Matelassage en éventail baptiste

Dans le domaine du patchwork, certaines personnes déplorent l’emploi de mots anglais. Je compatis avec les quilteuses frustrées de ne pouvoir tout lire dans les livres américains ; il est cependant fastidieux de tout traduire systématiquement…

Coca-Cola at Quilting Bee : on ne peut plus américain !!

Mais dans tout apprentissage on apprend du vocabulaire ! Si vous faites de la voile, certains mots viennent du hollandais, si c’est du karaté vous apprendrez des mots japonais… En patchwork, nous apprenons quelques mots anglais. Certes, nos amies québécoises préfèrent parler de courtepointe plutôt que de quilt, mais par ces quelques illustrations je souhaite vous montrer à quel point quilter est une pratique sociale reconnue aux Etats-Unis. C’est vrai aussi que les Américaines anglophones ne s’offusquent pas lorsqu’elles parlent d’appliqué, mot en français non anglicisé ! Et puis souvenons-nous que le mot latin culcita signifiant matelas, coussin puis couverture, a donné à la fois l’anglais quilt et le français couette…

Tableau de « Grandma Moses », Quilting Bee, peint en 1950

Alors il me semble qu’on peut continuer à employer les mots en anglais puisque cet art a été largement développé aux Etats-Unis et c’est là que les choses ont été nommées : les noms des blocs, les outils, les techniques… On traduit ce qui l’est facilement (bloc pour block) et on peut garder les mots et expressions spécifiques (patchwork, log cabin, cutter et autres…). A chaque domaine sa langue dédiée ! Savez-vous quelle est la langue internationale pour la Poste Universelle ? C’est le français, auquel a été ajouté l’anglais seulement en 1994. Je l’ai appris lorsque ma cousine habitant en Suède m’envoya un « envoi recommandé » (écrit en français, tout comme la mention « par avion ») lorsque j’habitais en Allemagne. De même, en danse classique ou en escrime par exemple, les termes techniques sont en français dans le monde entier.

Quilting Bee – Fred Weaver  (gouache, 1969)

Ecrivant en « premier jet » le titre : Quilting en baptist Fan, dans ce franglais que comprennent quand même beaucoup de quilteuses francophones, je me suis dit que c’était un peu too much, alors je l’ai francisé, mais ce débat est finalement moins intéressant que le sujet lui-même ! Alors je vais continuer à écrire comme je parle…

Tableau de Bob Pettes – En vente en puzzle de 500 pièces !
Ces quelques illustrations de quilting bees montrent leur place dans la vie sociale américaine !

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Le quilting de mon quilt en dés est l’un des modèles les plus populaires de la fin du XIXe/début du XXe siècle aux Etats-Unis. Il fait partie des « overall », dessin qui se répète sur tout le top sans tenir compte du dessin du patchwork ou de l’appliqué. Pour nous, ce modèle a le charme de l’ancien ; pour les quilteuses de ce temps-là, il avait aussi beaucoup d’avantages techniques.

Tout d’abord, le dessin :

Ces cercles concentriques sont faciles à répéter, il en suffit d’un, dessiné par exemple avec une assiette ou un gobelet, qui sera répété en l’agrandissant ou le rapetissant selon un espace constant. Cet espace sera au choix : l’épaisseur du pouce, la longueur d’une phalange, la hauteur du dé à coudre… et puis le coup d’oeil de la quilteuse ! Il faut se souvenir qu’une fois les trois épaisseurs tendues dans le cadre à quilter, on ne l’enlèvera que terminé, on comprend alors que les dessins les plus faciles à suivre avec le minimum de marquage sont les plus populaires !

Ensuite le quilting en arrondi :

A cette époque donc, les femmes quiltaient sur un cadre fixe, souvent à plusieurs, lors des « quilting bees » (réunions d’abeilles quilteuses) et je crois que cela bourdonnait comme dans une ruche ! Ce dessin en quarts de cercles peut se commencer à plusieurs endroits à la fois, il est facilement ajustable et le quilting en ligne arrondie, qui suit le mouvement du bras, est particulièrement agréable.

