Une étiquette pour chaque quilt

Dear Betty,

Grâce à l’article sur La Couleur Pourpre, LeeAnn de Nifty Quilts a eu la merveilleuse intuition de nous mettre en relation, car elle savait que je serais heureuse de connaître un peu plus sur les Pine Cone quilts, ce style de patchwork presque oublié qu’elle avait elle-même remis en lumière avec son Pine Burr quilt – autre appellation de la même technique. 

Depuis septembre 2014, nous avons échangé des milliers de lignes de mails, des centaines de photos, des dizaines de confidences, il en résulte quelques articles qui sont parmi mes favoris de mon blog, mais surtout je retiens notre sincère amitié construite au fil des ans.

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Pour une fois je t’écris en français et je partage ici ma conversation en public, car le sujet intéresse toutes les quilteuses ! Tu m’as demandé un jour: Crois-tu que je doive faire des étiquettes à mes quilts ?

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C’est ton Pine Cone Quilt #2, fait de couleurs pastel pimentées de jaune vif et de marine. Il faut lui mettre une étiquette à son dos !

La réponse, tu le devines est : oui, absolument ! Oui, d’autant plus que tes ouvrages seraient des énigmes pour les historien(ne)s du futur :
* ces quilts sont typiques du début et milieu du XXe siècle… et tes tissus sont du XXIe,
* tu fais des quilts qui se faisaient surtout dans un milieu défavorisé… mais tu utilises de beaux tissus,
* ces quilts se faisaient surtout dans les Etats de Georgie, de Caroline du Nord et du Sud, d’Alabama… et tu es en Floride centrale.
Alors, un peu de pitié pour elles, aide les générations futures avec un beau label !

Je considérais les finitions d’un quilt comme une corvée : la bande de finition, le manchon d’accrochage, l’étiquette. Avec l’âge, j’ai plus de patience pour ça car j’en connais l’utilité et j’aime bien faire ces dernières finitions en pensant au prochain quilt ! La corvée est devenue plaisir…

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Mes étiquettes restent assez rustiques, étant gauchère mon écriture n’est pas belle et on le retrouve dans l’écriture brodée. Je sais, je pourrais faire mieux quand même !!!

Ce sont mes amies qui m’ont entraînée à faire ce que je recommandais aux autres… mais ne faisais pas forcément : broder de belles étiquettes. D’abord, Maïté, puis Kristine… mais nous y sommes toutes mises ! Mes amies Abeilles sont toutes sensibilisées à l’esthétique d’un dos de quilt et elles font des merveilles ! En général, nous écrivons les renseignements habituels, parfois un petit mot pour le destinataire.

Voici quelques étiquettes de l’exposition Fibre Occitane :

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Ce sont tous des ouvrages collectifs de différents clubs de Haute-Garonne où seuls les prénoms sont écrits. Mais la plus belle étiquette que je connaisse est bien celle de Christophe, que j’avais montrée ici ! Comme je ne sais pas gommer les zones de noms de famille, je ne mets pas beaucoup d’exemples. Une autre fois sans doute, avec l’aide informatique de quelqu’un !

En ce qui te concerne Betty, je te suggère de mettre sur chaque label le nom de la technique (Pine Cone Quilt), son ordre dans ta production (#1, #2…), le titre que tu peux trouver pour ce quilt, la date et le lieu de sa création et bien évidemment ton nom. Certaines personnes ajoutent une poche pour y glisser des pages de renseignements, cela pourrait se justifier pour toi, surtout si tu destines tes quilts à des musées ultérieurement.

512wlhsfv7l-_sx434_bo1204203200_Et bien sûr, il faudrait faire de même pour les quilts de Miss Sue qui t’appartiennent. La plupart des quilts utilitaires sont anonymes, quel dommage… Souvent on ne recueille de renseignements que lorsqu’on trouve les quilts dans la famille de celle qui le fit. Le meilleur livre sur ces quilts utilitaires du XXe Siècle que je connais est celui de Roderick Kiracofe. Je n’ai pas ceux qui sont uniquement consacrés aux quilts de Gee’s Bend, ils sont sans doute également instructifs.

