Pourquoi pas VOUS à Brouage ?…

Vendredi dernier, lors de ma visite à Brouage, j’ai eu la chance de discuter avec Dominique Husson dont je lis les articles avec avidité depuis tant d’années dans les Nouvelles du Patchwork. Il me semble que c’est elle qui a « inventé » l’exposition de Brouage, elle en est en tout cas une pièce maîtresse depuis le début et en symbolise à la fois la beauté et la rigueur. Elle m’a permis d’en saisir un peu plus l’esprit, les limites, les attentes…

A Brouage, il n’y a que de magnifiques quilts, c’est une évidence. La volonté des organisatrices est d’exposer les plus belles copies des quilts américains des XIXe – début XXe siècles, ainsi qu’éventuellement des quilts inspirés de cette époque. Je crois que, la première année, les quilts étaient tous entièrement assemblés à la main, alors qu’à présent seul le matelassage l’est encore obligatoirement. Cette année, même une bordure en appliqué-machine est présente ; a-t-elle échappé à la vigilance du jury ? Le quilt est magnifique, c’est juste un peu malicieusement que je pointe cette évolution, d’autant plus que le centre comportait aussi du tissu batik pas très d’époque !

Très jolie bordure appliquée… à cru, point de feston à la machine

Si vous souhaitez participer à cette exposition de prestige, vous avez donc bien compris que votre ouvrage devra évoquer l’esprit « quilt américain d’il y a 100 à 150 ans », l’Age d’Or des quilts classiques, il sera donc cousu de préférence avec des tissus « repro » qu’on peut à présent acheter facilement… Quoi d’autre ? Un conseil de D.Husson : ne pensez pas à la dimension du lit de votre petite nièce, pensez à… Brouage. En clair, pas de long rectangle disgracieux de la taille d’un couvre-lit une place, privilégiez les grands… jusqu’à immenses carrés, ou bien des rectangles élégants ! Le minimum est 1,50m de côté. Là encore, il faut accorder le droit au jury d’accepter un quilt extrêmement travaillé de 1,47m… et d’en refuser un autre d’ 1,50m pile. Les plus petits seront le plus souvent disposés sur des tables centrales, on les voit bien mais ils sont plus difficiles à bien photographier.

Quilt à dominante marron-bleue que j’aime beaucoup, quelle que soit la technique utilisée pour sa bordure ! Oeuvre de Liesbeth Spaans-Prins, « La Mangerie au chemin de roses et de ronces » (sous réserve)

Les modèles

A force de copier les plus beaux quilts des musées américains, Brouage risque de manquer de renouveau, car ceux qui n’ont pas encore été copiés -même avec l’abondance des propositions- ne le furent pas car ils manquaient peut-être de charme auprès des quilteuses actuelles. Il faut pourtant offrir au public de nouvelles oeuvres ! Donc les créatrices ont toute leur place. Ici la réflexion de mon fils de 13 ans devant les quilts copiés d’originaux : « A quoi ça sert de faire pareil ? Quand on copie, on n’avance pas ! »

 On peut aussi rechercher les techniques longtemps oubliées, comme les « Tile Quilts » que je considère comme une mine d’or. Les Abeilles, tenez-vous prêtes pour un stage sur cette technique à l’automne !

Les couleurs

Chacune d’entre nous a des combinaisons de couleurs préférées. Les couleurs très dominantes de Brouage sont rouge-beige-brun, très flatteuses dans un intérieur et sur les murs en pierre des salles d’expo. Mais les livres sur les quilts historiques insistent sur le manque de tenue dans le temps de certaines couleurs, c’est pourquoi les teintes nous apparaissent bien plus neutres que ne l’avaient choisies les quilteuses d’alors, ou bien fort différentes ! Par exemple, la couleur verte n’était obtenue, avant 1875, qu’en teignant successivement le tissu en jaune puis bleu indigo (ou l’inverse). Souvent le jaune partait et le vert devenait de plus en plus bleu ! Puis vint la teinture chimique en une seule opération… et malheureusement elle était très sensible à la lumière… Si vous voyez un quilt avec des tiges beige marronnasse, c’est que ce quilt date probablement juste d’après 1875 ! Les beige sont parfois des verts qu’on ignore… En revanche, les rouges et les bleus ont bien tenu dans le temps, notamment grâce à la garance et l’indigo. Osez donc les couleurs vives si vous les aimez , les quilteuses américaines les aiment en tout cas !