Pourquoi s’appelle-t-il Baptist Fan ?

A fan est un éventail, bien sûr on comprend tout de suite en voyant le dessin. Baptist est une des branches du protestantisme, parfois on appelle ce modèle aussi  Methodist (autre branche du protestantisme) ou Bishop (évêque), l’appellation des Amish je crois. C’est tout simplement parce que les quilting bees se constituaient la plupart du temps au sein de la congrégation religieuse.

Une bonne raison supplémentaire de choisir ce modèle de quilting :

Avec le recul d’un siècle d’utilisation et d’usure, on se rend compte que les quilts matelassés ainsi restent plus longtemps intacts !! Les quiltings serrés qui ne tiennent pas compte des dessins du top sont les plus efficaces pour préserver les fibres de tissu du déchirement. Autres exemples de quiltings traditionnels conservant longtemps les quilts : les clamshells (motif des coquilles) et les croisillons serrés.

Ma méthode de marquage de ce modèle :

Je n’ai pas fait ce quilting de façon très spontanée, j’ai marqué mes lignes, intimidée sans doute par cet exercice nouveau pour moi. Munie d’un compas et d’un carton, j’ai dessiné ceci :

puis découpé chaque arc de cercle. Je l’ai fait en 2 exemplaires car je craignais l’usure des gabarits ! C’était superflu. J’ai fait cinq arcs comme le conseillait Bonnie Hunter ; un nombre impair dans ce cas est plus futé car on se retrouve du « bon côté » à la fin d’un éventail. Et puis, comme les fleurs dans un bouquet, c’est plus esthétique sans doute !

Photo empruntée à Bonnie Hunter, Quiltville. Son dessin montre comment on avance dans le quilting de ce modèle.

Mon outil de marquage sur le sandwich était le Hera marqueur de Clover, cet outil génial issu de la tradition japonaise. C’est une spatule à bord tranchant comme un couteau. Les authentiques sont en bambou, les nôtres en plastique dur, ils marquent le tissu en faisant un petit creux et en lustrant légèrement le tissu. Cela suffit largement pour ce genre de dessin ! Je marquais 3 ou 4 éventails à la suite, et même après une pause, je retrouvais facilement le dessin .
On peut détourner des objets pour marquer de la même manière : ainsi, un petit couteau à beurre, à la lame arrondie au bout, marque aussi bien le tissu qu’un Hera.  En revanche, les plioirs d’encadrements et de cartonnage n’ont pas la tranche assez affûtée. Une bonne prise en main est importante, le Hera est parfaitement ergonomique et donc imbattable pour cela !

Bien sûr, chacune a ses préférences de traçage (crayon, feutre, savonnette, craie…), je vous signale juste cette possibilité.

Voici une simulation sur mon quilt fini pour vous montrer la progression des éventails. Je n’utilise pas le plus petit gabarit du centre car j’utilise le n° 2 pour dessiner le 1er arc. On fait ces premiers arcs puis on quilte peu à peu l’ensemble.

Fil et aiguille

J’ai surtout quilté ce quilt aux dés avec des aiguilles « between Piecemaker n° 12 », agréables mais j’en ai cassé beaucoup ! Vers la fin de ce quilting, j’ai découvert les « Between Roxane n° 11 », je les préfère. Quant au fil, je prends le YLI (pour faire chic, prononcez ouaille-elle-aïe) 100% coton. Solide et même fibre végétale que le tissu, c’est parfait. J’avais quilté la plupart du temps avec un tambour, parfois sans mais avec un poids comme Yoko Saito… J’ai tout essayé, je trouvais ainsi le temps moins long ! Mais je suis impatiente de quilter avec la technique d’Esther Miller que j’ai apprise grâce à Patricia mais que j’ai encore peu pratiquée, je vous dirai quand je m’y mettrai !

