On commence par le début !

Dans la série « les choses qu’il vaut mieux savoir mais qu’on oublie toujours d’apprendre », je vais vous dire aujourd’hui comment enfiler une aiguille… et faire un noeud. Excusez-moi si c’est trop basique, mais je ne serai pas étonnée d’en soulager plus d’une avec ces petits trucs !

Enfiler du fil dans un chas d’aiguille très fin

Nous savons qu’il faut utiliser des aiguilles très fines pour un travail raffiné, mais ce n’est pas toujours facile de les enfiler… Les professionnels font des efforts pour nous proposer toutes sortes d’aides :

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Ils sont très pratiques, certains très bon marché et peuvent vraiment dépanner. Mais attention, la plupart des enfile-aiguilles ne marchent pas pour les aiguilles les plus fines comme les between n° 12, idéales pour le quilting main… Que faut-il faire, abandonner ? Evidemment  la première mesure à prendre reste d’avoir une vue suffisamment bien corrigée pour bien voir le chas et le fil. C’est tout? Non, mais c’est tout de même la première condition pour enfiler… et coudre correctement ensuite. Cela peut éviter aussi énervements et maux de tête…

Le fameux fil à gant, un coton traité pour rester assez raide, s’enfile facilement, même si on a une aiguille n° 12. Si vous en avez, profitez-en, c’est un fil d’excellente qualité pour l’appliqué en particulier. Moi je préfère limiter le nombre de fils et j’ai une préférence marquée pour Aurifil Mako 50* pour tous les travaux de couture et appliqué à la main comme à la machine hormis le quilting**. Il ne se dédouble pas facilement, avantage indéniable lors de l’enfilage !

Jusqu’à l’automne dernier, je mouillais le bout de fil pour le raidir et le faire passer vaille que vaille dans le chas, avec plus ou moins de succès.

Une dame passionnée de boutis m’a montré une meilleure manière d’enfiler mon fil (fil à gant, à quilter, ou simple fil à coudre) sur une aiguille fine au chas rond. D’abord, je coupe le bout du fil, plutôt en biais pour décourager le dédoublement et avoir une pointe de fil: on met le bout du fil emprisonné dans la pulpe du pouce et de l’index avec le bout à peine apparent, juste 1/2 millimètre dépasse. On présente le chas de l’aiguille dessus et le fil est obligé d’y entrer ! Essayez, c’est presque magique… mais cela ne fonctionne quand même que si l’épaisseur du fil est en adéquation avec la taille du chas !

Lorsque le chas est long, on peut plier le fil en deux pour qu’il soit plus raide.

Avez-vous d’autres trucs ?…

Fournisseurs de fils

En mon âme et conscience, je vous conseille en premier lieu de vous renseigner autour de vous pour savoir si vous ne pouvez pas trouver ces fils presque idéaux près de chez vous, il faut consommer local sinon nous n’aurons plus de boutiques sympas ! Je mets donc dans mes listes celles que je connais à Toulouse, puisque c’est ma ville.

* Aurifil Mako 50 : plus de 200 couleurs, une bobine pas très belle en plastique orange mais un fil extraordinaire (fibres longues d’Egypte), le prix est très compétitif (car il y a 1 400 m par bobine, comparez le prix au mètre !). 

Vous pouvez donc acheter l’Aurifil Mako 50 chez Pfaff Toulouse (51 allées Jean-Jaurès), Au Fil d’Emma à Orléans (sur place ou par internet). A l’international, vous avez la gamme absolument complète chez :
http://www.casacenina.fr/fils.html
http://www.redrockthreads.com/aurifil-thread/

** Quilting machine : Aurifil 40 ou 28, car le plus fin (50 ci-dessus) a tendance à casser un peu trop souvent chez moi quand la tension est trop forte !
** Quilting main : j’adore le fil 100 % coton YLI, marque américaine, pour le quilting main. Je l’ai découvert sur le blog de Supergoof et je me suis dit que si cette quilteuse incroyable recommande ce fil, c’est qu’il ne peut qu’être exceptionnel… Et cette fois, je peux vous louer la qualité esthétique de la bobine en bois ! Je la trouve au Petit Comptoir à Toulouse, sur un stand à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre (qui a des précisions ?) ou à Red Rock Threads par correspondance (ci-dessus).

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N’hésitez pas à confier vous aussi vos bonnes adresses en commentaire pour trouver ces fils  !

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Le Noeud de la Quilteuse

J’ai fait pendant des dizaines d’années un noeud en enroulant le fil autour de l’index puis en faisant glisser ces boucles. Cela donne un noeud disgracieux, irrégulier, mais ce n’est qu’un noeud, n’est-ce pas !

