Ces entreprises qui travaillent pour nous : Pantone et la couleur de l’espoir pour 2017

Je ne sais pas vous, mais il me tardait qu’elle finisse, cette année 2016, annus horribilis dans les cœurs et dans le monde. C’est avec beaucoup d’espoir que je vous souhaite donc une meilleure année 2017 !

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Pour un quilt de la bonne humeur, suivez ce lien vers le HAHAHAppy New Year Quilt de LeeAnn !

La société Pantone travaille sur un produit bien particulier, la couleur. 220px-nuancier_pantoneC’était au XIXe siècle une petite entreprise faisant des cosmétiques (déjà dans la couleur !) puis Lawrence Herbert inventa la première normalisation des teintes en 1963, permettant des progrès dans l’imprimerie tout d’abord, puis dans maints domaines de fabrication. Nous connaissons tous les machines qui « font » les peintures à la couleur choisie, c’est une des nombreuses applications du répertoire nuancier normalisé Pantone. Il a ses concurrents (RAL, HKS, NCS, etc.) mais Pantone, l’Américain, reste une référence.

Cette société choisit chaque année une nuance donnant le la pour nombre de collections et d’influences de par le monde. L’année dernière, le choix était tellement décevant (rose & bleu : un retour à la layette sexiste ? lisait-on) qu’il avait été largement critiqué et même boycotté. Pantone était attendu au tournant et a réussi son examen en choisissant pour 2017 :

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go-green_imageOuf, on respire ! Cette couleur est celle de la Nature et reflète les aspirations de protection de l’environnement, d’authenticité, de simplicité. Ce choix a été influencé par l’amplification des mouvements go-green (solutions vertes), ainsi que par le nouvel adage de la styliste Vivienne Westwood : Buy less, choose well, make it last, Achète moins, choisis bien, fais-le durer.

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Une peinture Greenery sur le mur pour une ambiance exotique ! Photo Tollens
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Quilt La Ruche de l’Amitié, dont l’histoire est par ici et les explications dans Les Nouvelles n° 124.
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Un petit bout de quilt du Champ de Violettes que vous trouverez aussi par ici. Les scrap-quilts sont les champions de l’attitude verte : on recycle même les plus petits bouts de tissus !

C’est aussi un appel à laisser de côté les technologies, le temps de se ressourcer. Les inspirations sont bien dans les tableaux Pinterest, mais tellement plus encore dans la contemplation de la Nature ! 

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Kristine ouvre l’année en vert, en exclusivité pour les amis de la Ruche des Quilteuses !

Cette couleur favorise également la concentration, stimule l’esprit…
Alors, POSITIVONS,
l’année 2017 sera verte et belle !

Ces entreprises qui travaillent pour nous : Aurifil

La « Quiltonomie » (Quiltonomics en anglais, économie de l’activité patchwork-quilting) est un sujet qui nous concerne nécessairement, nous ne faisons pas nos ouvrages sans faire des choix d’achats. Ce fut, aux Etats-Unis, d’après un rapport que m’a adressé ma chère amie Betty Butler Smith datant de 2014, un ensemble de ventes se montant à 3,7 milliards de dollars, avec plus de 16 millions de personnes déclarant faire du patchwork-quilting au moins occasionnellement. Une personne sur 20 aux USA !! 

ob_b39195_les-nouvelles218Je reprends ma petite rubrique, Ces entreprises qui travaillent pour nous, pour vous signaler un article très intéressant dans Les Nouvelles n° 131. Je souhaitais faire des recherches sur l’entreprise qui vend mon fil préféré : inutile, Catherine Bonte l’a fait, avec bien plus de renseignements que j’aurais pu trouver ! Il s’agit d’AURIFIL, société italienne, que la Présidente de France Patchwork a visitée pour nous en compagnie d’Alex Veronelli. C’est lui qui, en 2007, a introduit ces fils italiens sur le marché américain. En quelques années ils sont devenus les préférés des quilteuses américaines. J’ai suivi leur conseil un jour, faisant une commande de plusieurs couleurs il y a déjà 7 ans, aux USA. Je ne savais pas où m’adresser alors pour acheter en Europe !

