La saga des Pandas

panda

Quel animal attendrissant que le panda ! Il semble si doux, si câlin, si pacifique, occupé toute la journée à manger ses bambous ! Son pelage bicolore intrigue et suscita de belles légendes. 

 En voici deux, copiées de Wikipédia :

Une légende chinoise populaire raconte qu’autrefois, les pandas étaient complètement blancs, mais, qu’un jour, quand la plus jeune de quatre sœurs mourut, les autres trempèrent les mains dans de la cendre en signe de deuil. En pleurant, ils se frottèrent les yeux pour essuyer leurs larmes, se consolèrent en entourant leurs bras autour d’eux et se bouchèrent les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. La légende veut que ces taches de cendre soient restées sur leur fourrure.

Une autre légende semblable, provenant du Tibet, raconte que ce serait une bergère qui aurait sauvé d’un léopard un bébé panda qui se promenait avec sa mère. La bergère qui s’interposa pour défendre le jeune panda mourut, et tous les pandas, émus par son courage, pleurèrent avec de la cendre dans les mains pour respecter les rites de l’endroit.

Panda peinture style chinois

Panda, Atelier d’Abby

Quand j’étais enfant, les pandas m’étaient parfaitement inconnus. Ce n’est que dans les années 70 que le grand public français se prit d’amitié pour cette sorte d’ours bicolore vivant dans les forêts les plus profondes de Chine. On les découvrit d’abord en photos, en dessins animés, puis on entendit à partir de 1984 la chanson de Chantal Goya « Pandi Panda »… et on retint un des logos parmi les plus célèbres du Monde :

panda-wwf-logo

WWF (World Wildlife Fund, Fonds mondial pour la vie sauvage) est une organisation non gouvernementale créée par un sacré quartet de Britanniques : Julian Huxley (frère de l’écrivain Aldous Huxley qui écrivit notamment Le meilleur des Mondes), Peter Markham Scott (dont le parrain était JJ Barrie, créateur de Peter Pan), ainsi que deux ornithologues Edward Nicholson et Guy Mountfort. Dès la première année, après avoir trouvé le sigle WWF, les co-fondateurs cherchèrent un logo « lisible » par le monde entier, attirant la sympathie universelle. Le hasard faisant bien les choses, la même année (1961) un nouveau pensionnaire du zoo de Londres répondant au doux nom de « Chi-chi » attire les foules : un panda géant, animal en voie de disparition… Peter Scott dessinera ainsi le premier logo et se félicitera aussi de l’économie faite avec un dessin noir & blanc !

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Pour ne pas faire oublier que l’ONG ne protège pas QUE les pandas, WWF fait parfois des campagnes publicitaires avec le logo détourné.

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Protection des forêts…

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Protection de l’eau…

WWF a acquis un capital-sympathie exceptionnel. C’est devenu aussi une caution à bon marché pour des entreprises qui se « verdissent » à peu de frais (voir l’article de l’Express du 10/06/11) et une ONG aux liaisons parfois dangereuses (voir notamment le livre « Qui a tué l’écologie ? » de Fabrice Nicolino).

Mais restons avec nos adorables pandas que ma fille collectionnait à la place des oursons bruns en peluche. Pour un Noël, je lui avais fait un « coussin à câlins » avec un joli panda. Je m’étais inspirée du modèle de Margaret Rolfe disponible dans ce livre consacré à la couture sur papier pour faire des animaux piécés :

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Ce coussin, depuis, a vieilli ; il a même été victime d’un acharnement d’une certaine Kannelle, jalouse peut-être…

1er panda

Voici la housse du premier coussin : pauvre panda, il était si mignon tout jeune ! J’avais agrandi le modèle (à 200%), fait des oreilles en volume (l’une d’elles a disparu, avalée ?…), brodé au point de Neudé des cannes de bambous (cliquez pour les détails)…

Alors je viens d’en faire un nouveau pour l’anniversaire de ma fille, car on a toujours besoin d’un coussin à câlins chez soi, peu importe l’âge…

Panda pour No

Le panda est le même mais la présentation diffère : entre-temps j’ai appris le piqué libre et la technique du passepoil !

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Article cité sur Free Motion Quilting chez Leah Day

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Une Abeille à l’honneur !