Pourtant il y a déjà une dizaine d’années, j’ai été séduite par un geste gracieux de mon amie Esther qui réalisait de petits noeuds tout aussi élégants. Elle m’a appris son secret, qu’elle détenait de sa grand-mère de Maastricht, mais oui Esther vient de cette ville connue par tous depuis un certain traité européen ! Dans mon premier cercle d’amies, j’ai commencé à appeler ce noeud miraculeux « le noeud d’Esther », puis « le noeud  de la quilteuse » en traduction de l’anglais. Car aux Etats-Unis, il s’appelle « the Quilter’s Knot » et même parfois « the French Knot », tout comme le  point de noeud de broderie. Normal, ils sont très apparentés et tous deux sont connus depuis des siècles dans notre vieille Europe… Il a failli disparaître avec la désaffection de la couture à la main ; heureusement, les quilteuses sont là pour maintenir les anciens savoirs 😉

Comme vous n’êtes pas en face de moi pour vous l’enseigner, je délègue à cette vidéo le soin de vous montrer comment faire ce noeud parfait : comment faire un noeud en 13 secondes. Persévérez, vous y arriverez ! Et une fois appris, vous ne ferez plus jamais un noeud autour de votre index…

Pour comparer, voici comment faire un point de noeud en broderie en 20 secondes ! 

Et pour être complète, je ne résiste pas à l’envie de vous faire connaître un point de noeud plus délicat à apprendre mais remis à la mode par les Japonaises. Il s’appelait naguère « Point de noeud de Pékin » en France, il est devenu « point de noeud colonial » par assimilation au nom donné en anglais « Colonial Knot ». Le point de noeud colonial en 47 secondes ici ! Si vous préférez, voyez le tuto de Lisa Bonjean ici.

Maïté l’Abeille vient de broder quelques centaines de points de noeud colonial… à un tel point qu’elle disait en devenir complètement… neu-neu ! Voyez ici un petit aperçu d’un sampler que je vous dévoilerai entièrement quand il sera quilté :

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Courage Maïté, ma « speedy busy bee », tu arrives au bout de tes peines !

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32 réflexions sur « On commence par le début ! »

  1. En fait ce noeud est celui qu’on apprend quand on fait du boutis technique assez répandue dans le S.E. cela permet de le glisser entre les deux épaisseurs de tissu. Il et très utile pour le quilting également. Je découvre le point de noeud colonial et je vais m’y essayer. Merci

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  2. Pour enfiler l’aiguille, j’ai effectivement utilisé la méthode de serrer le fil entre les doigts de la main gauche et de faire coulisser le fil. « A l’aveugle » puisque à un moment j’avais de gros problèmes de vue et pas question pour moi d’abandonner les travaux d’aiguille.
    Le nœud que j’utilise est très proche de celui que tu montres. Je pose le fil sur mon index gauche, je pose l’aiguille dessus et j’entoure le fil deux fois autour de l’aiguille. Je serre entre le pouće et l’index et je tire l’aiguille. En fait j’utilise le fil à côté du nœud alors que ta méthode entoure avec le fil à côté de l’aiguille. Et le nœud est parfait !

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  3. Mais j’ai appris ça toute petite: c’est l’aiguille qui va vers le fil et non pas le fil qui va vers l’aiguille. Bien pincer le fil juste coupé pour pas qu’il se dédouble, en revanche on m’a appris à le couper bien droit. Pour le noeud pareil, je fais ça depuis longtemps, en plus ça permet de le placer exactement où on veut sur le fil. Mais un seul tour, sinon ça fait un noeud trop gros.

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  4. Merci pour les renseignements sur les fils . Depuis un moment, je me demandais lequel choisir pour le quilting machine. Et pour les noeuds, je vais aller voir ça.

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  5. Alors moi, j’ai un truc supplémentaire : on ne mouille pas le fil mais le chas de l’aiguille. Ça marche 8 fois sur 10 ! Mais merci pour toutes ces données sur les marques et sortes de fil !
    Biz
    Pascale

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  6. Merci pour cette petite page d’histoire et de techniques. Il y a longtemps que je pratique le noeud avec l’aiguille. Bisous

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  7. Merci Katell! J’ai appris le nœud avec l’aiguille avec Nicole Friday qui l’avez appris aux USA il y a plus de 30 ans! Je fait un seul nœud pour éviter trop d’épaisseur. Pour enfiler, parfois je mouille l’aiguille si ça ne marche pas directement.

