Le Pojagi avec Maryse Allard

Le Pojagi (prononcez-le pojagui), souvent écrit Bojagi en anglais et 보자기 en coréen, est l’art du patchwork en Corée. Notre spécialiste nationale est Maryse Allard. Depuis plus de 10 ans, elle y trouve inspiration et sérénité.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Maryse Allard, entourée de quelques-unes de ses œuvres, le 5 mai dernier à Pibrac.

Nous l’avons sollicitée pour animer une Journée de l’Amitié France Patchwork en Haute-Garonne ; le 5 mai dernier nous avons pu apprendre le contexte historique bien particulier de cet art coréen du quotidien et de l’exception. Il a un riche passé et rejoint le souci du beau, de l’utile, de la protection que je connais un peu dans la société nippone par l’utilisation des Furoshiki ou des Tenugui.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Ce pojagi rappelle le bloc des Marches du Palais. Nous avons pu voir (ou justement ne pas voir !) la finesse des points : ici Maryse a utilisé une autre technique que celle qu’elle enseigne en stage-découverte.

A présent, la renaissance du Pojagi se fait essentiellement dans le domaine de la décoration, faisant de subtils jeux de transparence grâce aux tissus choisis (organdi, ramie, soie etc.) et les techniques de couture employées. Un Pojagi peut se faire de diverses manières, à la main ou à la machine. Celle enseignée par Maryse fait l’unanimité : beauté du résultat, facilité de la technique, que demander de plus ?…

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Voici le travail d’apprentissage pour s’approprier la technique avant de se lancer dans une création.

Si à votre tour vous souhaitez enrer dans le monde du Pojagi, n’hésitez pas à contacter Maryse Allard pour connaître les dates et lieux de ses prochains stages – ou la faire venir pour votre propre groupe. Pour ce faire, allez sur son blog, onglet Contact ou sur Facebook, laissez-lui un message. Sa patience, sa pédagogie vous accompagneront tout au long de votre apprentissage.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Deux Pojagi particuliers de Maryse Allard avec à gauche l’utilisation de soies et à droite la complexité des lignes courbes, la subtilité des appliqués… Du grand art !

 La Ruche des QuilteusesDepuis plusieurs mois, je collecte des photos de pojagi tous azimuts, vous pouvez les consulter sur ce tableau Pinterest avec des exemples du monde entier. A vos tissus et vos aiguilles pour entrer dans ce monde merveilleux ! Si vous ne pouvez pas prendre de cours avec Maryse, je ne peux que vous conseiller de vous procurer son superbe livre : Le Pojagi, art du patchwork coréen, édition Carpentier, ou aussi Boutis de France, La tradition revisitée, édition LTA, écrit en collaboration avec Hubert Valeri (alliance du boutis et du pojagi, de la transparence et de l’opacité, des traditions française et coréenne… Que d’inspirations !)

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Cerise sur le gâteau de certains pojagi : ce tout petit noeud fait avec un carré de tissu de 2 cm ! C’est bien sûr très minutieux et les Coréennes se régalent de ce signe porte-bonheur. Bien sûr, Maïté et Kristine, les doigts d’or de la délégation, l’ont appris pour en mettre dans leurs futurs Pojagi !
Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Séance-photos pour les stars du jour, les pojagi de Maryse Allard.

Un grand merci à Suzy pour toutes ces photos !

Dans Les Nouvelles il y a…

… beaucoup de jolies choses !

Bien entendu il s’agit des Nouvelles, Patchwork & Création Textile. Vous ne le trouverez pas en kiosque puisque c’est le magazine des membres de l’association France Patchwork, dont je suis fière de faire partie depuis… des décennies.

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Le nouveau magazine est arrivé en plein black-out de ma Box internet, mais il n’est pas trop tard d’en raconter des bribes d’histoires, car si vous n’êtes pas abonnée vous pourrez l’acheter sur le stand France Patchwork de la plupart des grandes manifestations de patchwork de France (prochainement par exemple à Quilt en Sud et Quilt en Luberon).

Je participe avec joie à la rédaction de ce magazine, écrivant quelques pages sur des aspects méconnus du monde du patchwork. Cette fois-ci j’y ai développé la technique du Pine Cone, la Pomme de Pin. On la connaît un peu pour faire une pomme de pin de Noël en piquant les triangles sur un œuf de polystyrène ou pour faire des maniques épaisses et donc isolantes. C’est en fait un pliage universel, vu à la fois à Madagascar et en Thaïlande, en France et en Grèce, en Afrique et aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, on manque de littérature à ce sujet mais il semble établi que les quilts faits de triangles de tissus de récupération remontent au temps des esclaves.