Alors Betty, j’espère que tu es convaincue de l’utilité de faire des labels pour tes quilts ! Ils peuvent bien sûr être écrits au feutre permanent. Mais si tu te laisses tenter par la fantaisie et la broderie, tu t’amuseras sans doute bien plus !

XOXO,
Katell

Un stage de rêve

Florence est une quilteuse infatigable et talentueuse, qui enchaîne les quilts spectaculaires. Sa contribution à Fibre Occitane est un des quilts les plus admirés lors des expositions :

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Elles a fasciné le public à Colomiers en septembre dernier avec sa Parisienne :

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Photo de Christophe

Dans la même exposition, son Charm Quilt, également présenté dans les Nouvelles n° 130 en page 16, tirait des AH! d’admiration :

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Matelassé à la main en Baptist Fan très fin, ce quilt montre déjà le très bon niveau de Florence en quilting main !
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Le quilting est bien visible au dos !

Vous l’avez compris, Florence est une artiste qui s’épanouit dans l’expression avec un patchwork issu du traditionnel, tout en mettant une touche de plus en plus personnelle.

Cependant, rien de vaut d’avoir des bases solides traditionnelles. Florence s’est donc inscrite à un stage-événement qui avait lieu à 15 km de chez nous, chez David. Je lui laisse le clavier et la souris pour exprimer son ressenti.

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Stage de quilting Amish chez David 

Jeudi 27 et vendredi 28 novembre David a organisé chez lui, dans une jolie petite ville occitane,  un magnifique stage de quilting Amish .

Nous avions comme professeur Alexia Rosfelder, ancienne élève et maintenant collaboratrice d’Esther Miller. Esther Miller est une femme née dans une famille Amish qui vit maintenant en Allemagne. Elle a consacré une grande partie de sa vie au perfectionnement du quilting main et maintenant elle vient de dessiner de merveilleux métiers à quilter fabriqués par son fils.

Le matin nous avons été accueillies chaleureusement par David avec le café ou le thé et avons pu faire connaissance. Nous avons passé un petit moment à récupérer nos commandes de dés faites auprès d’Alexia avant le stage et voir tous les petits trésors qu’elle avait apportés : fils, aiguilles à quilter, etc. Nous avons également admiré trois quilts faits par notre animatrice Alexia, deux quiltés main et un quilté machine, tous splendides.

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Le vif du sujet a commencé par l’installation des ouvrages sur les métiers à quilter, semblables à ceux utilisés par les Amish en quilting bee, à plusieurs tout autour. Il y avait 3 métiers, un fabriqué par le fils d’Esther Miller, magnifique et deux faits avec un cadre en bois et des tréteaux, bien moins jolis mais tout aussi pratiques.

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Le montage avance, c’est simple mais un peu long. En revanche, pas besoin de faire un sandwich !
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Montage sur un des métiers
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A plusieurs, c’est mieux !

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Puis le cours a commencé tout d’abord par un petit conseil d’Alexia écrit sur une pancarte  : ‘’Keep Calm and Quilt on‘’ !!!

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Nous avons eu des explications claires et précises pour nous servir du dé en porcelaine que l’on utilise derrière le quilt pour tendre l’ouvrage et guider l’aiguille qui quilte, nous nous sommes servi sur le dessus soit d’un dé semi ouvert pour quilter vers l’avant soit d’un dé de pouce pour quilter vers l’arrière. Ce fut un grand challenge pour moi qui d’habitude ne me sers jamais d’un dé pour quilter !! Petit à petit,  avec un peu d’entrainement tous les jours, je commence à m’habituer à tous ces petits outils.

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Explication et démonstration d’Alexia
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David au travail
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Tout le monde au métier
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Nos petits outils à apprivoiser !

A midi nous avons déjeuné tous ensemble en partageant ce que chacune avait apporté, tout était excellent et comme d’habitude en grande quantité, du coup nous avons fini les plats le lendemain !!!

L’après-midi a été consacré à travailler sur les métiers en profitant de tous les conseils d’Alexia.

Ces deux jours ont été un vrai bonheur et une belle expérience, je suis vraiment prête à recommencer !

