dans un monde souterrain, celui des mines, des minerais et des pierres précieuses.

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 La princesse la plus sage, la plus discrète, est la Princesse d’Argent, représentée par Natalia en religieuse, en guérisseuse, car l’argent a un pouvoir de guérison assure-t-elle. Admirez les détails… les yeux sont en yoyos !

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La princesse d’Or est celle que Natalia a eu le plus de mal à dessiner. Elle s’est inspirée de l’Oiseau de Feu de la Russie éternelle, qui procure une chaleur rayonnante et bienfaisante. Elle porte un immense kokoschnik, sorte de serre-tête traditionnel russe. Natalia lui a fermé les yeux, tout comme sur le tableau de Vanetsov ci-dessus.

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Pour la Princesse de Cuivre, la plus brave, la plus belle dans le conte de Bashov, Natalia a préféré la parer de pierres semi-précieuses… qui ne manquent pas non plus dans le sous-sol russe ! Cette princesse dessinée par Natalia est un bijou elle-même…

Vous brûlez d’envie de voir l’ensemble ? Voici donc ce quilt issu de l’imaginaire de Natalia :

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Les trois Princesses du Monde Souterrain, Natalia Muraveva, 60 x 60 cm.

…Et allez voir d’autres photos de détails sur son blog : строчки-стежочки

Mille bravos Natalia !

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Autre bijou où on retrouve bien le style de Natalia, même si c’est un travail collectif cette fois :

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Les Enfants, Fleurs de la Vie, 98 x 98 cm

Ce tableau présente des enfants de 4 continents auprès desquels poussent des fleurs de leur environnement. Au centre, notre planète que Natalia espère qu’elle restera toujours fleurie… Les appliqués main sont enrichis de nombreux détails en 3D et le quilting machine est partie intégrante du dessin. Les fleurs disposées sur la planète forment les continents… vus du Pôle Nord, pas si loin de Novossibirsk ! Une fois encore, je vous engage à aller voir tous les détails ici. Avec ce quilt, c’est un message d’espoir pour que les enfants de différentes nations vivent dans un monde fleuri rempli de belles personnes…

 


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Oui à Pi !

pi-et-heureLe 14 mars dernier… à 9 h 26 mn 53 s du matin, le long ruban de décimales de Pi était dévoilé au grand théâtre Kiggins de Vancouver ! Merci et bravo à Sally Sellers et toute son équipe d’avoir assemblé (dans l’ordre s’il-vous-plaît) plus de 1 800 décimales ! Il leur reste encore une petite montagne de chiffres à coudre, et donc en mai le ruban aura pris encore plus d’ampleur :-) lorsqu’il sera de nouveau exposé.

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Le 6 d’Ana Perna a été remarqué par le photographe !

Vous pouvez voir chez Fabienne les premières photos de l’exposition en intérieur, il y en aura d’autres, car cette banderole en l’honneur des mathématiques sera de nouveau exposée tout au long de l’année. Cette manifestation n’est pas considérée uniquement comme un amusement mais une vraie approche éducative académique.

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Je ne résiste pas au plaisir de vous copier un bout de l’article paru dans The Columbian :

Many came from out of country, including 375 from France. Some bore red, white and blue pens and the phrase « Je suis Charlie, » the slogan adopted by supporters of freedom of the press following the Jan. 7 attack on the offices of French satirical newspaper Charlie Hebdo.

Beaucoup sont venus d’au-delà des frontières, y compris 375 de France. Certains arboraient des crayons rouges, blancs et bleus et la phrase « Je suis Charlie », le slogan adopté pour soutenir la liberté de la presse à la suite de l’attaque des bureaux du journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier dernier.

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Toute la presse locale en parle, voir par exemple sur le blog OPB : http://www.opb.org/news/blog/newsblog/vancouver-celebrates-pi-day-with-1800-digits-of-pi/ et dans le Vancouver Sun : http://www.vancouversun.com/life/From+geek+chic/6296707/story.html

Des remerciements tout particuliers aux enfants des deux écoles françaises qui ont participé : l’école Georges Brassens de Carquefou (44) et l’école de La Salle à Pibrac (31) !