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Le Pine Burr Quilt de LeeAnn est fait de tissus de récupération, dans la plus pure tradition.

Le temps a passé et cette technique intéressante resurgit parfois sporadiquement. Mais depuis le quilt fait par LeeAnn et grâce à internet, les Pine Cone (ou Pine Burr) quilts regagnent l’attention des quilteuses ! C’est pourquoi vous trouverez l’interview de Betty Smith  et celle de Rachael Daisy, l’une suivant la tradition avec patience et passion, l’autre la renouvelant avec peps et talent. Pour compléter le sujet, vous trouverez les explications de cette technique dans la rubrique des Modèles.

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Voici un nouveau Pine Cone fait par Betty. Elle est devenue la personne incontournable, la référente pour ces quilts de tradition du Vieux Sud.
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Des cours sont donnés de plus en plus souvent pour refaire vivre cette technique. Ici à la Folk School du Musée Maritime de Floride. L’apprentissage se fait comme avant, à la main.

En même temps, de l’autre côté du monde en Australie, Rachael Daisy donne elle aussi des cours de Pine Cone Quilts ! 

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Cours de Rachael Daisy avec les premiers résultats des stagiaires qui apprennent cette technique à la machine.

Autre sujet que j’ai abordé dans ce magazine de mars 2017, le Modern Quilt. C’est le présent et l’avenir de notre activité. Il ne faut pas en avoir peur, ce style se construit avec nous, utilisant des tissus différents, des techniques souvent simples, des maquettes graphiques, des expressions personnelles… On le confond souvent avec les Artextures, cela méritait un éclaircissement !

Luna Love Quilts
Mini quilt de Sophie (Lunalovequilts) qui a récemment participé à un challenge Log Cabin moderne sur internet.

Beaucoup d’autres thèmes, traditionnels ou modernes, sont traités dans chaque numéro. Devenez membre de France Patchwork, abonnez-vous au magazine, participez, donnez votre avis, ce magazine est celui des adhérents !

Marche !

Je marche avec un pied, je dessine avec un autre pied,
Et si je dessine comme un pied c’est la faute de Katell.
Qui suis-je ?

Réponse : sa machine à coudre !

Il s’agit bien sûr du pied de biche qui, aidé d’un double entraînement, s’appelle le walking foot (le pied qui marche) en anglais : pas à pas, les tissus avancent, entraînés à la fois par les grilles du bas et le dispositif du haut. Pour ma part, je suis fidèle à Pfaff pour leur système de double entraînement intégré que je trouve tellement bien ! 

En matière de quilting à la machine, on pense au piqué libre où l’on dessine avec l’aiguille, mais on oublie trop souvent le quilting à double entraînement. Si le sandwich est bien préparé (comme toujours), c’est très facile et agréable, je l’avais expérimenté sur le quilt destiné à ma sœur Isabelle : article ici.

Ruche des Quilteuses
C’est le dos, on y voit mieux le quilting !!

Un livre formidable, uniquement sur ce sujet, vient de sortir :

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Il est intitulé WALK, Marche. C’est bien sûr en anglais, mais il y a à la fois des schémas et des photos qui rendent la lecture presque superflue. Il est écrit, avec beaucoup de pédagogie, par l’une des plus grandes artistes américaines de Modern Quilting, Jacquie Gering. 

Running Man Quilt, Jacquie Gering. L’homme qui court… avec ses deux pieds !

Je reparlerai d’elle un jour ! En attendant, voici son site :
http://www.jacquiegering.com/. Son blog est plein d’inspirations !

 

Une Américaine en Bretagne

Il y en a beaucoup, des Américaines qui aiment comme nous prendre des vacances en Bretagne, notre beau pays complètement à l’Ouest, notre Far-West à nous !

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Pont-L’Abbé, ville idéalement située à l’estuaire de la rivière.

Mais il y en a une qui retiendra particulièrement votre attention en fin d’été : c’est Rayna Gillman. Elle fait partie de ces Américaines attachées à notre pays, aimant notre histoire, nos arts, au point d’avoir fait l’effort d’apprendre notre langue – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle a d’ailleurs assuré son premier stage en français l’année dernière en Suisse et mon amie Sophie de Luna Love Quilts y a participé, pour son plus grand bonheur.