Merci donc à David, notre hôte à nos petits soins, d’avoir organisé ce beau stage, à Alexia de nous avoir appris ces techniques avec beaucoup de professionnalisme et de décontraction et à toutes les participantes à ce stage , très sympathiques !

Florence

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Dernier ouvrage en appliqué de David

Annexes

Article de David sur son blog
http://davidscottagedownthehill.blogspot.fr/2016/11/a-traditional-handquilting-class-on.html

Autres articles sur le quilting main à la manière d’Esther Miller :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

Comment contacter Alexia pour organiser un stage : voir sur son site 
http://butternutpatch.blogspot.fr/

To face a quilt…

… Mais comment pourrait-on traduire ceci ? J’attends les propositions !

C’est en tout cas une méthode de finition de quilt bien intéressante. Elle permet  de terminer le quilt avec un visuel de finition « en toi & moi », c’est-à-dire sans la petite bordure visible habituelle d’environ 1 cm, mais elle est bien plus solide. Le toi & moi est la finition bord à bord, avec une infime partie de dos qui dépasse parfois pour faire un effet de passepoil. Pour les explications du bord à bord traditionnel, vous pouvez voir les explications chez France Aubert. On peut aussi y glisser une dentelle comme Nanou.

La finition qui met en avant le quilt (je chercher toujours à traduire to face a quilt) est très prisée pour les quilts modernes mais pourrait vous plaire pour des ouvrages plus traditionnels.

Même si vous ne comprenez pas l’anglais, allez malgré tout voir ce tutorial, les nombreuses photos suffisent pour imiter Victoria Gertenbach et de nombreuses autres artistes. Cette finition permet de diminuer la tendance au godaillage après un quilting machine, surtout si on coupe les bandes parallèlement aux lisières : dans ce sens le tissu bouge moins et fait un encadrement plus raide.
Cette finition encadre le quit de manière invisible et lui donne du maintien, pas mal, non ?…

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Voici l’angle du quilt fini de cette manière moderne par Victoria. Folk Art Cross Quilt #3

Vous résolvez aussi le problème de la couleur de votre bande de finition, parfois un vrai casse-tête : elle ne sera visible qu’au dos !

Il va bien falloir trouver à un nom sympa à cette technique, sinon elle n’aura aucune chance de faire carrière !

Comment tiens-tu ton cutter ?

Je sais très bien que beaucoup de quilteuses traditionnelles ont un cutter mais ne l’utilisent presque jamais, leur travail ne le nécessitant pas ou peu. Mais curieuses (c’est une qualité !), elles viennent parfois à mes stages modernisants.  Et là je suis souvent étonnée de voir beaucoup de bizarreries autour du cutter rotatif. Je le comprends bien pour les utilisatrices très occasionnelles : certains cutters n’ont jamais vu une nouvelle lame (la même chose pour certaines aiguilles de machine à coudre jamais changées), d’autres sont remontés à l’envers… mais surtout, même chez les chevroné(e)s, presque personne ne le tient comme moi.

Alors je me suis posé des questions. J’ai enquêté, visualisé des vidéos de professionnelles aux USA… Toujours la même hésitation, en fait personne ou presque ne fait comme moi ni ne s’occupe de cet aspect. Je vais donc vous donner ici ma version très minoritaire : je tiens mon CR (cutter rotatif) comme je tiens mon couteau pour couper la viande à table !

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A présent, je coupe bien plus souvent du tissu que de la viande, mais c’est une autre histoire…

C’est-à-dire index en extension, posé pile au creux de l’arrondi de la lame. Contrairement à ce qu’on pense, il est en sécurité et cela est meilleur pour vos articulations, vous exercez moins de pression. Et puis, à quoi serviraient les rainures si ce n’était pour poser l’index ? Rien n’est laissé au hasard chez les Japonais en manière d’ergonomie !

Chez Purl Bee, on est bien d’accord avec moi :

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Voir aussi toute une série d’astuces dans cet article.
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La règle est bien tenue, les doigts partout en sécurité. Autres conseils, je coupe toujours debout et le mouvement vient de l’épaule !