Dominique Husson est consciente de la maturité du concept « Brouage » et recherche des pistes pour en garder la vigueur. Pourquoi ne pas rebondir sur les quilts bicolores rouge/blanc comme à New-York ? Je lui ai  suggéré de le coupler avec des bicolores indigo/blanc, je l’ai sentie réticente mais malgré tout attentive. Elle souhaite aussi que soient plus souvent utilisées les harmonies anciennes mais peu exploitées à Brouage, parfois si appétissantes, comme framboise-pistache-chocolat ! Mais la nouvelle couleur qui lui tient à coeur est le « poison green », ce vert-jaune souvent couleur « renégate », utilisée à petite dose pour mettre encore plus en valeur les autres couleurs. Non, cette couleur n’est pas dangereuse, « juste » sur les anciennes tapisseries en papier peint pour lesquelles le produit utilisé pour teindre en vert était… l’arsenic, d’où son nom !

Quelques verts poison, dont le fil Aurifil mako 50 n° 5016, plus poétiquement baptisé « Péridot », une pierre semi-précieuse de ce vert-jaune particulier

Le matelassage d’un quilt destiné à Brouage

A vous donc de trouver -ou de créer- une maquette dans l’esprit de la fin du XIXe siècle, de la dimensionner généreusement, de créer une gamme de couleurs si possible un peu innovante mais restant dans « l’esprit tradi »… Et il faut surtout avoir de la passion pour votre ouvrage car vous allez vivre des centaines d’heures avec lui ! Il vous faut aussi une bonne pratique du matelassage main, des tendons prêts à l’épreuve du quilting intensif… Je me souviendrai toujours de mon sentiment de culpabilité après avoir incité notre abeille Maïté à terminer le quilting de son Arbre de Vie pour une exposition mineure… ce qui s’est soldé par une inflammation durable des tendons du poignet. Attention à toutes, prévoyez une grande marge de temps pour le matelassage. C’est finalement sa qualité, sa densité qui conditionneront la sélection finale de votre ouvrage.

Avis aux Abeilles

Nous allons donc nous joindre à la rentrée à l’Association de patchwork existant déjà à Colomiers. Parmi nous toutes réunies, il y en a quelques unes capables, à la fois par leurs capacités et leurs disponibilités, de présenter un ouvrage à Brouage. Pour celles qui le souhaitent : je me ferai un plaisir de vous aider à trouver votre modèle, à créer votre maquette, à choisir vos tissus… Réfléchissez si vous voulez vous lancer dans cette aventure, nous en reparlerons en septembre ! N’oubliez pas : je peux volontiers vous donner un coup de pouce, mais ce sera surtout un long chemin solitaire semé de difficultés, de doutes… mais quelle récompense au final !

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16 réflexions sur « Pourquoi pas VOUS à Brouage ?… »

  1. Merci Katell pour ce merveilleux article et pour tes commentaires, idées et proposition d’aide pour les plus courageuses et expérimentées!