Rayna et Sophie se sont retrouvées avec grand plaisir en février dernier à Savannah (Georgie) lors du QuiltCon ’17.

Pour la première fois en France, Rayna propose un stage comme on en rêve toutes : 30 heures de cours répartis sur 5 jours dans un cadre idyllique… Voulez-vous en savoir plus ? Alors allons-y, je vous dis tout !

Tout d’abord, où cela se passera-t-il ?

C’est à Pont-L’Abbé, au cœur de la Cornouaille française, que se situe Le Clos de Lande Vallée, lieu du stage d’été avec Rayna (du 20 au 26 août 2017). Le couple franco-grec qui tient cette grande propriété vous garantit un cocon écologique, confortable, qui vous assurera des repas gourmands aux produits locaux et biologiques. Sur le site, vous trouverez de nombreuses photos des chambres et de la propriété, ainsi que des détails sur les prestations diverses.

L’atelier bénéficie d’un cadre naturel privilégié, et en-dehors des cours, vous pourrez vous promener dans la vieille ville de Pont l’Abbé, la capitale bigoudène (nous en avions parlé ici!), le long du GR34 ou sur les plages (Ile Tudy, Ste Marine, Bénodet, Loctudy, Pointe de la Torche…). C’est un coin cher à mon coeur ! Vous y vivrez une expérience de Quilt Camp à l’américaine, chaleureuse et formatrice.

Qui est Rayna Gillman ?

Rayna Gillman est une artiste d’envergure internationale, connue pour la qualité de ses stages, ses expositions et parutions dans les magazines spécialisés ; ses deux livres sont des succès de librairie :

Que vous proposera Rayna ?

Tout d’abord, de l’amusement ! Dans ses livres comme dans ses stages, elle préconise la coupe à l’œil et à main levée, la composition au fur et à mesure dans le but d’apprendre à vous faire confiance et vous lancer dans la création. Une expérience éminemment formatrice ! Chacune repartira avec de nouvelles idées, des envies de nouvelles expériences. Rayna respectera vos goûts et votre personnalité tout en vous offrant ses trucs, son expérience, son talent… Elle qui aime pour toujours les quilts traditionnels, elle sait le chemin qu’on peut faire vers des créations plus personnelles et enrichissantes.
Le stage sera mené en français, mais aussi en anglais s’il y a des personnes anglophones. Pour préserver la qualité de l’enseignement et tenir compte de la personnalité de chacune, le nombre de stagiaires est limité à 10 personnes.

Coût de l’enseignement : 330 € – Hébergement en pension complète à partir de 420 € (voir tous les détails par ici). C’est bien sûr un certain budget, mais vous pouvez souffler cette idée à vos proches si votre anniversaire approche, ou pour la Fête des Mères… Et puis, vous pouvez vous offrir de belles vacances comme celles-ci, parce que vous le valez bien !

EDIT du 30 avril : le stage est complet !

Bulletin d’inscription ici 

Une étiquette pour chaque quilt

Dear Betty,

Grâce à l’article sur La Couleur Pourpre, LeeAnn de Nifty Quilts a eu la merveilleuse intuition de nous mettre en relation, car elle savait que je serais heureuse de connaître un peu plus sur les Pine Cone quilts, ce style de patchwork presque oublié qu’elle avait elle-même remis en lumière avec son Pine Burr quilt – autre appellation de la même technique. 

Depuis septembre 2014, nous avons échangé des milliers de lignes de mails, des centaines de photos, des dizaines de confidences, il en résulte quelques articles qui sont parmi mes favoris de mon blog, mais surtout je retiens notre sincère amitié construite au fil des ans.

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Pour une fois je t’écris en français et je partage ici ma conversation en public, car le sujet intéresse toutes les quilteuses ! Tu m’as demandé un jour: Crois-tu que je doive faire des étiquettes à mes quilts ?

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C’est ton Pine Cone Quilt #2, fait de couleurs pastel pimentées de jaune vif et de marine. Il faut lui mettre une étiquette à son dos !

La réponse, tu le devines est : oui, absolument ! Oui, d’autant plus que tes ouvrages seraient des énigmes pour les historien(ne)s du futur :
* ces quilts sont typiques du début et milieu du XXe siècle… et tes tissus sont du XXIe,
* tu fais des quilts qui se faisaient surtout dans un milieu défavorisé… mais tu utilises de beaux tissus,
* ces quilts se faisaient surtout dans les Etats de Georgie, de Caroline du Nord et du Sud, d’Alabama… et tu es en Floride centrale.
Alors, un peu de pitié pour elles, aide les générations futures avec un beau label !