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Poo poo pi doo

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Sublime Marilyn, bien sûr…

Je suis née un an avant le décès de Marilyn Monroe et j’ai mis longtemps à m’intéresser à cette femme, bombe sexy d’un temps révolu, pin-up fausse blonde. Et un jour j’ai vu un de ses films en V.O. J’ai alors compris ! Sa voix… Eh bien sa voix est tellement enfantine que le contraste est saisissant avec son corps épanoui… Elle chuchote, elle susurre, elle murmure… Timbre de voix qui lui donne une infinie fragilité et une singularité qu’aucune actrice doubleuse, si talentueuse soit-elle, ne peut restituer… On dit qu’elle parlait ainsi après avoir longtemps combattu un bégaiement, résultat de traumatismes d’enfance. Par sa voix j’ai ressenti alors son magnétisme et su pourquoi elle ne quittera pas le firmament des stars.

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Une jolie poupée américaine !

C’était aussi une excellente chanteuse qui compensa son manque de puissance par de la technique mais aussi du glamour, du rythme, de la présence… Son filet de voix la faisait chanter tout près du micro : on entend tous ses effets, tous ses soupirs… Ecoutez une compilation de ses chansons de ses films (dans lesquels elle chante presque toujours !) c’est un pur moment de bonheur. Malheureusement, ses nombreuses interprétations talentueuses sont éclipsées par le fameux Happy Birthday Mr. President devant John Kennedy !… à voir ou revoir ici

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Ravissante Marilyn, qui ici semble heureuse ! 

C’est tout ça, Marilyn, et tellement plus ! Cela fait mal au coeur de savoir qu’elle fut rarement heureuse au cours de ses 36 années.

Son image continue de fasciner les artistes.

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 Ca pique les yeux ! Andy WARHOL utilisa ce portrait en sérigraphie pour clamer sa vision de l’art. Le pop-art, art consommable et art-business…  

Vous me connaissez un peu maintenant, ce sont les interprétations en tissus qui ont ma faveur !

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Incontournable Marilyn vue par Ian Berry alias Denimu. Pour une fille qui avait comme 2e prénom Jean…

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Quilt de Susan Fender, vu sur Etsy.

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Quilt (oui, cousu avec un fin point zig-zag sur une machine Pfaff ordinaire !) de la Danoise Dorte Jensen. 140 x 50 cm. Quelle classe !

 Et enfin, la belle surprise de la semaine :

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Ana de Hilacha y Retal (blog bilingue espagnol et anglais, mais elle comprend tout autant le français) vient de terminer ce quilt époustouflant ! Allez voir des photos de détails sur son blog… Modestement, elle parle d’une technique apprise, mais son interprétation en tissus fleuris est vraiment unique, un immense bravo !


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Invitée : La Violette de Toulouse

Depuis quelques semaines, la Ruche voit… violet !

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Laissons Violetta à nos Jeunes Pousses et Jeunes Poussent (de France Patchwork) qui ont l’âge de s’y intéresser, même si une Abeille a été particulièrement contaminée par la Violett’Mania :

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Une Violetta est née dans la Ruche ! Entre Colette (maman de notre conférencière Hélène Vié) et Maïté l’Abeille, notre Violetta (Brigitte)

En cette année 2015 pendant laquelle nous fêtons notre patrimoine régional, la Journée de l’Amitié France Patchwork 31 du 6 mars dernier avait pour thème la Violette de Toulouse. C’était une journée comme on aime, amicale et chaleureuse, grâce à tous les participants !

Un peu de botanique

La violette qui fleurit en ce moment dans mon jardin est la violette odorante qui fleurit en mars et se resème un peu partout. Elle a 5 pétales, tout comme les pensées qui sont de la même famille. C’est une fleur originaire du nord du bassin méditerranéen, elle est donc chez elle ausi bien en Provence qu’en Italie ou en Grèce, mais dans les coins ombragés, dans le secret des bois ou des zones humides…

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Joyeuse colonisation de violettes dans mon jardin sauvage

 Ces violettes font partie de la pharmacopée européenne millénaire.

Parmi les centaines de variétés, il y en a une qui fait un pompon de 30 à 50 pétales, délicatement odorante, au feuillage luisant légèrement gaufré : c’est la violette de Toulouse, issue de la violette de Parme. Cette dernière fleurit tout l’hiver.

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Devant la fenêtre de ma cuisine, les deux pots violets contiennent des plants de violettes de Toulouse, produits et vendus par Hélène Vié.