    Bonne journée!
    Patricia

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  2. Mais oui, ton fils a tout compris, qui dit de façon naturelle ce que je pense ! Réflexion valable pour toutes les activités artistiques d’ailleurs
    Le patchwork subit les modes successives, actuellement retour aux sources insufflé par les fabricants de tissus, qui ne manquent pas d’imagination pour encourager à acheter leurs collections avec la collaboration, au travers de revues incitatrices, de « créatrices » renommées qui dessinent leur ligne de tissus !
    Il faut avouer que l’art textile dit contemporain avec son peu d’utilisation de tissus pour patchwork était en passe de faire couler l’industrie florissante des fabricants de tissus (de piètre qualité, même si leurs imprimés sont séduisants)
    Brouage ? Oui, pourquoi pas ? Mais n’exposer que des copies sans imagination, sans réelle implication personnelle de leurs auteurs à part la perfection de l’assemblage ou les prouesses techniques du quilting, c’est recevoir des lauriers dérisoires quand même…Cette façon d’envisager le patchwork comme passe-temps ou délassement « confortable » fait que cette activité restera toujours du domaine « ouvrages de dames », loin d’une expression artistique qui est pourtant partout revendiquée à grands cris
    Le monde du patchwork tourne en rond, s’attribue des prix et récompenses qui font sourire bien des observateurs étrangers à ce microcosme
    Chère Katell, tu me demandais comment je pouvais connaitre le caractère de Madeleine, mais il suffit de voir son quilt ! Ce quilt est parlant ! et pour moi, un quilt est réussi quand on peut y déceler le caractère de son auteur
    Ton quilt « Brocéliande » est de cette veine, ta rigueur pour une certaine perfection combattue par une imagination rêveuse qu’il t’es difficile de réfréner, il ne peut être que de toi !
    C’est ce qui me gêne pour les quilts de Brouage, leurs auteurs peuvent être interchangeables, car les quilts sont impersonnels
    Oh ! Là Là ! J’espère ne pas trop m’attirer de rancunes avec ce commentaire !

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    1. Marie, dis toujours ce que tu penses, c’est comme cela que je t’aime… même si je ne suis pas aussi radicale que toi ! Tu es extrêmement sensitive et réagis au quart de tour ! Oui bien sûr le monde du patchwork est un grand business que je contribue à alimenter mais je suis consentante et en plus cela me fait plaisir ! J’adore choisir mes tissus, lire mes livres…
      Ce qui me préoccupe bien plus, c’est que la culture du coton dans le monde est celle qui utilise le plus de pesticides. Je dois dire que je serai bien plus heureuse quand on aura une filière de tissus de patchwork en coton bio, si possible aux couleurs plus résistantes que nos imprimés (aïe les tissus de patch achetés il y a 20 ans, ils sont tristement affadis). Le lin est magnifique mais ne se prête pas au patchwork tel que je le pratique. La laine a des couleurs vibrantes, mais c’est encore plus cher. Quant à la soie… il n’y a presque que toi pour oser l’utiliser en patch !
      En ce qui concerne Brouage, c’est une expo qui a ses forces et ses faiblesses. C’est pourquoi j’ai choisi de mettre en avant celles qui apportent, en plus de leur talent et leur perfection technique, quelque chose de supplémentaire : A. Joulin pour ses couleurs souvent plus vivantes, France Aubert et Gabrielle Paquin pour leurs créations. Et c’est pourquoi j’aimerais que soient favorisées les créations plutôt que les copies, même dans des expos de quilts traditionnels. Il y a tant de place dans la géométrie et les couleurs qu’on peut encore et toujours inventer et s’exprimer, mais beaucoup n’osent pas ou n’en éprouvent pas le besoin. J’aimerais justement que ce glissement s’opère à Brouage : au lieu de favoriser les copies, plutôt favoriser les créations. Je suis optimiste, cela viendra, regarde le travail de Pénélope Roger et le traboutis : technique inventée au XXIe siècle et pourtant place à Brouage !
      Oui, Erwan m’amuse beaucoup…

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      1. Merci de m’avoir cité dans vos commentaires , mais je peux vous dire qu’il n’est pas facile de « percer  » lorsque l’on sort des sentiers battus , pour ma part je n’ai jamais copié tout ce que je fais sort de mon imagination .
        Il y a eu des réflexions au sujet de mon jardin de grand mère exposé a Brouage genre « ce n’est pas la tradition  » peu importe, je fais ce qui me plait sans chercher a faire «  »ce qui doit se faire  » car comme dit le jeune garçon en copiant on avance pas et je vous assure qu’imiter ne m’intéresse pas .
        Le «  »traboutis «  » que j’ai mit au point est apprécié mais cela n’a pas été facile ………
        Brouage est en effet une très belle exposition avec des ouvrages bien finis .
        Bonne continuation ,
        Penelope «  »traboutis » »

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  3. Merci pour cet article comme toujours très enrichissant. J’apprends beaucoup à lire tes articles et aussi les commentaires ; notamment celui de Marie-Claude qui souligne un point bien intéressant sur la façon d’appréhender le patchwork.
    Il me semble que certaines abeilles seraient tout à fait capables en effet de se lancer dans cette aventure ; je pense que tu sauras les motiver et leur donner confiance.
    A bientôt,
    Callale.