    Pour le fil 100 % coton YLI (excelent!!), à Ste Marie aux Mines, on trouve toutes les couleurs en 400 ou 1200 yards, dans le stand de Esther Miller : « Miller’s Quilting ».

    bonne soirée!
    Patricia

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  8. bonsoir,merci de tous vos renseignements, toujours très interessants, ce noeud, je le connais depuis que je fais de la couture, il s’appèlle, le noeud français, pratiquer depuis fort longtemps par la haute couture, très fin très solide, ne se défait pas, et pout le quiltingt c’est génial!!!! bonne soirée violette23

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  9. Il se murmure dans mon club de patch que les chas ont un sens. Ce qui semble cohérent puisqu’il a bien fallu qu’une machine le perce. Il faut donc trouver le sens, et le fil s’enfilera tout seul. Disons que si on a du mal à enfiler dans un sens, ça vaut le coup d’essayer dans l’autre avant de s’énerver !
    Ça ne coûte rien d’essayer …

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  10. Merci pour toutes ces infos. Je fais les noeuds comme ton amie Esther et c’est vrai que c’est imparable. Belle soirée.

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  11. Je fais également « le noeud de la quilteuse » avant de coudre et pour enfiler l’aiguille, j’utilise un petit appareil «  »needle threaders » acheté à la mercerie qui est près de chez moi. Merci pour la vidéo sur le noeud colonial, je ne l’ai jamais fait et je vais essayer. Bonne soirée.

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  12. Comme d’habitude une mine d’infos ton blog !
    Pour répondre à une de tes « commentatrices » : oui, les chas des aiguilles ont un sens. Je l’ai lu dans un article très intéressant sur la fabrique Bohin et, en effet, lorsque l’enfilage ne marche pas, ça vaut le coup de tourner son aiguille.
    Je me demande si l’article en question n’était pas dans Les Nouvelles du Patchwork …
    Bonne soirée.

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  13. merci Kattel pour ce petit cours technique, j’ai découvert avec émerveillement ton blog si intéressant.
    Comme Zigette j’ai entendu dire non pas le chas de l’aiguille mais bien que le fil a un sens, en général enfiler le bout qui vient d’être coupé et non celui que l’on tient encore entre les doigts.
    Bonne soirée
    Michelle

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  14. Merci pour ces petits trucs ! Je ne connais le noeud de la quilteuse que depuis peu de temps grâce à ma fille qui me l’a montré après l’avoir appris à l’école, où sa prof l’appelait le noeud fusée….

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  15. JE LE SAVAIS ! Les lectrices de la Ruche sont des mines de renseignements !

    Je suis heureuse que ce noeud (de quilteuse… ou de fusée !) soit enseigné, montré, transmis… Et puis gardons bien en tête que le fil a un sens (en raison du sens de sa torsion et du sens des fibres sans doute) ainsi que le chas de l’aiguille (mais oui, lu dans « Les Nouvelles » de FP Callale !).
    Et on peut mouiller le chas au lieu du fil… Lu dans le Guide Visuel du Patchwork pour ma part, mais j’avais oublié !

    Merci pour toutes vos remarques, continuez à donner ici vos impressions, vos trucs et astuces, vos bonnes adresses… Vive le partage !

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  16. Merci Katell pour cette leçon sur les nœuds, j’avais appris le nœud de quilting avec toi et c’est vrai que depuis je ne fais plus que celui là, Pour commencer le quilting je tourne le fil 3 fois ,en revanche pour arrêter le quilting je ne le tourne que 2 fois pour que le nœud rentre plus facilement dans le tissu. En ce qui concerne le nœud de broderie ou le nœud colonial , je le pratique aussi , il faut juste faire attention à bien tirer le fil qui tourne autour de l’aiguille avant de tirer le fil en dessous cela évite les boucles sur le nœud. Merci à toutes les quilteuses pour les conseils pour enfiler les aiguilles car souvent on passe plus de temps à essayer d’enfiler l’aiguille qu’à coudre !!!

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  17. un gros gros merçi pour cette leçon de noeuds et d’enfillage d’aiguille.Tous ces petits trucs vont nous apporter un peu plus de rapidité dans nos travaux.Pour le fil moi je l’utilisais déjà et c’est vrai il est super, bisous, Françoise

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  18. Moi aussi, le fil que je préfère pour quilter est le YLI que j’achète aussi à Toulouse au Petit Comptoir. J’en aime un autre qui est aussi très bien pour une effet mat, country car légèrement dégradé, c’est le Weeks Dye Works Quilting. Ce sont les deux seuls que j’utilise. J’en ai essayé plein d’autres mais seuls ces deux là me conviennent.
    Pour le nœud, j’ai toujours fait comme ça mais je ne sais pas où je l’ai appris ? Sûrement Françoise au Petit Comptoir car c’est elle qui m’a appris les bases.
    En tout cas j’aime de plus en plus quilter…