 

La Cité des Violettes

Ces violettes ont une longue histoire d’amour avec Toulouse, devenue la cité des Violettes grâce au travail des maraîchers de St-Jory, Aucamville, Lalande, Launaguet, Castelginest, et Saint Alban, tout un territoire jadis campagnard au nord de la Ville Rose (qui cumule les références florales) où on compta jusqu’à 600 producteurs de violettes ! L’histoire a retenu que vers 1850 un soldat de Napoléon III, rentrant à Saint-Jory d’une campagne d’Italie, rapporta un plant de violettes de Parme à sa bien-aimée, lequel fut multiplié… et un grand commerce naquit. La violette était, au XIXe siècle, la seule fleur « de fleuriste », expédiée en bouquet dans un joli carton ! Grâce à l’aéropostale qui se développait à Toulouse -tout est lié- les bouquets se vendaient dans toute l’Europe jusque dans les années 1950. La culture sous chassis en plein hiver était ardue mais c’est le terrible gel de l’hiver 1956 qui mit fin à cette activité traditionnelle.

63140679_pD’où vient l’appellation Violette de Parme ? Nous sommes obligés de parler ici de Napoléon 1er ! Si le langage des fleurs correspondant à la violette ne correspond pas du tout au tempérament de l’Empereur, c’est pourtant celle-ci qui jalonne sa vie personnelle. Il eut d’ailleurs le surnom de Père la Violette…

OPSO2Tout d’abord, à sa première rencontre avec Joséphine de Beauharnais, la belle créole portait un bouquet de violettes élégamment noué à sa ceinture. Dès lors ce fut « leur » fleur, comme tous les amoureux ont « leur » chanson ou « leur » lieu fétiche. Puis son autre grand amour, Marie-Louise d’Autriche (nous en parlions ici) adorait également cette fleur et, à la chute de l’Empire, devint Duchesse de Parme. Elle s’y établit définitivement et demanda de créer une fragrance secrète pour elle à base de la violette cultivée dans les environs… Ainsi est née l’Eau de Parme, ainsi que la diffusion du nom de la couleur, le parme ou violet éclairci, couleur de cette fleur !

LA-VIOLETTE-DE-PARMERevenons au XXe siècle à Toulouse. Quelques pieds dégénérés de la violette de Parme ont malgré tout subsisté et un ingénieur agronome, Adrien Roucolle, réussit en 1985 à les sauver grâce à une culture in-vitro. C’est pourquoi les Violettes de Toulouse (appellation déposée en 1985) ne sont plus cultivées qu’en pots pour éviter toute nouvelle dégénérescence.

Depuis, la Reine des Violettes de Toulouse est sans conteste Hélène Vié ! Cette dame passionnée et passionnante a eu la grande gentillesse d’accepter de nous raconter le parcours de cette petite fleur et son histoire liée à notre ville. Infatigable, elle fait tout pour promouvoir « notre » violette et des produits dérivés de qualité, fabriqués dans la région toulousaine. Liqueur, bonbon, gâteau, thé, moutarde, une multitude d’expériences gustatives vous sont proposées dans La Maison de la Violette, péniche amarrée le long du canal du Midi au centre de Toulouse (écluse Bayard). Vous y trouvez également mille et un objets sur le même thème !

La Maison de la Violette Toulouse

Depuis l’an 2000, la violette de Toulouse a sa Maison !

Notre Journée de l’Amitié

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Le dress code de la journée était autour du violet ! Presque toute l’assistance a joué le jeu, arborant du violet et nous avons eu une très belle exposition éphémère autour de cette couleur.

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Les quatre amies du Vent du Sud ont même créé une tenue qui les fait entrer dans le club des Amies de la Violette ! Admirez le sublime quilt d’Any Vieussens en arrière-plan…

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Raffinement suprême, leurs assiettes étaient de porcelaine peinte main… des violettes bien sûr ! Remarquez que ces dames ont une bonne lecture (si vous ne reconnaissez pas : c’est le dernier numéro des Nouvelles de France Patchwork !)

La salle Satgé de Colomiers a un décor qui nous convenait parfaitement, avec un large dessin des bords de la Garonne et des couples dansant en costume folklorique ! Merci au club de patchwork de Colomiers d’y avoir invité France Patchwork !

La salle Satgé de Colomiers a un décor qui nous convenait parfaitement, avec un large dessin des bords de la Garonne et des couples dansant en costume folklorique ! Merci au club de patchwork de Colomiers d’y avoir invité France Patchwork !