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    1. Marie-Claude est une « empêcheuse de ronronner », cela tombe bien, les abeilles bourdonnent et je reste persuadée qu’une création « imparfaite » éventuellement vaut mieux qu’une copie « parfaite » ! C’est une démarche bien plus intéressante et tu le sais bien car tu n’as jamais copié-collé un modèle de patchwork. Cela dit, les exposantes de Brouage laissent quand même souvent leur empreinte, même dans leurs copies. En revanche, je suis personnellement moins passionnée par le point de croix par exemple car je me sens complètement incapable de modifier un modèle, cela m’a toujours frustrée ! Et pourtant j’admire tant le résultat…
      Passe un bon we en famille !

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      1. Oui, moi aussi je ne modifie pas très souvent un modèle de point de croix parce que je suis souvent déçue par mon résultat. Bien que petit à petit, j’arrive à changer les couleurs et à obtenir des harmonies qui me conviennent …
        Mais j’aime bien justement le « repos » que procure ce genre d’ouvrage, le fait de ne pas réfléchir et de faire quelque chose en étant sure d’avance du résultat et du fait qu’il nous plaise.
        C’est pour ça que je trouve très juste ce que dit Marie-Claude pour le patchwork : où on parle d’art, et là, en effet, il faut sortir des sentiers battus, prendre des risques, et on n’est pas sûre de ce qu’on va obtenir … mais on peut aussi parler « d’ouvrages de dames » et d’activité « confortable » comme le dit très justement Marie-Claude, même si cela ne doit pas plaire à tout le monde. Et je comprends ce qu’elle veut dire qu’on ne peut pas se réclamer « d’art » dans ce cas. Pour l’instant pour moi, la frontière est un peu floue, dans la mesure où je penserai à ce terme d’art pour le patchwork « art textile » et moins pour le patchwork traditionnel. Mais je ne fais que commencer dans le monde du patch, et mon regard doit s’affiner. Je suis très impressionnée par sa façon de voir les patch que tu montres (celui de Madeleine, ou les tiens) et son analyse très très vraie de vos personnalités !!!!
        Je te souhaite une bonne soirée,
        Callale.

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  4. Ta vie trépidante professionnelle et familiale font que le point de croix est ton refuge, et avec l’expérience tu es capable de modifier harmonie, échelle, support… C’est déjà une vraie contribution perso ! A la réflexion, je trouve le même abandon, le même « vidage de tête » avec le quilting main que toi avec le point de croix.
    Et après tout, peu importe que l’on fasse de l’art ou de l’artisanat si cela nous fait la vie plus belle. Quant à la limite entre patchwork et art textile, dans certains cas elle n’est pas si facile que ça à définir. J’essaierai de poser les bonnes questions à ce sujet quand je reparlerai de Gabrielle Paquin et Gwen Marston !
    Biz