Je considérais les finitions d’un quilt comme une corvée : la bande de finition, le manchon d’accrochage, l’étiquette. Avec l’âge, j’ai plus de patience pour ça car j’en connais l’utilité et j’aime bien faire ces dernières finitions en pensant au prochain quilt ! La corvée est devenue plaisir…

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Mes étiquettes restent assez rustiques, étant gauchère mon écriture n’est pas belle et on le retrouve dans l’écriture brodée. Je sais, je pourrais faire mieux quand même !!!

Ce sont mes amies qui m’ont entraînée à faire ce que je recommandais aux autres… mais ne faisais pas forcément : broder de belles étiquettes. D’abord, Maïté, puis Kristine… mais nous y sommes toutes mises ! Mes amies Abeilles sont toutes sensibilisées à l’esthétique d’un dos de quilt et elles font des merveilles ! En général, nous écrivons les renseignements habituels, parfois un petit mot pour le destinataire.

Voici quelques étiquettes de l’exposition Fibre Occitane :

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Ce sont tous des ouvrages collectifs de différents clubs de Haute-Garonne où seuls les prénoms sont écrits. Mais la plus belle étiquette que je connaisse est bien celle de Christophe, que j’avais montrée ici ! Comme je ne sais pas gommer les zones de noms de famille, je ne mets pas beaucoup d’exemples. Une autre fois sans doute, avec l’aide informatique de quelqu’un !

En ce qui te concerne Betty, je te suggère de mettre sur chaque label le nom de la technique (Pine Cone Quilt), son ordre dans ta production (#1, #2…), le titre que tu peux trouver pour ce quilt, la date et le lieu de sa création et bien évidemment ton nom. Certaines personnes ajoutent une poche pour y glisser des pages de renseignements, cela pourrait se justifier pour toi, surtout si tu destines tes quilts à des musées ultérieurement.

512wlhsfv7l-_sx434_bo1204203200_Et bien sûr, il faudrait faire de même pour les quilts de Miss Sue qui t’appartiennent. La plupart des quilts utilitaires sont anonymes, quel dommage… Souvent on ne recueille de renseignements que lorsqu’on trouve les quilts dans la famille de celle qui le fit. Le meilleur livre sur ces quilts utilitaires du XXe Siècle que je connais est celui de Roderick Kiracofe. Je n’ai pas ceux qui sont uniquement consacrés aux quilts de Gee’s Bend, ils sont sans doute également instructifs.

Alors Betty, j’espère que tu es convaincue de l’utilité de faire des labels pour tes quilts ! Ils peuvent bien sûr être écrits au feutre permanent. Mais si tu te laisses tenter par la fantaisie et la broderie, tu t’amuseras sans doute bien plus !

XOXO,
Katell

Un stage de rêve

Florence est une quilteuse infatigable et talentueuse, qui enchaîne les quilts spectaculaires. Sa contribution à Fibre Occitane est un des quilts les plus admirés lors des expositions :

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Elles a fasciné le public à Colomiers en septembre dernier avec sa Parisienne :

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Photo de Christophe

Dans la même exposition, son Charm Quilt, également présenté dans les Nouvelles n° 130 en page 16, tirait des AH! d’admiration :

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Matelassé à la main en Baptist Fan très fin, ce quilt montre déjà le très bon niveau de Florence en quilting main !
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Le quilting est bien visible au dos !

Vous l’avez compris, Florence est une artiste qui s’épanouit dans l’expression avec un patchwork issu du traditionnel, tout en mettant une touche de plus en plus personnelle.

Cependant, rien de vaut d’avoir des bases solides traditionnelles. Florence s’est donc inscrite à un stage-événement qui avait lieu à 15 km de chez nous, chez David. Je lui laisse le clavier et la souris pour exprimer son ressenti.

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Stage de quilting Amish chez David 

Jeudi 27 et vendredi 28 novembre David a organisé chez lui, dans une jolie petite ville occitane,  un magnifique stage de quilting Amish .

Nous avions comme professeur Alexia Rosfelder, ancienne élève et maintenant collaboratrice d’Esther Miller. Esther Miller est une femme née dans une famille Amish qui vit maintenant en Allemagne. Elle a consacré une grande partie de sa vie au perfectionnement du quilting main et maintenant elle vient de dessiner de merveilleux métiers à quilter fabriqués par son fils.