Lorsque que je donnais des cours de débutantes, les premières heures étaient focalisées sur ce matériel de base : CR + règle + tapis de coupe. Il y a tant de petites choses à connaître pour couper ensuite vite et bien ! J’ai trouvé chez Petit Citron quelques recommandations utiles. Il y a aussi beaucoup de petits trucs à acquérir : comment mettre le tissu par rapport à la règle par exemple… Pour que cela aille mieux, vous pouvez notamment visualiser les videos de Nathalie Delarge.

Tous ces petits trucs qui aident à couper, trop peu connus, m’ont menée à proposer un stage sur le cutter rotatif pour des non-débutantes. C’était osé, je craignais un peu n’avoir personne… mais ce fut une belle journée très agréable avec 25 stagiaires ravies !
J’ai constaté ensuite que presque toutes ont adopté ma façon de tenir le cutter et ont progressé en confiance et précision dans la coupe du tissu…
Leur CR est devenu leur meilleur ami 😀

Ces entreprises qui travaillent pour nous : FOLTVILAG

FOLTVILAG, ou la miniature en patchwork, c’est une découverte de Pascale Genevée qui intervient souvent avec pertinence dans les commentaires de ce blog. Abeille lointaine de notre Ruche, mais proche grâce à internet ! Voici donc son petit reportage.

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A L’Aiguille en Fête (Paris), le stand Foltvilag.

A l’Aiguille en Fête, je suis restée un long moment (et je n’étais pas la seule !) à observer une petite dame, hongroise, qui montait, avec des gabarits en plastique, des ouvrages en miniature.

Margit propose donc des gabarits, en plastique, donc récupérables pour la couture à l’anglaise.

Vous y trouverez toutes les formes connues que l’on monte ainsi : assiette de Dresde, clamshell, jardin de grand-mère, trognon de pomme, etc.

Je ne vais pas, ici, vous donner d’explications techniques car elle le fait très bien sur You Tube. Et, de plus, elle a eu l’excellente idée de ne pas accompagner ses démonstrations d’une explication orale (je suppose que, comme moi, vous êtes peu nombreuses à maîtriser le hongrois !). Vous y trouverez une vingtaine de films. Elle travaille en silence, devant la caméra et c’est compréhensible ! Bannie l’incompréhension due (comme sur certains films américains) au fait qu’une partie des explications passe par l’oral . Là, tout est visuel.

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Je me suis donc offert les gabarits pour faire une assiette de Dresde  de 130 mm terminée. Les dimensions possibles sont : 9 mm, 130 mm, 170 mm, 210 mm, 242 mm.
J’ai trouvé dans mon sachet 16 pétales et 1 cercle pour le centre.
Dans les plus grandes dimensions le pétale peut, comme le cercle, être plié en deux pour être utilisé en demi-gabarit.

J’ai aussi acheté un sachet de 54 hexagones de 8,1 mm. Là, nous trouvons des hexagones de 5 mm (allez voir sur You Tube, c’est impressionnant), 8,1 mm, 6,5 mm et 10 mm.

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A nous les petits ouvrages ! Pensez aux couvre-lit pour les poupées ! Et aux ajouts décoratifs. Et prenez un modèle de taille habituelle, réalisez-le en miniature ; vous ne pourrez plus dire « Mais où vais-je le mettre ? »…

C’est ce que l’on trouve dans le dernier numéro de Burda Patchwork, n°49 du printemps 2016.

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Un modèle de Op Art est décoré de fleurs fabriquées avec nos petits gabarits. Photo en page 40.

Guettez-la sur les salons, elle est présente cette année un peu partout.

www.foltvilag.hu
Contact
foltvilag@gmail.com
www.facebook.com/foltvilag
www.youtube.com/user/Foltvilag/videos

Et si je vous ai donné envie de vous lancer, des photos me feraient plaisir….
Pascale Genevée

Qu’est-ce qu’un jelly roll ?

gâteau-roulé-goyave-131On a toutes fait un jour un gâteau roulé, à la confiture ou en bûche de Noël, à la crème pâtissière, au chocolat, aux marrons… Parfois parfait comme sur la photo ci-contre, d’autres fois avec un résultat en catastrophe avec le biscuit qui casse, la garniture qui coule… C’est en tout cas ce qu’on appelle en anglais un jelly roll, quand il est fourré de gelée ou de confiture.

