Perfection versus Imagination

Il est des quilts pour lesquels la perfection est requise, des œuvres de bravoure d’une beauté à couper le souffle. On connaît des ouvrages qui nous laissent sans voix, la bouche bée devant tant de minutie, de précision, de patience, orchestrés dans une harmonie divine…

La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.
Marcel Proust, A la recherche du Temps Perdu

Certains blocs comme l’étoile plumetée nécessitent à mon sens une certaine perfection :

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En toute simplicité, j’ai fait cette étoile plumetée il y a quelques années en décoration de Noël. J’avais suivi les recommandations de France Aubert. Je ne l’aurais pas aimée à moitié bien faite, ici la précision est requise !

De nos jours, les quilteuses traditionnelles mettent toujours un point d’honneur à présenter des ouvrages impeccables, elles ont le goût du travail bien fait. Quelle satisfaction d’avancer un ouvrage difficile, exigeant, et de le terminer ! J’admire leur patience, leur compétence, leur goût. Si elles cousent à la main, elles éprouvent parfois cet état particulier proche de la méditation, occupant leurs doigts et laissant vagabonder leur esprit… Je garderai toujours le goût des quilts traditionnels, le socle de notre art.

Nathalie Ferri

Quilt de Légende (France Patchwork) de Nathalie Ferri

Cependant, lors des stages France Patchwork qu’organise la délégation 31, c’est amusant de voir le soulagement des personnes habituées au traditionnel à qui je dis : « oh ce n’est pas grave », « mais si, ça va bien », « pas la peine de défaire », « ces couleurs iront bien ensemble une fois entourées par les autres blocs »… Habituées à l’exigence de la perfection du travail traditionnel à la main, je passe parfois pour une originale qui se contente de peu ! Laisser quelques imperfections n’est pas un excès de laxisme de ma part, c’est souvent parce que nous avons intégré des marges d’erreur lors de la préparation, nous faisons des ouvrages communs très « scrappy »,  mais surtout nous acceptons l’imperfection.
Il ne faut pas croire que la perfection était l’obsession des quilteuses d’antan, cela n’entrait même que rarement dans leurs priorités. En revanche, elles usaient de beaucoup d’astuce et d’imagination, d’esprit de synthèse et d’adaptabilité pour « faire avec »,  autant pour les matières premières que leur temps disponible, et, finalement, faire des ouvrages uniques tout en utilisant des blocs classiques. Elles n’avaient ni magasin au coin de la rue… ni internet pour les dépanner !

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Magnifique quilt pour enfant des années 1880. Dans la tradition du patchwork, il est unique. Unique,  très esthétique mais imparfait : les bandes rouges n’ont pas la même largeur, les triangles ne sont pas distribués régulièrement, les rayures ne sont pas dans le même sens… J’ai presque honte de lister ces imperfections, car ce sont elles justement qui rendent le quilt si attractif à mes yeux !

C’est cet état d’esprit que certaines quilteuses souhaitent réhabiliter, y compris notre petit groupe d’Abeilles. Cela s’appelle simplement la créativité. Sans avoir une imagination débordante, on peut sortir de la copie à la lettre, on peut toujours mettre sa petite touche personnelle à un projet, c’est ce qui le rendra unique. C’est aussi ce que j’aime provoquer quand je présente un modèle simple que personne pourtant ne peut dupliquer, car fait d’assemblages de tissus collectés sur 35 ans ! Rappelez-vous ceci : le parfait est reproductible, l’imparfait est unique !

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Modèle présenté des Les Nouvelles n° 127 (magazine France Patchwork) : impossible d’avoir les mêmes restes de tissus que moi, ni de faire les mêmes broderies inégales et spontanées ! Mais l’idée est lancée et je suis très heureuse de savoir que ce modèle est réinterprété avec des résultats souvent bien différents du mien : c’est le but !!! Vous pourrez le voir en compagnie d’une interprétation dans les bleus, au Salon Tendances Créatives de Marseille, stand France Patchwork.

