Au fil des jours, l’aiguille à la main… (le tag des points contés, suite)

Vous souvenez-vous ? J’ai tagué Kristine l’Abeille au jeu des questions-réponses lancé par les Points Contés… Je lui laisse la parole avec grand plaisir !

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Au fil des jours, l’aiguille à la main…

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?

J’ai la fibre associative, j’ai toujours fait partie d’un groupe, (réel-virtuel), basé sur les échanges de savoirs. Pour le domaine du patchwork, je fais partie d’une association nationale FP depuis 18 ans et d’un club depuis 3 ans. Au gré des déménagements, c’est en solo ou accompagnée que je m’adonne aux travaux de loisirs textiles et autres.

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Mini-quilt paru dans les Nouvelles n° 124 (magazine France Patchwork).

 

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?

Ma moyenne journalière est très variable, mais en général tous les après-midis sont consacrés à mes travaux textiles, ainsi qu’une journée par semaine.

 

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?

Initiée dès mon plus jeune âge par ma maman, j’ai appris à faire du neuf avec du vieux. A l’époque pas de boutique spécialisée et la VPC  se résumait aux 3 Suisses avec le catalogue des travaux manuels – je ne crois pas que l’on parlait déjà de « loisirs créatifs ». Je récupère, recycle, chine et achète aussi des tissus neufs !

 J’ai le souvenir d’une adolescence heureuse grâce à l’arrivée d’un magazine attendu avec joie chaque mois, le bien nommé 100 Idées !  Il y a toujours eu au moins un ouvrage réalisé dans chacun des numéros. Et oui sans internet, téléphone, chaînes de télévision…

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Kristine avec un gilet dont le modèle est paru dans les 100 Idées, auprès d’un quilt inspiré d’un modèle de Bernadette Mayr.

 

4. Combien de top te reste-t-il à quilter ?

Il me reste un top à quilter, cela ne saurait tarder, j’aime le quilting à la machine.

En général, je finis les ouvrages commencés. Mais dans ma tête se profile le quilt que je vais faire très prochainement, je cogite et je demande  conseil à la  Ruche ou à Katell qui m’a fait découvrir un monde de quilts aux techniques libérées, inconnu pour moi jusqu’à peu, je suis devenue addict !

Parce que j’ai un coup de cœur pour un tissu, je l’achète, et je fais des calculs improbables pour réussir à faire un quilt, alors que je devrais faire l’inverse, choisir le modèle et acheter les tissus ensuite !

 

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…

J’ai une boite remplie d’essais que je recycle aussi.

J’utilise mes quilts dans mon intérieur ou je les intègre dans  la déco, en effectuant une rotation. Certains prennent l’air sur un « chevalet ». D’autres ont trouvé leur place sur les murs.

 

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?

J’ai la chance aujourd’hui d’avoir un atelier, je peux donc laisser l’ouvrage en cours sur ma table sans devoir tout ranger pour laisser place nette par nécessité pour le quotidien. Sinon je suis sur mon canapé ou dehors sur la terrasse quand il fait beau. Mon atelier est très encombré, d’objets chinés, de cadeaux offerts par mes amies, de broderies, de tableaux… Eloignée de mes fidèles amies, j’ai besoin de vivre avec les objets qui nous relient, les souvenirs… Je dois être maniaque du rangement… toute la mercerie est dans des boîtes étiquetées… et les tissus rangés par couleurs et des boites pour les chutes et j’adore ranger !

 

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?

C’est une vieille histoire qui date de mon enfance, je dirai vers 7 – 8 ans, j’ai testé différents travaux textiles avec plus ou moins de réussite, on faisait avec ce que l’on avait ! j’ai toujours eu une trousse, une boite à couture.

 

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.

Oui cela m’est arrivé de convertir des amies à la broderie, au patch, à la couture…

 

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?

J’offre mes ouvrages quand je sais que la personne destinataire saura apprécier. J’ai plaisir à retrouver mes ouvrages adoptés par mes amies dans leur maison.

 

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…

Mon dernier quilt moderne m’a été inspiré par Sujata Shah.

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A voir ici aussi !

En cours actuellement un quilt avec des voitures en appliqué pour mes petits-garçons.

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Et le prochain sera un quilt du dernier livre de B. Mayr, que je vous encourage à découvrir !

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Je passe le relais à Chantal qui n’est pas bien loin, mais que l’on voit trop peu à la ruche ! Une Abeille pleine de talents.

A lire : les réponses de Cécile, également taguée, par ici !

Le Tag des Points Comptés

Pour une fois je suis d’accord pour participer à une chaîne d’amitié car elle provient d’un des blogs français un peu comme la Ruche, puisqu’ il représente un groupe de quilteuses bien sympathiques installées dans le Berry, plus précisément à la MJC de La Châtre (36).

 

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Sous le regard attentif de cette jeune femme (est-ce Aurore Dupin, qui laissa son empreinte à La Châtre ?…), dix questions me sont posées, auxquelles je me dois de répondre franchement. Alors allons-y !

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?

J’ai l’immense chance d’avoir un groupe d’amies qui forme la Ruche des Quilteuses… et cumule puisque c’est également la délégation FP31.  Nous nous réunissons tous les vendredis au sein d’un club de plus de 50 membres à Colomiers (31). Mais avant 1995, date à laquelle je me suis inscrite à ce club, je pratiquais déjà le patchwork seule.

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?

De 0 à 10 heures ! Quand j’y suis, j’y reste ! Actuellement, je suis plus souvent sur l’ordi que sur la machine à coudre. Il faudrait que ça change ! Mais bon, j’aime aussi écrire…

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?