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Les bobines orange sont pour la gamme de fils les plus fins (jusqu’à présent), les Mako 50. Avec eux, votre canette de fil dure bien plus longtemps tellement le fil est fin !
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Les 270 magnifiques couleurs du nuancier Aurifil.

Nous avons maintenant le choix des fournisseurs Aurifil, parfois en boutique locale ou par internet sur des sites français. Je reste une inconditionnelle des fils Aurifil, préférant les Mako 50 pour toutes les coutures, les 40 pour le piqué libre (pour un peu moins de casse de fil, je ne suis pas experte et je mets le fil à rude épreuve !). Je garde en mémoire les constatations des restauratrices de quilts, qui voient à quel point il est nécessaire d’utiliser du coton pour assembler nos tissus en coton. C’est cohérent, malgré ce que disent les vendeurs de machines à coudre qui préfèrent nous promouvoir des fils synthétiques qui font moins de peluches ! Mais franchement, ces cotons Mako sont très peu pelucheux, sans doute grâce aux procédés techniques expliqués dans l’article des Nouvelles.

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Fils du créateur d’Aurifil, A. Veronelli s’implique personnellement dans la promotion de ses fils et les quilteuses qui l’ont rencontré le trouvent charmant… très italien, quoi ! Cependant, une campagne publicitaire menée sur Internet (enlevée depuis) a gêné beaucoup de quilteuses américaines… Trop sexiste, trop… italienne !

Quoi qu’il en soit, les fils Aurifil sont vraiment exceptionnels.

Si vous avez la chance de pouvoir lire l’article relatant la visite de cette fabrique de fils – privilège des adhérents France Patchwork – ou si vous avez une expérience avec ces fils Aurifil, parlez-en en commentaire, c’est utile de partager nos ressentis !

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Beaucoup de kits existent, y compris des gammes choisies par des stylistes… Un immense succès commercial, justifié par la qualité des fils !

Ces entreprises qui travaillent pour nous : visite d’une rubanerie en Belgique

Aujourd’hui, c’est Frédérique, quilteuse investie dans la délégation France Patchwork de l’Hérault, qui s’exprime ici aujourd’hui ! Suivons-la pas-à-pas pour visiter une rubanerie…

CAM07583A la limite de la France et de la Belgique se trouve la petite ville de Comines. Une rivière partage la ville de chaque côté de la frontière.
Dès le Moyen Âge, Comines acquiert un précieux savoir faire textile puis s’y installe une manufacture de rubans sur la rive droite de la Lys.

Au début du XXème, Comines devient même la capitale du ruban utilitaire mais la guerre de 14-18 détruira les usines.
CAM07594Aujourd’hui, il reste quelques fabricants de rubans de haute technologie mais aussi un musée qui retrace toute cette évolution de plus de 800 ans, avec des métiers et des machines en état de marche. On y est très bien reçu, le personnel fait l’ effort de parler dans différentes langues et n’ hésite pas à faire fonctionner les machines pour bien expliquer.
Ce soir, je pense à cette gentille dame, à ce monsieur passionné mais aussi à tous ceux que je connais en Belgique. J’ai envie de partager cette petite rubrique pour dire qu’à travers le temps et l’espace des gens sont capables de vivre ensemble malgré leurs différences, leur langue, et de partager .

CAM07570Tout d’abord le ruban est un tissage de quelques millimètres à 30 cm maximum, au delà c’est du tissu. Le tissage consiste à croiser deux types de fils : ceux de la chaîne, dans la longueur et ceux de la trame qui passent à l’ aide des navettes. La navette est une pièce de bois pointue qui contient une bobine de fil. Elle se déplace d’une lisière à l’ autre alternativement.
CAM07580Les côtés d’une fermeture éclair, les ceintures de sécurité, les élastiques des chaussettes, les marques tissées avec ou sans dessins, la laisse du chien, la gaine des fils électriques, le câble d’amarrage du porte avions Charles-de-Gaulle… sont des rubans.