Le matin nous avons été accueillies chaleureusement par David avec le café ou le thé et avons pu faire connaissance. Nous avons passé un petit moment à récupérer nos commandes de dés faites auprès d’Alexia avant le stage et voir tous les petits trésors qu’elle avait apportés : fils, aiguilles à quilter, etc. Nous avons également admiré trois quilts faits par notre animatrice Alexia, deux quiltés main et un quilté machine, tous splendides.

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Le vif du sujet a commencé par l’installation des ouvrages sur les métiers à quilter, semblables à ceux utilisés par les Amish en quilting bee, à plusieurs tout autour. Il y avait 3 métiers, un fabriqué par le fils d’Esther Miller, magnifique et deux faits avec un cadre en bois et des tréteaux, bien moins jolis mais tout aussi pratiques.

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Le montage avance, c’est simple mais un peu long. En revanche, pas besoin de faire un sandwich !
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Montage sur un des métiers
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A plusieurs, c’est mieux !

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Puis le cours a commencé tout d’abord par un petit conseil d’Alexia écrit sur une pancarte  : ‘’Keep Calm and Quilt on‘’ !!!

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Nous avons eu des explications claires et précises pour nous servir du dé en porcelaine que l’on utilise derrière le quilt pour tendre l’ouvrage et guider l’aiguille qui quilte, nous nous sommes servi sur le dessus soit d’un dé semi ouvert pour quilter vers l’avant soit d’un dé de pouce pour quilter vers l’arrière. Ce fut un grand challenge pour moi qui d’habitude ne me sers jamais d’un dé pour quilter !! Petit à petit,  avec un peu d’entrainement tous les jours, je commence à m’habituer à tous ces petits outils.

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Explication et démonstration d’Alexia
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David au travail
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Tout le monde au métier
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Nos petits outils à apprivoiser !

A midi nous avons déjeuné tous ensemble en partageant ce que chacune avait apporté, tout était excellent et comme d’habitude en grande quantité, du coup nous avons fini les plats le lendemain !!!

L’après-midi a été consacré à travailler sur les métiers en profitant de tous les conseils d’Alexia.

Ces deux jours ont été un vrai bonheur et une belle expérience, je suis vraiment prête à recommencer !

Merci donc à David, notre hôte à nos petits soins, d’avoir organisé ce beau stage, à Alexia de nous avoir appris ces techniques avec beaucoup de professionnalisme et de décontraction et à toutes les participantes à ce stage , très sympathiques !

Florence

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Dernier ouvrage en appliqué de David

Annexes

Article de David sur son blog
http://davidscottagedownthehill.blogspot.fr/2016/11/a-traditional-handquilting-class-on.html

Autres articles sur le quilting main à la manière d’Esther Miller :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

Comment contacter Alexia pour organiser un stage : voir sur son site 
http://butternutpatch.blogspot.fr/

To face a quilt…

… Mais comment pourrait-on traduire ceci ? J’attends les propositions !

C’est en tout cas une méthode de finition de quilt bien intéressante. Elle permet  de terminer le quilt avec un visuel de finition « en toi & moi », c’est-à-dire sans la petite bordure visible habituelle d’environ 1 cm, mais elle est bien plus solide. Le toi & moi est la finition bord à bord, avec une infime partie de dos qui dépasse parfois pour faire un effet de passepoil. Pour les explications du bord à bord traditionnel, vous pouvez voir les explications chez France Aubert. On peut aussi y glisser une dentelle comme Nanou.

La finition qui met en avant le quilt (je chercher toujours à traduire to face a quilt) est très prisée pour les quilts modernes mais pourrait vous plaire pour des ouvrages plus traditionnels.

Même si vous ne comprenez pas l’anglais, allez malgré tout voir ce tutorial, les nombreuses photos suffisent pour imiter Victoria Gertenbach et de nombreuses autres artistes. Cette finition permet de diminuer la tendance au godaillage après un quilting machine, surtout si on coupe les bandes parallèlement aux lisières : dans ce sens le tissu bouge moins et fait un encadrement plus raide.
Cette finition encadre le quit de manière invisible et lui donne du maintien, pas mal, non ?…

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Voici l’angle du quilt fini de cette manière moderne par Victoria. Folk Art Cross Quilt #3

Vous résolvez aussi le problème de la couleur de votre bande de finition, parfois un vrai casse-tête : elle ne sera visible qu’au dos !

Il va bien falloir trouver à un nom sympa à cette technique, sinon elle n’aura aucune chance de faire carrière !