Avancement

Le premier arc de cercle quilté, vous allez au plus près pour commencer un autre : ce sera soit à gauche, soit au-dessus. Puis, lors d’un changement d’aiguillée, vous pouvez entamer une autre direction. Les arcs se succéderont jusqu’au coin en haut à gauche. Variante : tourner tout autour et finir vers le centre comme le dessin de Bonnie Hunter (voir son article en référence ci-dessous). Tout est permis, c’est votre quilt…

Voilà, vous en savez autant que moi !

Références :

Quilting avec Patricia à la manière d’Esther Miller : articles ici et

Articles qui m’ont inspirée pour ce sujet :
http://quiltville.blogspot.fr/2010/05/questions-on-fans.html : évidemment Bonnie Hunter, pour le quilting spontané et la constatation que ce quilting préserve mieux les quilts !
http://minickandsimpson.blogspot.fr/2009/06/fuss-free-hand-quilting.html : Minick & Simpson, pour l’historique.

Vous êtes arrivée au bout de cette longue lecture ? Félicitations ! La prochaine fois que vous devez commencer un quilting, demandez-vous si le Baptist Fan ne serait pas, par hasard, une bonne idée !…

Katell, Quilteuse Forever

Mon activité favorite !

Quiltez sans stress !

Le livre  Utility Quilting de Carolyn Forster, quilteuse britannique, rassemble de multiples idées, trucs et astuces pour quilter à la main, tout simplement. Ici, il n’est pas question de records de mini-points mais des diverses possibilités pour réussir un simple quilting rapide et utilitaire… mais beau aussi !

La première partie est technique. Loin des impératifs, ici on nous donne diverses idées pour faire le sandwich, puis choisir son motif de matelassage, le dessiner avec des matériaux simples, décider sa manière de solidariser les trois couches (point avant, nouage, autres points à découvrir), réussir une bande de finition…

La deuxième moitié du livre donne des modèles de quilts très simples aux tissus intemporels. Rien d’extraordinaire, mais cela peut donner des idées pour des quilts vite faits, simples et jolis, qu’on osera utiliser pour le jardin, les pique-nique… Et finalement, ce seront peut-être les quilts les plus aimés de la famille car remplis de souvenirs !

C’est un livre que j’aime bien car il donne des solutions simples et de bon sens, peut décomplexer certaines qui craignent cette étape pourtant indispensable !

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Quilting selon la technique Amish – Seconde partie

Patricia, notre Abeille Argentine Ariégeoise, nous a déjà relaté son expérience de quilting avec Esther Miller. Voici ci-dessous des précisions techniques et des photos montrant, le plus fidèlement possible, comment on peut quilter dans tous les sens et ainsi pouvoir utiliser un métier à quilter, même le plus rustique avec quatre planches, comme les quilteuses du XIXe siècle. Il est évidemment presque impossible de tout apprendre juste avec les informations trouvées dans cet article, mais Patricia a fait ici de son mieux pour vous transmettre son savoir-faire en quelques lignes et photos. Sachez que vous retrouverez Patricia avec Esther Miller à Saine-Marie-aux-Mines en septembre prochain et que Patricia peut vous organiser un stage : dans le sud-ouest, ce sera facile, plus loin vous pouvez quand même lui poser la question ! Laissez un commentaire, je lui transfèrerai votre requête et votre adresse mail.

Katell

Texte en français, anglais et espagnol à la suite, avec quelques photos descriptives en fin d’article. Merci Patricia !

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Comme nous l’avions promis, voici la suite. Malgré les possibles difficultés à s’habituer au changement et aux nouvelles habitudes, apprendre c’est toujours une aventure gratifiante ! La technique traditionnelle Amish nous permet de quilter dans tous les sens, et les outils modernes nous permettent d’éviter les doigts piqués ! Esther nous a montré ce qu’elle a découvert dans le domaine des outils au fil des années, ça ne veut pas dire que les Amish utilisent ces dés actuellement.