CAM07602Loin des métiers du Néolithique, dont une maquette montre le fonctionnement avec les poids constitués de gros cailloux, les premiers métiers manuels fonctionnent avec une simple barre de bois qui soulève les fils de chaîne.
En 1200, c’ est le début du tissage en Flandres, mais la ville d’Ypres arrive à éliminer Comines de cette production. Comines organise alors la production du ruban. A l’époque on travaille avec du lin et de la laine anglaise, c’est toujours la même personne qui produit. On appelait alors la Lys la Golden river car en permettant le rouissage du lin, elle prenait une couleur jaune doré. Dans un bruit d’ enfer, d’autant que les métiers étaient dans les maisons, commence alors la danse des navettes.

CAM07575Puis vers 1719 arrive un métier à tisser 5 rubans simultanément, c’est un métier à barre. Il fallait une heure pour fabriquer 20 cm de ruban. Pour toucher 20 sous, il fallait 5 rubans de 30 m,  en comparaison à l’époque, un pain valait 2 sous ! Les métiers sont alors regroupés dans des manufactures.

Ensuite, avec la révolution liée à la machine à vapeur, les tisserands intègrent les usines et travaillent à côté de plusieurs dizaines d’autres.

CAM07593J’ai découvert une chaudière qui faisait fonctionner un métier à vapeur. Sous l’énorme porte noire par laquelle on enfournait le charbon, il y a un tuyau, brûlant, bien sûr. Les enfants se glissaient dedans pour nettoyer la chaudière. Je frémis en pensant à la terreur qu’ ils devaient ressentir à devoir se glisser là-dedans…

Arrive en 1900, un nouveau métier, le « progrès » permettait à un ouvrier de gérer 5 métiers à tisser. C’est à ce moment que Comines est considérée comme la capitale mondiale du ruban utilitaire (à Lyon ou à St-Etienne c’est le ruban fantaisie). Pendant la 1ère Guerre Mondiale, la ligne de front est dans la ville, les usines servent de dortoirs, les métiers sont démontés ou détruits.
Les usines seront reconstruites et les navettes tisseront à nouveau !
CAM07598En 1933, le métier en demi-lune permet alors de tisser 20 rubans à la fois. Le nom vient d’une pièce en bois sur laquelle le ruban se déroule qui est en forme de poignée. Ce système de propulsion des navettes sera breveté mais surtout permettra à la ville de se relever après les destructions de la guerre. Il permet en effet de tisser deux fois plus de rubans sur la même surface d’usine car la course horizontale de la navette est remplacée un mouvement semi circulaire ( en demi lune).
CAM07606Puis vers 1950, les métiers porteront 2 étages de navettes, une personne sera alors responsable de 25 métiers. Dans cette machine, on utilise le nœud du tisserand , très fin.
Vers 1970, les métiers en bois disparaissent au profit des métiers à aiguilles, plus compacts et surtout plus rapides : on produit 2 mètres à la minute.

CAM07651Dans ce musée on peut aussi voir quelques représentations de personnages locaux : le géant Simon le rubanier et Luc, le marmouset. Des machines : ourdissoirs, canetières, tresseuses. On découvre un « piano » pour créer les cartons Jacquard comme ceux utilisés pour la dentelle, un baudet, machine permettant la mise sur carton du ruban pour la vente. On peut aussi découvrir ce qui se cache dans la fermeture éclair. Une jeep bâchée montre les premières fermetures éclairs, métalliques et énormes, arrivées avec les américains à la 2ème guerre mondiale !

Aujourd’hui à Comines, a été créé un ruban médical pour suppléer les carences osseuses de vertèbres. Le ruban remplace et consolide la partie osseuse malade.