Cette Journée de l’Amitié nous a permis de découvrir de nombreux produits offerts par Hélène… et tout autant de très beaux ouvrages apportés par les adhérentes.

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Merci aux adhérentes d’avoir apporté tant de quilts de qualité !

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Des fleurs cristallisées, des bonbons, des gâteaux, des dragées chocolat/violette (sublimes !!) en dégustation libre, devant le quilt « Violettes Impériales » de Cécile Milhau. 

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Hélène Vié au cours de sa passionnante conférence !

L’après-midi, nous avons changé de couleur pour nous consacrer à l’annonce d’un partenariat avec les Blouses Roses de Toulouse (cliquez pour lire un article à ce sujet). Pour Noël, les adhérents de France Patchwork 31 offriront des doudous aux enfants longuement malades à l’hôpital des enfants de Purpan. L’émotion était palpable et nous souhaitons que cette action aura un large succès (des précisions dans le prochain bulletin FP31).

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Brigitte, Gisèle, Katell et Christine représentant le club de Balma, les Blouses Roses et France Patchwork 31. 

 Merci infiniment à Gisèle de nous donner la possibilité, grâce à son réseau, de faire un petit geste pour ces enfants, ainsi qu’aux soeurs Brigitte et Christine qui seront les coordinatrices de cette action !

Journée violette et rose, journée de joies et d’émotions…  
Grâce à l’association France Patchwork qui nous réunit, que de bons moments passés ensemble !


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Cocoricooo !!!

Puisque l’emblème de la France est le coq, c’est aujourd’hui qu’on peut pousser son cri ! Non, je ne vous amène à aucun match sportif, mais au site créé pour le nombre Pi : The Pi Project. Aujourd’hui, c’est le D-Day du Pi-Day ! Aux dernières nouvelles, le nombre de décimales a dépassé 1 500 et le mille cinq centième vient de France, il est superbe mais anonyme :

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Qui reconnaîtra son bloc ? Il est absolument magnifique !

Autre sentiment de fierté : dix écoles ont participé au projet, faisant chaque fois bondir le nombre de participants, dont deux écoles françaises. Cette mobilisation de la France, par le blog du Fil à Malice de Fabienne et celui-ci, a été célébrée par les organisateurs qui remercient ici pour notre enthousiaste participation : Vive la France !

Alors, oui, cocorico ! Et merci à vous tous qui avez joué le jeu du nombre Pi ! C’est aujourd’hui (en fin de journée pour nous, en raison du décalage horaire) que sera déployé le long ruban des décimales… Combien mesurera-t-il ? Nous le saurons bientôt !

coq-cocorico-225x251Ici les articles précédents pour mieux comprendre ce Pi Day :

Chez Fabienne : Un projet collectif autour du nombre PiDes nouvelles du Pi ProjectPi Project sur la blogosphère

Dans la Ruche des Quilteuses : Un ruban pour Pi DayDes nouvelles du nombre PiPi encore !…

Et sur de nombreux blogs, parmi lesquels Patchcath aujourd’hui !


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Un petit quilt, un grand message

Nous avions la semaine dernière une Journée de l’Amitié France Patchwork sur le thème de la Violette de Toulouse – nous y reviendrons longuement – et Martine, d’abord très réticente à utiliser la couleur violette dans un ouvrage, m’a fait la surprise et le grand plaisir de préparer malgré tout un mini-quilt utilisant un tissu de cette couleur, associé à des étoffes qu’elle affectionne. Martine aime l’ambiance country, les tissus de reproduction de style 19e siècle… et voici le résultat :Quilt Martine R. La Ruche des Quilteuses

Ne jamais dire jamais ! Le violet te va bien Martine !

Blocs parfaitement traditionnels mais centre singulier. Ce quilt prend une signification toute spéciale avec son crayon en position centrale, symbole particulier pour cette année 2015, pour ne pas oublier de rester vigilants afin de conserver notre liberté d’expression.Crayon Martine R.

A ce sujet, le blog Crayon & Pencil s’étoffe grâce aux envois de nombreuses quilteuses. Une page de garde est toujours la même, ensuite se succèdent les articles.

;-) Et merci à Brigitte qui m’envoie ses photos à toute heure du jour et de la nuit !

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