Les outils pour quilter : le métier ou le tambour et 3 dés ! L’avantage du métier est qu’on n’a pas besoin de bâtir. La difficulté : on ne peut pas changer le patchwork ‘en route’, il faut le finir avant de l’enlever du métier. L’autre souci, la place que ça peut prendre dans la maison. Il était fréquent, dans les maisons américaines, d’avoir un système de poulies pour monter le métier avec son quilt au plafond ! Le quilt que vous voyez sur la photo est bâti parce que je l’ai commencé avant mon stage avec Esther Miller.

Les dés : pour le doigt majeur (main droite pour les droitiers), j’utilise le ‘dé à quilter ouvert’ de Clover, c’est réglable et mon doigt ne transpire pas. Pour moi, le plus important en tant que ‘découverte’ c’est le dé pour le pouce pour quilter vers le haut (sans se faire mal !). J’ai un ‘dé bague’ ouvert et réglable de Clover aussi. Il y a aussi le ‘Thumb Thimble’ de Ted Storm, pour quilter vers le haut, en s’éloignant de soi, sans se blesser le pouce. L’autre découverte, c’est le 3° dé, celui du dessous, (main gauche) qui pousse les tissus vers le haut, et me permet de faire de très petits points. L’aiguille ‘plonge’ contre le bord du dé, et pas contre mon doigt, et puis ‘remonte’ pendant que le dé glisse sous le tissu. (pas évident la description du mouvement !) J’ai un dé en porcelaine que j’adore (voir site d’Esther Miller); mais il y a aussi un dé en plastique (Marian’s Magic Thimble, vendu par Cotton & Color), l’aiguille accroche et marque un peu le plastique, mais ça marche aussi.

Le fil, un élément très important. J’avais essayé plusieurs marques et dans le stage d’Esther Miller, elle nous a fait travailler avec les fils YLI ; depuis, c’est celui que j’utilise. La fibre du coton utilisée est longue et grâce à ça on peut faire des aiguillées plus longues sans avoir un fil usé ou entortillé.

Les aiguilles : j’ai découvert pendant le stage, les aiguilles Roxanne (les Between n° 11) ; elles sont plus grosses et en conséquence plus solides que les autres et quand il s’agit de piquer à travers les 3 épaisseurs et aller contre un dé en porcelaine, on a besoin d’une aiguille de bonne qualité. N’hésitez pas à jeter à la poubelle les aiguilles abîmées ou tordues !

Début et fin de l’aiguillée : pour commencer, on fait un nœud qu’on va cacher entre les trois épaisseurs comme d’habitude. Mais pour finir, Esther nous a montré comment s’assurer que le fil ne va pas ‘sortir’ du quilt, sans avoir fait de nœud. On va faire un zig zag avec l’aiguille, en passant le fil d’un côté et l’autre de la ligne quilté, comme si on tissait le fil de l’aiguille et le fil du quilt.

Les pauses : pour moi c’est important de prendre de petites pauses quand je quilte. A peu près une heure et quart de quilting et 5 à 10 minutes pour m’étirer ou marcher un peu. C’est important de ne pas se fatiguer. Personnellement, dès que je commence à me fatiguer, je le vois dans la longueur de mes points.

La lumière : C’est important de travailler avec une bonne lumière, soit naturelle ou artificielle.

J’espère que vous profiterez de ces images et n’oubliez pas : prenez plaisir à essayer cette technique !

Bon quilting !

Patricia

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QUILTING ACCORDING TO THE AMISH TECHNIQUE (Part Two)

As promised, here is the second part. In spite of the possible difficulties of getting used to changes and new practices, to learn is always a gratifying adventure! The traditional Amish technique allows us to quilt in all directions, and the modern tools enable us to avoid the hurt fingers! Esther had showed us what she has discovered regarding tools over the years, that doesn’t mean that Amish employ these thimbles today.