Voilà, c’était ma façon de montrer ma solidarité à ce pays touché à son tour si durement,

Frédérique Proust

Ces entreprises qui travaillent pour nous : YLI et Marti Michell

Souvenez-vous… Dans l’histoire du cutter rotatif, nous en étions restés avec l’invention géniale de Yoshio Okada, pour les couturières… Il est temps de connaître la suite !

large-1410907812Faisons d’abord un tour du côté d’une firme peu connue en France. YLI est née en Californie à la fin des années 70 si Peace & Love… Alors je ne peux m’empêcher de penser que cette société  fit un clin d’oeil à un autre acronyme ILY, I Love You, lors de leur création !

YLI se dit en anglais ouaille-elle-aille, et signifie bien plus sérieusement Yarn Loft International (le Grenier du Fil International). Dès le début, ils eurent des liens privilégiés avec le Japon car leur produit phare était un fil de haute qualité en cônes pour les surjeteuses, made in Japan.

Avec l’évolution du marché, la société a proposé de multiples autres produits. YLI fut le premier à proposer des rubans en soie pour la broderie par exemple. YLI continue de se fournir au Japon pour, notamment, des fils de soie de haute qualité ou la teinture de certains cotons.YLSLK252

Le produit que je connais est le fil à quilter 100 % coton dont j’adore les teintes subtiles, la solidité et, je l’avoue… la bobine en bois ! Je l’ai vu pour la première fois sur le blog de Supergoof, la talentueuse quilteuse Néerlandaise, puis j’en ai acheté régulièrement au Petit Comptoir de Toulouse jusqu’à la fermeture de ce magasin. J’ai mon stock, mais je ne sais qui en vend en France maintenant, pour ceux qui souhaiteraient s’approvisionner…

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Sur un mini-quilt (modèle Kathy Tracy), quelques bobines YLI. Je les maltraite un peu, ayant l’habitude de planter mes petits ciseaux au milieu… Sacrilège !!

Très curieusement, nous devons à YLI beaucoup plus que l’approvisionnement de fils de qualité, car c’est par cette société que le cutter rotatif OLFA japonais est entré aux USA. Par la petite porte, certes. En 1980, parmi les bobines de fil importées, il y avait ce curieux instrument destiné aux couturières, à faire connaître… La représentante YLI en avait quelques-uns qu’elle offrit au cours de sa tournée et Marti Michell fut l’une d’elles. J’ai raconté dans Les Nouvelles n° 123 (p 59) comment Marti eut subitement l’illumination de sa vie : utiliser cette roulette coupante en dormance dans son tiroir pour couper le tissu en plusieurs épaisseurs avec les barres de plastique de Mary Ellen Hopkins… La révolution du patchwork commença ce jour-là !

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Le logo de l’entreprise de Marti Michell. Vous pouvez en savoir plus dans cet article et bien sûr chez Les Ouvrages de Nat !

Ces entreprises qui travaillent pour nous : OLFA

Qui dit OLFA dit cutter rotatif chez les quilteuses ! Chez les bricoleurs, on vante depuis les années 70 les avantages des cutters à lames sécables (« snap-off » blades), toujours des OLFA… Avez-vous un moment ? Alors, je vais vous raconter une belle histoire, une success story peut-être un peu romancée mais bien réelle…

On peut difficilement imaginer l’état du Japon après la seconde guerre mondiale. Humiliation, dévastation… Il fallait se retrousser les manches pour reconstruire le pays et ce peuple fier et volontaire a brillamment relevé le défi !

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Aujourd’hui nous allons à Osaka, au sud-ouest de Tokyo, à environ 330 km à l’est d’Hiroshima, ville martyre.

A Osaka, comme dans tant d’autres villes, on a subi d’effroyables raids aériens avec environ 10 000 victimes civiles en 1945.