tissus-pour-patchwork-jelly-roll-de-moda-3-sisters-fav-6997351-3-sisters-favor8b04-4ddef_bigC’est un autre jelly roll qui nous intéresse dans l’immédiat, celui qui est en tissus, invention géniale de Moda.
Depuis 6 ou 7 ans ces jolis rouleaux de tissus prédécoupés sont en vente. Sauf mention contraire, il s’agit de 40 bandes de tissus d’une même série coupés de lisière à lisière et d’une hauteur de 2 inch 1/2 (6,3 cm environ). Quand on commence à les manipuler, attention à la poussière de tissus ! Ces bandes sont coupées en zigzag, causant de petites peluches.

Avoir des bandes prédécoupées simplifie réellement le travail de coupe pour beaucoup de blocs ! Conjointement avec Béatrice d’Une Aiguille dans une Botte de Foin, j’avais présenté voilà quelques années un modèle classique entièrement réalisable avec ces bandes, les Moulins de la Ruche. Autre modèle, le chemin de table pour la bergerie.

Et enfin, j’ai utilisé des restes de bandes de plusieurs jelly rolls pour cette Assiette de Dresde scrappy :

La Ruche des Quilteuses

La même, dans d’autres couleurs :

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1202278Les explications détaillées se trouvent dans le magazine Les Nouvelles de l’association France Patchwork (n° 127).

Bonne lecture à tous les adhérents !

 Avec l’enthousiasme suscité par les premières offres, MODA a étendu son choix de tissus prédécoupés, ouvrant ainsi une pâtisserie pleine de gourmandises pour quilteuses sous le nom de MODA BAKE SHOP.banner_modabakeshop_basic200x200Au fur et à mesure des inventions de sets de tissus prédécoupés, on reste dans le thème des confiseries et pâtisseries, au moins dans la présentation : 

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Et pour savoir ce que renferme chaque catégorie, voici un tableau pratique :st_equivalent-measures1

Le prix par rapport au tissu coupé au mètre est intéressant (uniquement parce qu’on achète juste ce dont on a besoin) et on gagne en temps de coupe. En revanche, on a parfois des tissus moins jolis dans le paquet ! Ces séries sont très faciles et pratiques à utiliser, mais il faut savoir qu’on ne les lave pas avant utilisation.

Voilà donc un point rapide sur ces prédécoupés que certaines manient avec aisance et que d’autres considèrent avec plus de méfiance. Ces séries existent, le choix est de notre côté, consommons-les (ou pas) en connaissance de cause !

Des ouvrages à la manière d’Alabama Chanin

1202278De nombreuses quilteuses de Haute-Garonne ont bien apprécié découvrir comment utiliser élégamment des tee-shirts en fin de vie, avec une technique popularisée par Natalie Chanin (son entreprise se nomme Alabama Chanin).
Comme promis voici quelques photos ! Tout d’abord, j’ai vu les pochettes de Josée de Nadaï et Michèle Morin lors de la très belle exposition de Cazères, puis vous avez celle de Maïté l’Abeille avec des détails montrant bien que toutes les coutures sont « à cru », sans rentré, et enfin celle d’Eliane Géraud, d’une élégante simplicité :

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Mention particulière à Florence Bismuth qui a adoré cette technique, vous pouvez voir sa première pochette en fin d’article ici. Elle ne s’est pas arrêté là :

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Florence achète deux tee-shirts identiques (sauf la couleur), les superpose, brode au point avant des feuilles ou autres motifs… et coupe le tee-shirt de dessus afin de faire apparaître la couleur du dessous ! Quelques perles et c’est un tee-shirt magnifiquement customisé !

… Et je sais que beaucoup d’autres pochettes ont été terminées et vont faire partie des présents de fin d’année, bravo à toutes !

Rendez-vous avant la Saint-Sylvestre pour une visite virtuelle chez une quilteuse en Floride ! En attendant, de tout cœur passez de très belles fêtes de Noël… Pour moi, ce sera du côté de Toulouse !

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Le Pont-Neuf et La Dalbade, Toulouse, peinture d’Henri Martin (1860-1943)