The Elm Creek Quilts Novels…

… ou la saga préférée des quilteuses anglophones !

Dans les années 90, Jennifer Chiaverini, jeune diplômée en littérature, eut l’idée géniale de conjuguer ses passions : l’écriture et les quilts. Son premier roman, The Quilter’s Apprentice, nous présente Sylvia, sa vie et ses racines, son caractère et ses passions, son manoir familial perdu puis retrouvé, the Elm Creek Manor, lequel sera finalement reconverti en centre de stages de patchwork grâce à la jeune Sarah. Le succès de ce livre rend possible la parution d’autres histoires, toujours liées à ces personnages. Je ne veux pas vous déflorer tous les thèmes, mais sachez qu’au fil des romans vous découvrirez les facettes de la vie de Sylvia et de sa famille, mais aussi vivrez dans diverses époques avec une foule de personnages attachants et toujours des femmes quilteuses aux destins les plus divers…

L’une des qualités de l’auteur est de savoir décrire les psychologies typiquement féminines, une autre de sérieusement se documenter sur l’époque historique qu’elle décrit, le tout est donc pour moi irrésistible !

Cette année, les États-Unis célèbrent les 150 ans du début de la Guerre de Sécession ou Civil War pour les Américains, c’est donc fort opportunément que Jennifer vient de sortir son dix-septième roman :

Je vais bientôt m’y plonger !

Depuis plusieurs années, sur des forums, dans les clubs de patchwork, des milliers de quilteuses francophones se plaignent que la traduction française de ces romans ne paraisse pas, alors que plusieurs tomes existent en néerlandais et en allemand. Après renseignements, y compris auprès de Jennifer, la réponse est qu’aucun éditeur français n’ose se lancer dans cette aventure onéreuse. Ils n’imaginent pas la vitalité du monde du patchwork en France et en Belgique et ce que cela leur rapporterait…

Frileux éditeurs !

J’envisageais d’organiser une pétition ou contacter des éditeurs régionaux pour les inciter à se risquer, comme Actes Sud avec Millenium, à lancer un nouveau genre dans le monde littéraire francophone. Comme j’ai le confort de pouvoir lire ces formidables histoires en V.O., j’avoue ne pas avoir persévéré. Qui connaîtra une oreille attentive et influente dans le monde de l’édition ?

Vous pouvez patienter en vous lançant dans le Sampler de Mariage de Sylvia, quilt dont on parle dans le tome 6, dont les explications sont publiées en français cette fois par les Editions de Saxe. Malheureusement, ils sont spécialisés dans les livres « techniques » et non les romans…

http://elmcreek.net/ et http://www.sylviasbridalsampler.com/

Des dés, des dés…

J’aime la simplicité apparente des quilts faits avec un seul gabarit. Simplicité bien sûr dans la répétition, mais subtilité souvent dans l’agencement des tissus de couleurs et valeurs différentes. On reste souvent sans voix devant un simplissime assemblage de carrés ou un Jardin de Grand-Mère…

Le mois dernier, quelques Abeilles ont voulu apprendre les astuces pour coudre des dés, non pas de manière traditionnelle à la main comme Supergoof* Superquilteuse mais « à la Katell », avec un ensemble de petits trucs pour coudre si possible vite et bien à la machine.

Eh bien, voici le premier résultat ! Madeleine a déjà terminé ce mini-quilt avec des chutes de tissus « repros », c’est-à-dire des reproductions de tissus anciens du XIXe siècle. Qu’en pensez-vous ? 

Moi, j’adore ! Et le mien?… En cours de quilting à la main, vous le verrez donc un peu plus tard !

*Blog de Supergoof : www.supergoof.web-log.nl/

Une peintre qui aime les quilts

J’ai découvert, au hasard de mes clics, une jeune femme talentueuse qui peint un univers qui me touche. Cette Franco-Québecoise s’inspire du pays où elle vit, le Pays de Galles.

Son coup de pinceau très fin ressemble, sur la crête des vagues, à de petits points de noeud bien connus des brodeuses. Ses tableaux se prêteraient bien à une interprétation en patchwork et appliqué, un jour je lui en demanderai peut-être l’autorisation ! Regardez les bandes successives que forment la mer, puis la plage, les collines, enfin le ciel…

Détail que j’adore : ses peintures sont souvent faites sur des vieilles planches de bois ! Démarche assez proche du recyclage des chemises de nos Zommes dans nos patchworks…

Celles qui me connaissent savent que je me sens attachée à mon origine celte, c’est déjà une excellente raison de l’aimer. Mais aussi regardez :

 J’entends des Oh ! et des Ah ! d’ici !

Ce tableau fait partie d’une série exposée en même temps que des quilts de Jen Jones, spécialiste des quilts gallois. J’ai « piqué » ces photos sur son site, mais pour plus de tableaux et d’émerveillements, allez voir sa galerie Flickr, en particulier l’album Cwiltiau (quilts en gallois).

Qui m’accompagne au Pays de Galles ? Mon fils est d’accord, mais seulement pendant un match de Rugby Cardiff-Toulouse !

Mais d’où vient cette bannière ?

Ce quilt n’avait fait qu’un passage éclair dans notre Ruche, il est vite parti du côté de Montmartre où il veille sur le sommeil de ma soeur.

Je me suis inspirée d’un modèle de Carole Maxwell édité dans la revue FP n° 97, mais j’ai choisi les harmonies familiales : des bleus, des verts, réchauffés par des teintes rappelant le bois… Longtemps je l’ai appelé « La Forêt d’Emeraude » puis, pour rendre hommage à nos origines celtes, j’ai préféré :

Oui, je sais, ma photo n’est pas terrible, ma broderie encore moins… Mais jour après jour je me perfectionne ! Brocéliande donc est librement composé de carrés, de quarts de cercles, de triangles (des carrés bicolores) avec une dynamique diagonale. Si j’avais plus travaillé ma maquette, j’aurais aimé mieux évoquer une trouée de lumière dans la forêt mais je me suis contentée d’un ouvrage décoratif avec des tissus qui me plaisaient, tout simplement.

La photo fut prise avec un des premiers compacts affichant fièrement 3 millions de pixels, elle n’est donc pas très belle. Approchons-nous quand même un peu :