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Cependant, vous savez ce que c’est, parfois il y a de belles histoires dans la noirceur. Ici, un  jeune adolescent se vit offrir une barre de chocolat simplement craquée d’une tablette par un soldat américain. Saveur inconnue dans la nourriture japonaise traditionnelle ; le jeune Yoshio apprécia-t-il ? En tout cas il retint la facilité de coupe en carrés, sans instrument, de cette matière pourtant bien dure.

Avant la guerre, le père de Yoshio était imprimeur ; connaissant ce milieu, le jeune adulte dans les années 50 se fit embaucher dans la même branche, coupant des papiers à longueur de journée à l’aide de lames de rasoir. Ces lames ont 4 pointes, elles s’émoussent vite. Yoshio cherche d’abord à améliorer la lame à l’aide d’un manche… puis se souvient des carrés de chocolat, tout en ayant remarqué les capacités de coupe du verre cassé. Il réunit ces deux caractéristiques et après de très nombreux essais, voici sa première invention :

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Premier cutter à lame sécable, inventé par Yoshio Okada en 1956.

Son frère et lui essaient de vendre cette idée révolutionnaire… mais aucune société ne veut mettre un yen dans cette fabrication ! Avec toutes ses économies, Yoshio en fabrique 3000 unités, ils se vendent peu à peu car ils coupent si bien ! Mais ils sont faits artisanalement, aucun n’est semblable. Il faut normaliser !

whyolfa02L’ergonomie étant aussi importante que l’efficacité, Yoshio a recherché des galets de rivière, en a testé des centaines pour trouver celui qui tient le mieux en main, a déterminé ensuite le meilleur angle de coupe, le meilleur alliage pour la fabrication des lames… Toutes les normes actuelles (les lames de 9 mm et de 18 mm, la couleur jaune d’or pour le distinguer dans la boîte à outils tandis que tous les outils d’alors étaient de couleurs sombres) viennent de Yoshio Okada et de ses recherches s’étalant sur 10 ans.

La société se nomma d’abord OKADA & Co,  puis suite à des désaccords avec des investisseurs et ses frères, cela devint OLFA en 1969. Ol-ha signifie « couper une lame » en japonais, mais le h à la japonaise ne se trouve pas dans toutes les langues… Alors va pour Ol-Fa ! C’est en 1971 que les cutters commencent leur percée dans le marché américain puis mondial. Les Japonais qui ont alors la réputation d’être surtout des copieurs dans le monde industriel imposent ici leurs normes !

Aujourd’hui, Olfa est synomyne de coupe performante dans tous les milieux, dans les mains des ouvriers, des artisans et artistes, des bricoleurs du dimanche… Le cutter est vraiment pratique et sûr. 

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Les outils OLFA sont reconnus dans le domaine de la coupe dans le monde entier.

En 1979, le succès et la fortune sont là, mais Monsieur Okada garde toujours alerte son esprit d’inventeur-entrepreneur. Un soir, il regardait une émission de TV et vit une couturière coupant un tissu fin (en soie ?) le long d’un patron de papier avec d’énormes ciseaux, complètement disproportionnés et peu adéquats. Il tourne et retourne ce problème dans sa tête toute la nuit, et invente en quelques jours LA solution :

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Ce petit objet coupant ne révolutionnera pas le monde de la confection… mais celui du patchwork ! Je vous raconterai prochainement comment, tout en vous présentant une autre société.

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Yoshio Okada (1931 – 1990)

Au fil du temps, les brevets tombent dans le domaine public, permettant à la concurrence de réaliser les mêmes objets, avec les mêmes normes. Stanley (USA) est « l’autre » grande marque de cutters à lames sécables. Si vous essayez des sous-marques, vous regrettez vite la qualité des meilleurs outils, je vous le garantis ! Quant aux cutters rotatifs, vous connaissez les marques concurrentes qui fleurissent un peu partout. Certains sont aussi bien, d’autres nettement moins. A vous de faire vos essais et vos choix !