J’achète beaucoup plus de livres que de tissus… mais j’en ai des cartons pleins quand même ! J’ai une passion pour l’histoire du patchwork lié à l’histoire des femmes, tout autant que la curiosité des techniques diverses et variées. Même si j’adore les nouvelles méthodes de coupe, les nouveaux looks, fondamentalement je reste dans le patchwork que j’appelle traditionnel : l’assemblage de petits bouts de tissus recyclés, achetés depuis longtemps ou tout récemment… Un joyeux méli-mélo !

4. Combien de tops te reste-t-il à quilter ?

J’ai surtout un carton entier d’essais de techniques ! Une fois que j’ai compris « comment ça marche », c’est déjà un plaisir et souvent je passe à autre chose. Mais j’ai plusieurs samplers en souffrance que j’aimerais finir, je les reprendrai peut-être quand je ne serai plus déléguée France Patchwork !

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…

J’ai des cartons Ikea sur des étagères… Ikea. Certains renferment des tissus par couleurs, d’autres par style… Moi seule peux m’y retrouver ! Deux des boites conservent mes essais, des en-cours dont un a… + de 25 ans. C’est un top qui n’a pas un seul tissu de patchwork, que de la récup’ et des tissus achetés dans un grand magasin à Hambourg où je vivais alors. L’inspiration venait d’une photo de magazine je crois. Il n’est pas mal du tout, mais je n’ai aucune envie de le finir ! Je l’estime à 1988 peut-être. Scoop, le voici rien que pour vous :

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Le tissu principal est d’un beau vert, un satin de coton acheté en solde et tous les autres tissus sont des recyclages.

 

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?

Tout est bien rangé. Zut, j’ai promis de répondre franchement ! Non, c’est le bazar car j’adore faire des scrap-quilts et quand je commence, il y en a partout ! Le soir je ferme la porte, c’est bien à cela que cela sert d’avoir un atelier ! Et je range une fois le projet cousu, partiellement ou complètement.

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?

Love at first sight, l’amour du patchwork m’est tombé dessus en feuilletant, adolescente, un 100 Idées. Je tricotais, crochetais, cartonnais déjà mais le patchwork américain, à 12-13 ans, ça m’a tout de suite happée ! J’ai donc commencé, avec quelques bouts de tissus, à vouloir comprendre comment faire une étoile… et j’ai buté sur mes marges de couture trop petites, quelle déception ! Car pour éviter de faire des gabarits, j’avais dessiné pour faire un carré bicolore, mais j’avais mal calculé. La diagonale m’avait joué des tours !

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.

Celles qui ne font pas de patchwork autour de moi ont une vie malgré tout très, très remplie, je ne connais personne qui s’ennuie…

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?

Pendant 20 ans et plus, faire du patchwork, c’était surtout pour faire plaisir. Pour les naissances, les mariages, les anniversaires, j’offrais à tout mon entourage des ouvrages et rares étaient ceux qui restaient à la maison. Je dois dire que j’ai eu bien souvent de grandes joies en allant chez de vieux amis, ou des cousins, voyant qu’ils conservent mes quilts avec soin que moi j’avais complètement oubliés ! Et puis dans les années 2000, j’ai commencé à donner des cours de patchwork et là, j’ai commencé à avoir une autre optique : conserver une partie de ce que je fais, participer à des expositions… Tous ceux que j’ai à la maison se succédent aux murs en fonction des saisons ou sur les lits et canapés. Je ne les garde pas amoureusement, je suis finalement assez détachée des choses et ai plusieurs fois offert des quilts à des visiteurs qui tombaient sous le charme d’un de mes ouvrages. En revanche, les cadeaux de mes amies quilteuses me vont vraiment droit au coeur.

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…

Je n’avais pas l’intention d’accrocher un quilt à notre exposition sur le jardin, je n’y pensais même pas. Et puis début mars, à la dernière réunion du club, je me suis dit : « quand même, tu pourrais faire un effort » et j’ai sorti tous mes essais (des dizaines) parmi lesquels j’ai retrouvé quatre blocs de tulipes. J’ai mis le turbo pour faire le top et le quilter à temps : quand on aime on ne compte pas ! Aujourd’hui c’est l’accrochage, il est prêt, ouf ! Je vous le présenterai dans quelques jours dans la Ruche des Quilteuses.

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Je ne l’ai pas encore photographié fini, mais le voici en cours de matelassage, avec du coton perlé n° 8. J’ai eu mal aux doigts mais je me suis amusée !

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C’est un peu narcissique de répondre à toutes ces questions, mais c’est bien amusant ! J’espère que celles que je vais désigner pour faire suivre cette chaîne le feront volontiers… Tout d’abord, voici les règles du jeu établies par « Les Points Contés » :

. Qu’est-ce qu’un tag ? Un tag est une série de questions qui circulent sur la blogosphère ; une sorte de chaîne. Il est amicalement adressé à des copinautes qui y répondent et qui continuent à le faire voyager sur d’autres blogs. C’est un beau moyen pour tisser des liens.
. Comment faire ? Suivre les instructions suivantes…

1. Je réponds aux questions en mettant sur mon blog un billet avec le logo (ci-dessus) et les questions-réponses.
2. Je préviens l’amie qui me l’a adressé en lui donnant le lien de mon billet.
3. Je sélectionne quelques amies qui seraient susceptibles de vouloir le continuer et je l’adresse à mon tour avec les mêmes consignes, les mêmes questions.

Pour le plaisir donc, je demande à Cécile de Patchwork Inspirations, à Fabienne du Fil à Malice et à Kristine de la Ruche des Quilteuses si elles veulent bien répondre à leur tour à ces questions concernant leurs habitudes autour du patchwork… et plus si affinités !

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