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  19. Merci Katell pour tous ces détails techniques.
    J’utilise naturellement l’enfile aiguille de marque japonaise, il fait gagner un temps fou !!
    Et pour appliquer, piécer, quilter main et machine un seul et même fil : Mettler Thread – 100% Cotton Silk Finish….et je ne pourrai pas m’en passer….
    Bonne fin de semaine

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    1. Je me rends compte que les quilteurs/ses qui travaillent intensément finissent par trouver Leur fil, Leur aiguille et finalement gagnent du temps en ne cherchant plus… J’ai entendu parler du fil que tu utilises le week-end dernier mais je ne le connais pas !
      Merci France !

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  20. Très facile à trouver : le « fil à coudre pour textiles épais » de DMC parfait pour le quilting, très souple il ne fait pas de nœuds et ne se dédouble pas
    Pourquoi est-il si méprisé par les quilteuses ? Pas assez chic dans la tendance anglo-saxonne qui prévaut ?
    J’ai beaucoup appris auprès de mes clientes couturières quand je travaillais en mercerie comme le chas d’une aiguille qui a bien 2 faces différentes et que l’on ne coupe le fil de la bobine qu’après l’enfilage
    Le point de nœud colonial m’a donné bien du fil à retordre dans la traduction des explications « à la japonaise » de Saito Yoko ! Mais j’ai appris la aussi !

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    1. Je me demande si ce n’est pas grâce à toi qu’on l’appelle noeud colonial en français ! Ta traduction est notre repère absolu ! Cet après-midi, nous étions justement plongées dans le livre « les 120 broderies de Yoko Saito »…
      Quant au fil DMC, il n’y a sans doute aucun mépris, simplement il faudrait qu’il soit distribué là où on va : dans tous les magasins que je fréquente, il ne s’y trouve plus. Oui, il y en avait chez Bouchara, nous regrettons toutes ce magasin dans Toulouse et dans chaque ville de France…
      Alors comment fais-tu ? Enfilage, puis tu détermines la longueur, tu coupes et tu fais le noeud là où tu viens de couper ?

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      1. Oui, c’est vrai, des magasins comme Bouchara manquent bien…
        La mercerie du Bon Marché où j’ai travaillé était remarquable, elle a été réduite comme peau de chagrin et elle disparaitra à terme, inéluctablement
        Mais je n’imaginais pas que les fils DMC étaient introuvables en dehors de Paris !
        Quant à la traduction, pas facile de rendre en français l’anglais technique retraduit en japonais ! Et il faut compter avec les correctrices chez Quiltmania qui modifiaient mes textes !
        Pour le fil c’est exactement cela, prendre toujours le bout du fil qui sort de la bobine

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  21. Merci une fois de plus pour tous ces conseils indispensables… J’ai appris depuis longtemps qu’il fallait toujours enfiler l’aiguille avant de couper le fil de façon à respecter la torsion du fil ce qui facilite l’enfilage.
    D’autre part, connais-tu la brodeuse Marie Pierre Théus? J’en ai parlé dans mon terrier, elle a fait l’objet de plusieurs « Broderie Créative ». C’est avec elle que j’ai appris cette façon de faire le point de nœud, le nœud colonial… et bien d’autres: un régal, depuis que j’ai compris!

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  22. Bonne idée! on ne parle pas assez des « p’tits trucs » et astuces…
    Moi aussi, depuis que je connais ce noeud, je ne peux m’en passer! le colonial, il me faut le shéma sous les yeux pour me remémorer. Les enfile-aiguilles, pour le moment, je m’en passe et je fais comme tu dis, en biais, entre pouce et index. Alors, le fil Yli je ne connais pas (j’utilise le Coats depuis toujours), Aurifil est de qualité mais ne se trouve pas partout! Je ne couds qu’avec du 100% coton sous peine « d’électricité »!
    Bravo à Maïté!

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  23. Suite à une demande d’une lectrice de mon blog, je découvre cet article bien intéressant. pour le noeud colonial , j’ai besoin à chaque fois de reprendre le modèle et ce n’est jamais facile; peut être avec la vidéo, je finirai par comprendre; les commentaires sont aussi très intéressants.

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    1. Seule Maïté sait faire le nœud colonial sans tuto sous les yeux dans notre groupe ! Nous ne sommes pas assez assidues… et c’est vrai qu’il n’est pas « naturel » à faire. J’avoue faire plutôt le bon vieux point de noeud !

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