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Gammes des CR de forme basique : 60 mm de diamètre pour d’épaisses couches de tissus, 45 mm l’universel, 28 mm pour des courbes et 18 mm pour les coupes les plus fines et courbes (photo Rascol)

Il existe une forme ergonomique, à lame qui rentre automatiquement dans la protection. Ce CR (cutter rotatif) est très bien mais ne me convient pas car je change souvent de main pour couper et il faudrait que je monte et démonte la lame à chaque fois pour avoir la lame du bon côté ! Mais je suis un cas bien particulier…

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L’ergonomique et le sécurisé ! (photo Rascol)

En 2007, il y a eu des cutters « hors série » décoratifs :

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J’ai la grande chance d’avoir l’orange, offert par mes élèves de 2007 ! Je continue de l’utiliser, tout autant que le jaune de base.

Parfois c’est pour participer à une cause :

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Un CR rose pour la recherche contre le cancer du sein.

Les tout nouveaux se nomment Splash ! Un bain de fraîcheur avec cette couleur turquoise, et plus nouvellement encore en violet. Le manche est plus souple (comme les Clover) et le changement de lame se fait aussi facilement que l’ouverture / fermeture de la lame : plus de vis ni de ressort ! Elle est pas belle la vie ?

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Pour finir, en voici un pour couper des cercles parfaits :

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Il s’utilise comme un compas. Je me souviens de Brigitte qui avait coupé des centaines de cercles pour faire des macarons avec les enfants de CM1, cadeaux de la Fête des Mères ! Heureusement, elle a cet instrument magique avec lequel on coupe plusieurs épaisseurs en une fois…

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OLFA a dignement fêté les 35 ans du cutter rotatif en 2014 aux Etats-Unis, marquant 35 ans de révolution du patchwork ! C’est Kathy du Montana qui a été mandatée pour organiser la fabrication d’un quilt collectif que voici :

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Voyez des détails de ce quilt par ici !

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Personnellement, j’ai acheté mon premier cutter rotatif en 1990 à Paris, au Rouvray,  alors que je vivais en Allemagne. La gentille dame qui m’a conseillé (Will Vidinic !!) m’a recommandé la grande règle de 60 cm et le tapis de coupe. Bien sûr, qu’aurais-je fait avec le trio incomplet ? J’utilise encore ce cutter quotidiennement (oui !) avec un usage plutôt intensif : toujours jeune à 26 ans !

Les lames OLFA sont plus chères que d’autres, car elles sont de meilleure qualité (en titane). Cependant, je fais une entorse à ma recherche constante de qualité des outils, préférant acheter mes lames un peu moins cher et les changer un peu plus souvent…

Et vous, quel est votre rapport avec votre cutter ? 

Ces entreprises qui travaillent pour nous : FOLTVILAG

FOLTVILAG, ou la miniature en patchwork, c’est une découverte de Pascale Genevée qui intervient souvent avec pertinence dans les commentaires de ce blog. Abeille lointaine de notre Ruche, mais proche grâce à internet ! Voici donc son petit reportage.

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A L’Aiguille en Fête (Paris), le stand Foltvilag.

A l’Aiguille en Fête, je suis restée un long moment (et je n’étais pas la seule !) à observer une petite dame, hongroise, qui montait, avec des gabarits en plastique, des ouvrages en miniature.

Margit propose donc des gabarits, en plastique, donc récupérables pour la couture à l’anglaise.

Vous y trouverez toutes les formes connues que l’on monte ainsi : assiette de Dresde, clamshell, jardin de grand-mère, trognon de pomme, etc.

Je ne vais pas, ici, vous donner d’explications techniques car elle le fait très bien sur You Tube. Et, de plus, elle a eu l’excellente idée de ne pas accompagner ses démonstrations d’une explication orale (je suppose que, comme moi, vous êtes peu nombreuses à maîtriser le hongrois !). Vous y trouverez une vingtaine de films. Elle travaille en silence, devant la caméra et c’est compréhensible ! Bannie l’incompréhension due (comme sur certains films américains) au fait qu’une partie des explications passe par l’oral . Là, tout est visuel.