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  5. Brouage, un nom évocateur! Quelle chance d’avoir pu visiter cette exposition de renom, Katell et de nous en parler si bien! Sans avoir été à Brouage j’ai pu voir quelques quilts de légende exposés à Saint Marie aux Mines! On reste ébahis devant la perfection de ces ouvrages. Quand on sait l’investissement que cela représente, on ne peux pas qualifier ces ouvrages d’impersonnels. Réussir l’excellence n’est pas donné à tout le monde c’est aussi un talent et c’est bien qu’il soit reconnu. J’essaie de comprendre ce que dit Marie Claude, sa vision s’appuie sur une longue expérience, son commentaire a le mérite d’interpeller. Je ne sais pas comment est organisée l’expo de Brouage mais bien que nommés « Quilts de légende » nous n’apprenons pas grand chose sur ces quilts et l’ histoire qu’ils évoquent (au moins pour ce que j’en ai vu!). Mettre en évidence cette réalité donnerait du sens à la démarche de leurs auteures!
    Plus j’avance dans la pratique du patchwork et plus je pense qu’il est un art à part entière par les oeuvres fabuleuses qu’il nous donne à voir qu’elles soient de quilteuses connues ou annonymes!
    Lorqu’on choisit un modèle, qu’on s’en inspirer, qu’on choisit les couleurs et qu’on se met en quête des tissus j’ai sentiment que toutes ces actions participent de la création ou du moins de l’expression artistique.

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    1. Quand on visite Brouage… et qu’il n’y a pas trop de monde, on a la possibilité de discuter avec des exposantes qui assurent la permanence, elles connaissent les inspirations de chacun des quilts, montrent volontiers sur de gros bouquins les photos des ouvrages d’origine. Tu as raison Martine, on pourrait préciser sur les étiquettes de présentation un peu plus de détails sur le choix du modèle, ou bien l’explication du titre (qu’on trouve parfois dans les blogs ou les magazines), je suis sûre que les quilteuses seraient heureuses de partager toutes leurs informations et cela donnerait encore plus d’impact à l’expo.
      On ne peut qu’être ébloui (hommes et femmes) par tous ces quilts de Brouage, mais il faut pouvoir continuer à susciter l’intérêt en proposant des quilts qui n’ont pas un goût de « déjà vu », c’est le challenge à venir de Brouage qui en est déjà à sa 6e édition cette année.
      Une bloggeuse propose de très nombreuses et jolies photos de Brouage, à voir ici :
      http://chroniquesdemercredi.over-blog.com/ et il y en a sans doute bien d’autres.
      Martine, à bientôt, avec grand plaisir !

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  6. Je voulais tout de même ajouter…..
    – j’ai proposé 3 quilts pour l’exposition de Brouage, celui qui n’a pas été retenu était la copie à l’identique d’un quilt ancien et sur lequel j’avais fait beaucoup de recherches au niveau des tissus….les 2 quilts retenus étaient plus créatifs parce qu’ils reprenaient des blocs traditionnels mais dans une composition plus originale ; le jury de Brouage est donc sensible à la créativité !
    – le règlement de Brouage indique « les quilts devront être des reproductions d’anciens ou inspirés d’anciens » mais j’ai été effectivement surprise lors de ma visite par le souci de reproduction à l’identique, j’avais parfois l’impression de me retrouver au Musée Shelburne !
    – Il n’en demeure pas moins que « Brouage » reste un lieu incontournable pour admirer du très bel ouvrage traditionnel !
    – enfin « Brouage » pourrait peut être effectivement devenir un lieu privilégié pour sensibiliser ses visiteurs à l’histoire passionnante du quilt, des blocs traditionnels et des tissus.
    Bonne semaine à toutes
    FranceA

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  7. Un grand merci pour toutes ces précisions France, et pour ton témoignage de première main.
    Ton impression d’entrer dans ce musée est justement l’ambiguité de Brouage, sa force et sa faiblesse, car j’ai entendu la (relative) lassitude de celles qui vont voir les expos depuis la toute première. Le niveau n’a pas du tout baissé, il y a même sans doute une émulation très positive qui pousse toujours vers le plus piécé, le plus quilté… mais relativement peu de surprises. Tout en restant dans le plus beau traditionnel il pourrait donc y avoir une orientation affichée vers plus de créativité, ou bien un thème (historique, technique, visuel…) dans la plus petite salle. Le choix du jury pour tes deux quilts « différents » montre qu’elles sont bien conscientes du besoin de renouveau.
    Cela dit, toute exposition de Brouage est ce qu’il y a de mieux dans le domaine des quilts traditionnels en France !
    Y a-t-il un équivalent quelque part en Europe ?…

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