Tools for quilting: the frame or the standing hoop and 3 thimbles! The advantage of the frame is that the quilt doesn’t need to be basted. The difficulty: we cannot change the patchwork ‘while quilting’; it should be finished before removing it from the frame. The other concern: the place that it can take in the house. Frequently, in the American houses, they have a system of pulleys to elevate the frame with the quilt to the ceiling! The quilt you can see on the pictures is basted because I had already started it before my training course with Esther Miller.

Thimbles: for the middle finger (right hand for right-handed people), I use the ‘Open Sided thimble’ from Clover; it is adjustable and my finger doesn’t perspire. For me, the most important new discovery is the thimble for the thumb. I have the ‘Adjustable ring thimble’, from Clover. There is another one ‘Thumb Thimble’ from Ted Storm, to quilt away from myself, without hurting myself. The other discovery is the 3rd thimble: it’s still ‘under the fabric’, it pushes fabrics upwards and allows to make very small stitches; the needle ‘dives’ against the edge of the thimble, and not against my finger, and then `goes up’ while the thimble slips under the fabric. (it’s not easy to describe this motion!). I have a porcelain thimble that I love (see Esther Miller’s website), but there is also a plastic thimble (Marian’s Magic Thimble, sold by Cotton & Color), the needle catches and scratches a little bit, but it works anyway.

The thread, a very important element. I had tested several brands but during the training course with Esther Miller, she had us work with the YLI’s threads; since then this is the one I use. The fibre of cotton is long and that is why we can make longer the length of thread without having a worn or twisted thread.

Needles: I discovered during the training course, Roxane’s needles (Between n°11); they are thicker and consequently more solid than the others, and when we go through the 3 fabric layers and against the porcelain thimble, we need a good quality of needles. Do not hesitate to throw the damaged or twisted needles in the garbage can!

Beginning and end of the quilting line: to start, we make a knot which will be hidden in the middle of the three layers as usual. But to finish, Esther showed us a technique to keep the thread between the layers without making a knot. We will make a zigzag with the thread from one side to the other of the quilted line, as if the thread of the needle and the thread of the quilt were woven.

Pauses: for me, it is important to have small breaks when I quilt. About an hour and fifteen minutes quilting and 5 to 10 minutes to stretch or walk for a little while. It is important not to get tired. Personally, as soon as I start feeling tired, I can see my stitches getting longer.

Light: it’s important to work with a good lighting, be it natural or artificial.

I hope you will enjoy looking at these images and don’t forget: have fun testing this technique!

Happy Quilting!

Patricia

Many thanks to Anne-Marie, our Bee from Colorado, who helps us with the English text!

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QUILTING CON LA TÉCNICA AMISH (segunda parte)

Tal como habíamos prometido, aquí está la segunda parte. ¡A pesar de las posibles dificultades para acostumbrarse al cambio y a las nuevas técnicas, aprender es siempre una aventura gratificante! ¡La técnica tradicional Amish nos permite hacer el acolchado en todas las direcciones, y los útiles modernos nos evitan los dedos pinchados! Esther nos mostró lo que ella descubrió con respecto a los útiles a lo largo de los años,  pero eso no quiere decir que los Amish utilicen estos dedales actualmente.

 Las útiles para acolchar: el bastidor del tamaño del quilt (o sobre caballetes) o el bastidor sobre pie y 3 dedales! La ventaja del bastidor es que no necesitamos hilvanar el quilt. La dificultad: no se puede cambiar el quilt que estamos haciendo, es necesario terminarlo antes de retirarlo del bastidor. Otra dificultad, el lugar que puede ocupar en la casa. Antiguamente, era frecuente ver en las casas americanas un sistema de roldanas para subir el bastidor hasta el cielorraso! El quilt que ven en las fotografías está hilvanado porque lo comencé antes de mi aprendizaje con Esther Miller. 