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Je me suis donc offert les gabarits pour faire une assiette de Dresde  de 130 mm terminée. Les dimensions possibles sont : 9 mm, 130 mm, 170 mm, 210 mm, 242 mm.
J’ai trouvé dans mon sachet 16 pétales et 1 cercle pour le centre.
Dans les plus grandes dimensions le pétale peut, comme le cercle, être plié en deux pour être utilisé en demi-gabarit.

J’ai aussi acheté un sachet de 54 hexagones de 8,1 mm. Là, nous trouvons des hexagones de 5 mm (allez voir sur You Tube, c’est impressionnant), 8,1 mm, 6,5 mm et 10 mm.

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A nous les petits ouvrages ! Pensez aux couvre-lit pour les poupées ! Et aux ajouts décoratifs. Et prenez un modèle de taille habituelle, réalisez-le en miniature ; vous ne pourrez plus dire « Mais où vais-je le mettre ? »…

C’est ce que l’on trouve dans le dernier numéro de Burda Patchwork, n°49 du printemps 2016.

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Un modèle de Op Art est décoré de fleurs fabriquées avec nos petits gabarits. Photo en page 40.

Guettez-la sur les salons, elle est présente cette année un peu partout.

www.foltvilag.hu
Contact
foltvilag@gmail.com
www.facebook.com/foltvilag
www.youtube.com/user/Foltvilag/videos

Et si je vous ai donné envie de vous lancer, des photos me feraient plaisir….
Pascale Genevée

Ces entreprises qui travaillent pour nous

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Comme moi, vous aimez peut-être savoir d’où viennent nos objets, ceux que nous utilisons dans nos activités autour du fil et du tissu. C’était jadis de l’artisanat et nous savions d’où venaient les choses ; c’est bien plus souvent maintenant de la fabrication mondiale à grande échelle, du filage au tissage, de la teinture à l’impression, des gabarits aux règles… Le monde du patchwork induit de la fabrication, du commerce, de l’édition, de l’enseignement… Ce sont des activités qui brassent des capitaux, mais vous devinez que l’aspect qui m’intéresse est le facteur humain : d’où viennent les idées, quelles personnes consacrent leur vie à ces entreprises, quels sont les principes de la compagnie (charte écologique, commerce équitable, etc.), et puis quels sont leurs produits qui nous intéressent, où les trouver… Je ferai avec les informations que je trouverai, en les vérifiant autant que possible. Vous serez là aussi pour compléter ou modifier !

Tenir un blog me permet de parler librement de marques, j’en profite largement.

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Set de table LU de Maïté, à revoir par ici !
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Hélène Vispé a utilisé non seulement des blue jeans de récupération mais aussi des étiquettes de marques de vêtements ! A revoir ici.

De temps à autre, je vous présenterai donc quelques grandes entreprises ayant bien sûr un rapport avec notre monde du patchwork et arts textiles, ainsi que le matériel que j’utilise – ou pas, et pourquoi. Ce sera ainsi la possibilité pour vous de partager vos expériences, tout comme vous l’aviez fait pour les stylos Frixion de Pilot.

Mais j’ai besoin de vous pour combler mes carences. Je connais trop peu deux grands fleurons français, BOHIN et DMC. Je suis sûre que, parmi vous, il y a des personnes ayant visité la Manufacture Bohin, en Normandie. Pourriez-vous en faire un article pour la Ruche ? Si vous êtes plusieurs, les points de vue peuvent se compléter ! De même, la vénérable Dame de Mulhouse, DMC, mériterait un article d’une Alsacienne, peut-être ? Nous sommes entre nous, merci de participer ! Pour la semaine prochaine ou pour dans 3 mois, tout me va ! 

Ce petit tour dans le monde de l’économie vous intéresse-t-il ? Je l’espère ! En tout cas je commence très bientôt !

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Ce scanner de cerveau de quilteuse intéresse les entreprises au plus haut point 😉 , chaque besoin étant à combler immédiatement !