J’ai enfin pu me procurer le dernier Quilt Country, très tardivement distribué en librairie par rapport aux abonnées… De quoi me faire piaffer d’impatience ! J’avais déjà eu l’eau à la bouche en lisant l’article d’Un Atelier à la Montagne, toujours agréablement écrit par Sylvie. L’orientation de ce magazine me plaît car, depuis le début, tout en nous faisant mieux connaître des artistes de tous pays, il fait la part belle aux stylistes françaises, ancrées dans une tradition française que nous envient les quilteuses d’ailleurs.  Cela fait plaisir de voir des « copines de blog » comme Jubama (alias Pascale Piète) ou Barbara Gendre y signer des créations, bravo à elles !

Si vous voulez un avant-goût du printemps, jetez-vous sur Quilt Country n°30 !

Le bonus qui m’a fait tant plaisir est la page consacrée à une lectrice en fin de magazine. Oui, c’est Martine de la Ruche des Quilteuses qui est à l’honneur avec Cannelle, le quilt décrit ici en janvier dernier ! Dans l’article, vous apprendrez un peu à mieux connaître mon amie…

Martine!

Marie et Michel

C’est l’histoire de Marie qui, après des années de réunions hebdomadaires de « patch & tchatche » autour d’une tasse de thé, décide d’ouvrir avec une amie un magasin dédié au patchwork faisant également salon de thé. Ainsi est né « Le Thé à Coudre » à Mérignac, du côté de Bordeaux, lieu de rendez-vous incontournable pour de nombreuses passionnées de la région.

C’est aussi l’histoire de Michel, son mari, qui décide d’essayer de coudre lui aussi un bloc après sa visite à Ste-Marie-aux-Mines en 2009 ; il en a envie à force d’admirer tant de quilts et de voir toutes ces femmes tirer l’aiguille dans la bonne humeur ! S’ensuit son implication dans le magasin en remplacement de la partenaire de Marie et la décision de commencer fort : il s’attaque au Sylvia’s Bridal Sampler*, un grand quilt imaginé à partir de la saga de Jennifer Chiaverini** ! On lui prédit un abandon rapide, mais c’est sans connaître la pugnacité de Michel et le plaisir authentique qu’il prend à la couture à la main… Sitôt fini, c’est sur le mythique « Dear Jane » qu’il jette son dévolu… Il suit le plus fidèlement possible les couleurs de l’original, travaille seul ou en groupe au Thé à coudre… Son top, presque fini, l’a suivi jusqu’à Toulouse la semaine dernière :

Voici le couple sur leur stand avec le Dear Jane en cours de Michel. Je l’ai regardé très attentivement (le top ;-)), il est vraiment très bien cousu !

Merci à vous deux pour votre accueil, à l’année prochaine au Salon de Toulouse… ou peut-être bien avant, qui sait ?

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* Livre en français, avec les explications des 140 blocs, édité aux Editions de Saxe.

** Série de romans, voir ici.

Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux…

Toute sa vie, du moins depuis ma naissance, ma grand-mère de Bretagne avait dans la cuisine deux perruches, une verte et une bleue. Qu’elles étaient mignonnes ! J’y étais très attachée, pendant les vacances c’était moi qui leur remplissais le réservoir d’eau, mettais de longs épis de millet à grignoter, rapportais de la plage des os de seiche pour qu’elles s’y frottent le bec… Leur cage possédait deux balançoires, c’était fort décoratif, très mignon…

Volière à perruches ondulées

Malgré leur longévité, il arrivait que l’une meure, alors ma grand-mère remplaçait la manquante avant mon arrivée par une nouvelle quasi-identique, mais je devinais la substitution !

Et puis il y a eu la chanson de Pierre Perret (paroles iciqui me mit un doute sur le bien-fondé de cette cage aux oiseaux de la cuisine de ma grand-mère. Oui, les pauvres oiseaux en cage… Mais je les aimais tant ! Je me souviens d’une émission de radio racontant que plusieurs enfants avaient suivi le conseil de Pierre Perret, donnant la liberté aux oiseaux… ce qui n’était pas une bonne idée, puisque ceux-ci étaient incapables de trouver seuls à manger, ni de survivre à l’hiver de nos latitudes…

Ma grand-mère disparue, ma tante s’est occupée des perruches mais ne les a jamais remplacées, leur fin venue. Et moi, malgré la tentation, je n’ai jamais voulu avoir une cage aux oiseaux chez moi…

C’est probablement pour cela que, cet été, j’ai tant aimé préparer ces petits oiseaux qui ne souffriront aucunement :

J’attends l’automne pour couper dans le jardin les branches qui leur serviront de support ! La majorité des tissus sont de la gamme qui me servira pour le Sampler Grandmother’s Choice. Cela tombe bien, ma grand-mère était une sacrée Bretonne qui illustrait bien la force du matriarcat dans cette région !