Los dedales: para el dedo mayor (mano derecha para los diestros), yo utilizo el ‘dedal abierto para quilt’ de Clover, es ajustable y mi dedo no transpira. Personalmente como novedad, el dedal más importante es el dedal para el dedo pulgar,  para acolchar hacia arriba (sin hacerse mal!). Yo tengo un ‘dedal anillo’ abierto y ajustable también de Clover. Hay otro dedal para el pulgar, el ‘Thumb Thimble’ de Ted Storm para acolchar alejándose de uno mismo sin lastimarse el pulgar. La otra novedad es el 3° dedal, que utilizo por debajo del quilt (mano izquierda) y empuja el quilt hacia arriba; esto me permite hacer puntadas muy pequeñas. La aguja ‘se hunde’ atravesando los tres espesores del quilt contra el borde del dedal y no contra mi dedo, y luego ‘sube’ de nuevo mientras que el dedal se desliza  por debajo del quilt (no es muy fácil la descripción del movimiento!). Yo tengo un dedal en porcelana que adoro (ver pagina web de Esther Millar), pero hay también un dedal de plástico (Marian’s Magic Thimble, se vende en Cotton & Color), la aguja se engancha un poco y raya el plástico, pero de todas maneras funciona.

El hilo, un elemento muy importante. Yo había utilizado varias marcas y durante el curso, Esther Millar nos hizo trabajar con los hilos YLI; a partir de ese momento, es el hilo que utilizo. La fibra del algodón utilizada es larga y gracias a eso se pueden hacer hebras largas sin tener un hilo gastado o enroscado.

Las agujas: en el curso descubrí las agujas Roxana (Between n°11); son más gruesas y en consecuencia mas sólidas que las otras  y cuando se trata de pinchar a través de  3 telas y de ir contra el dedal en porcelana, se necesita una aguja de buena calidad. ¡No olviden de tirar a la basura las agujas dañadas o torcidas!

Principio y terminación de las hebras: para comenzar, se hace un nudo que se va a ocultar entre los tres espesores como siempre. Pero para terminar, Esther nos mostró cómo garantizar que el hilo no ‘se escape’ del quilt sin hacer nudos. Vamos a hacer un zig zag con la aguja, pasando el hilo de un lado y del otro de la línea que acabamos de hacer en el matelaseado, como un entretejido entre el hilo de la aguja y el hilo del quilt.

Las pausas: para mi es importante tomar pequeñas pausas cuando hago un acolchado. Alrededor de una hora y cuarto de quilting y 5 a 10 minutos para estirarme o caminar un poco. Es importante no cansarse. Personalmente, en cuanto comienzo a cansarme, veo que mis puntadas son cada vez mas largas.

La luz: es importante trabajar con una buena luz natural o artificial.

Espero que disfruten de las imágenes y no lo olviden: disfruten practicando está técnica!

Buen quilting!

Patricia

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Illustrations de Patricia

1 Dé pour le doigt majeur (de Clover) Il y a un autre modèle chez Roxanne.

2 Dé pour l’index en porcelaine (pour la main qui est par-dessous du patch, vendu dans le site d’Esther). Il y a un autre modèle, en plastique : Marian’s Magic Thimble.

3 Dé pour le pouce Clover (c’est celui que j’utilise)

4 Dé pour le pouce (Ted Storm Thumb Thimble, photo prise pendant le stage avec E. Miller)

5 Esther Miller en train de montrer une des positions des mains pour quilter selon la technique Amish
6 Chez moi, avec le tambour Hinterberg
7 vers la gauche (position traditionnelle… pour les droitiers. Pour les gauchers, il n’y a aucun problème, il suffit de voir les images ‘en miroir’)
8 vertical, vers moi
9 vers le bas, à droite.
10 vers le haut, à gauche (même position pour faire vers le haut tout droit, vertical)
11 vers le haut, à droite
12 Métier à quilter fait maison
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Liens pour vous renseigner et  trouver les fournitures
Video démonstration : http://www.youtube.com/watch?v=ZeSSyueipPw&feature=related (youtube Hand’s quilting avec Aunt’s Becky  protecteur du doigt de dessous)
Et voilà ! N’hésitez pas à poser des questions à Patricia qui se fera un plaisir de vous renseigner, elle est si heureuse de partager cette passion avec nous toutes !
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Quilting selon la technique Amish – Première partie

Dès la naissance de ce blog, une charmante Patricia nous laissait de gentils commentaires… Je me suis vite rendu compte qu’elle habitait le département voisin et, en septembre, elle a souhaité s’inscrire au Club où sévissent les Abeilles. Intégration très rapide de cette Abeille Voyageuse, Argentine d’origine et Ariégeoise d’adoption (elle a le triple A), qui préfère plus que tout assembler et quilter à la main. Elle nous fait le plaisir de nous raconter une expérience marquante toute récente.

NB : texte en français, anglais et espagnol à la suite, Google traduction va être en vacances !

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Quand j’ai lu l’article sur Mme Esther Miller dans « Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile » (n°105, Juin 2010)*, je me suis dit : « Je veux rencontrer cette dame : une ex-fille Amish, habitant en Allemagne  depuis plus de 40 ans et qui donne des cours en France…  je n’aurai pas trop d’opportunités comme celle-ci. » J’ai dû attendre le 17° Carrefour Européen à Sainte Marie aux Mines, Alsace, en septembre 2011, pour pouvoir la rencontrer et suivre un stage de deux jours avec elle. Ça a été un de mes plus beaux cadeaux d’anniversaire !

Je dois vous dire que j’adore quilter à la main, c’est presque comme une méditation (quand je suis seule) et un plaisir à partager quand je suis en groupe de quilteuses.

Quilter à la main à la manière Amish, c’est-à-dire avec un métier et dans toutes les directions sans bouger le quilt, était une des choses que je voulais vraiment apprendre. Dans le stage, nous étions douze femmes, six autour de chaque métier, comme dans les ‘quilting bees’ (les groupes de femmes qui se réunissent pour quilter ensemble) mais dans ce cas là, chacune travaillait sur son propre carré.

L’enseignement a été clair et orné d’histoires sur la vie Amish et le ‘pourquoi et comment’ ils font leurs quilts de cette manière.

Une belle rencontre ! Esther est très ouverte, sa pédagogie et sa patience pour enseigner m’ont touchée et le plaisir et la joie de travailler sur mon carré ont été immenses. Bien sûr, je ne vous cacherai pas que le début n’a pas été très évident. Apprendre une nouvelle technique (surtout pour quilter vers le haut)  demande toujours de l’ouverture, l’envie et beaucoup de patience envers soi-même, alors quand mes points n’étaient pas beaux…. je souriais, je respirais profond et je recommençais.

J’ai fini le quilting de mon carré chez moi, avec un tambour sur pied (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, acheté au Petit Comptoir à Toulouse). Je suis ravie de travailler avec ce tambour ; c’est reposant pour mon dos, ça me permet d’avoir la bonne tension du quilt et c’est beau à voir dans mon salon.

La suite de cet article bientôt sur ce blog : quelques astuces et les outils que j’ai appris à utiliser pendant le stage d’Esther Miller.

Patricia

                                           

(photo du site Carrefour Européen 2011)

Photo : pendant le stage, autour des métiers…/During the workshop, around the frames…/Durante el curso, alrededor de los bastidores…

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Quilting according to the Amish technique

When I read the article of Mrs. Esther Miller in `Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile’ (n°105, June 2010)*, I said to myself: “I want to meet this lady : a former Amish-girl, living in Germany for more than 40 years who gives workshops in France… I will not have too many opportunities like this one. ” I had to wait until the 17th European Patchwork Meeting, in Sainte Marie aux Mines, Alsace, in September 2011, to be able to meet her and follow a two-day workshop. That was one of my beautiful birthday’s gifts!

I have to tell you, I love hand quilting, it is almost as a meditation (when I am alone) and a pleasure to share when I am in group of quilters.

Hand quilting in the Amish way, meaning, with a frame and in all the directions without moving the quilt, was one of the things I really wanted to learn. In the workshop, we were twelve women, six around each frame, as in the `quilting bees’ (a women meeting to quilt together) but in this case, each one worked on its own square.

Teachings were clear and highlighted with stories about Amish’s life and the `why and how’ they make their quilts like that.

A beautiful meeting! Esther is very open, her pedagogy and her patience to teach touched me and the pleasure and the joy of working on my square were immense. Of course, I will not hide you that, at that beginning, it wasn’t easy. To learn a new technique (especially for quilting upwards) is always asking for opening, the desire and a lot of patience towards oneself, so then when my stitches weren’t beautiful…. I smiled, I breathed deeply and I started again.

I finished the quilting of my square at home, with a standing hoop (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, bought at Le Petit Comptoir, Toulouse). I am delighted to work with this hoop ; it is resting for my back, that enables me to have the good tension in my quilt and it looks beautiful in my living room.

Following article: some tips and the tools I learned to use during the master classes with Esther Miller.

Patricia

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Quilting (Alcolchar) con la tecnica Amish.

Cuando leí el articulo de la señora Esther Miller en la revista ‘Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile’ (n°105, Junio 2010)* me dije: “Yo quiero conocer a esta mujer. Una ex niña Amish que vive en Alemania desde hace mas de 40 años y que da cursos en Francia… no tendré muchas oportunidades como esta” Tuve que esperar al 17° Carrefour Europeo en Sainte Marie aux Mines, Alsacia, en Septiembre 2011,  para poder conocerla y tomar un curso de dos días con ella. Fue uno de mis mejores regalos de cumpleaños! 

Debo decir que me encanta ‘quilter’ (hacer acolchado) a mano, es casi como una meditación (cuando estoy sola) y un placer compartido cuando estoy con un grupo de quilteuses.

Acolchar a mano, como los Amish, es decir, con un bastidor y en todas las direcciones sin mover el quilt, era una de las cosas que yo mas quería aprender. En el curso, éramos doce mujeres, seis alrededor de cada bastidor, como en los ‘quilting bees’ (los grupos de mujeres que se reúnen para acolchar juntas) pero en este curso, cada una trabajo sobre con su propio cuadrado.

La enseñanza fue clara y  enriquecida con historias y los ‘por qué y como” los Amish trabajan de está manera.

Un hermoso encuentro! Esther es muy abierta, su pedagogía y su paciencia para enseñar me marcaron mucho y fue un placer y una alegría inmensa trabajar sobre mi propio cuadrado. Claro que no voy a negar, al principio no fue fácil. Aprender una nueva técnica (sobre todo para acolchar hacia arriba)  necesita que estemos abiertos, tener ganas y  mucha paciencia consigo mismo, entonces cuando mis puntos no eran muy bonitos…yo sonreía, respiraba profundo y comenzaba de nuevo.

Terminé el acolchado de mi cuadrado en mi casa, con un bastidor sobre pie (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, comprado en Le Petit Comptoir, Toulouse). Estoy muy feliz con mi bastidor, me permite descansar mi espalda, tener la tensión justa en el patchwork para hacer el acolchado et se vé bonito en mi salón.

La continuación de este artículo: algunos consejos y los útiles que aprendí a utilizar durante el curso de Esther Miller.

Patricia

Mon carré fini (35 cm x 35 cm – 14″ x 14″) – My square finished – Mi cuadrado terminado

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* Publié par/published by/publicado por : France-Patchwork

 Site d’Esther Miller : http://www.millersquilting.de/

Site du Carrefour Européen du Patchwork : http://www.patchwork-europe.com/?lang=en

Blog de Patricia : http://spiritualartandbeauty.blogspot.com/