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C’est ainsi que souvent je gomme l’idée de perfection dans le patchwork, je préfère laisser exprimer la main qui coud un point pas tout à fait régulier, un angle un peu escamoté… Ce n’est pas un processus de laisser-aller, simplement le but n’est pas le même. Il n’y a pas obligation de résultat parfait, il y a transmission d’une impression, d’une sensation…

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J’adore ce quilt parfaitement imparfait de Sujata Shah ! Si les triangles avaient été cousus dans les règles de l’art, le quilt aurait manqué de cette vibration unique. Si les couleurs avaient été parfaitement assorties, on aurait besoin de bien moins de temps pour le découvrir…

Laisser courir le flux de ses idées ne laisse pas grande place à la recherche de la perfection, ce n’est simplement pas la même expression, mais l’un n’empêche pas l’autre ! La créativité vient en se concentrant sur ce qu’on a envie de faire ; il existe un terme qui exprime cet état, c’est le « flow », que nous verrons d’un peu plus près très bientôt !

Ce  post m’a été inspiré par un article du Huffington Post qui m’a bien intéressée, mais je trouve ses conclusions très condescendantes : Leave Perfection to those with litte Imagination, laissons la perfection à ceux qui manquent d’imagination.
Je ne suis pas entièrement d’accord avec cette phrase, alors que le fond de l’article m’a passionnée. Pour les anglophones, la vidéo sur le wabi-sabi* est exquise.

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Wabi-sabi : une manière de vivre qui s’attache à trouver de la beauté dans les imperfections-mêmes de la vie.

*Le wabi sabi est un concept esthétique japonais valorisant la beauté de l’éphémère, de l’imparfait, du modeste, de l’ancien, issus du travail du temps ou des hommes. Une vraie sagesse, une idée de la vie simple, sobre et heureuse.  C’est l’enchantement du quotidien, le respect de la vie telle qu’elle est, bien loin de la standardisation et la recherche de la perfection du neuf.

Je dédie cet article à mon amie argentine Ana  qui fête aujourd’hui son anniversaire ! Je sais qu’elle adhère au patchwork créatif et partage ces idées.

47 réflexions sur “Perfection versus Imagination

  1. Merci Katell pour cet article qui fait du bien, tu nous déculpabilises de ne pas être parfois les quilteuses parfaites que nous rêverions d’être! Pour ma part, j’ai beau être exigeante et perfectionniste pour certaines choses dans la vie de tous les jours, rien à faire, je ne parviens pas à rendre des ouvrages parfaits! J’ai beaucoup trop entendu hélas de propos décourageants sur quelques petites imperfections qui ne me semblaient pas si graves! Je crois que je vais venir prendre des cours avec toi😉 et adhérer au Wabi Sabi! Je te souhaite une belle journée et un bon anniversaire à ton amie Ana.

    Natacha

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    • Il y a eu dès les débuts en France une exigence de la perfection en patchwork, couplé avec la vision traditionnelle qu’un quilt n’est un vrai quilt que s’il est fait entièrement à la main… Héritage des premiers cours existant en France avec la légendaire Sophie Campbell. Il en résulte une reconnaissance de l’excellence française. Dans le monde, on ne voit pas beaucoup de quilts traditionnels contemporains aussi beaux que les Quilts de Légende !
      Mais trop souvent cela s’est traduit par des ambiances rigides dans les clubs français et un retard dans la connaissance du patchwork contemporain. Nous rattrapons notre retard en ce moment !

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  2. Merci pour cet article. Les Amish ne disent-ils pas que seul Dieu est parfait, c’est pourquoi dans leurs quilts (si beaux), les femmes faisaient toujours une petite erreur. Le principal c’est d’être ému par les choses, les gens et souvent c’est la petite différence, la petite imperfection qui nous touche. Belle semaine.

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    • Tout à fait d’accord avec vous et ce que vous dites à propos des amish, je l’ai également entendu. Ce qui est important, à mes yeux c’est de laisser à travers nos patchworks, un peu de nous même et je pense sincèrement que si on refaisait le même modèle à un moment où nous sommes sereins et apaisé ce ne sera pas le même que si nous avons des problèmes et que la vie nous bouscule. Bon dimanche.

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  3. Je n’apprécie pas non plus cette remarque du Huffington Post : bien des quilts « parfaits » sont le résultat d’une grande créativité. D’ailleurs, les japonais eux-mêmes sont les créateurs de quilts parfaits. Je pense notamment à certains log cabin en indigo. Les deux peuvent cohabiter, non ?
    J’ai tendance à penser, en enseignante que je suis, qu’il faut apprendre les règles parfaitement pour pouvoir s’en détacher ensuite. Picasso n’est-il pas un excellent dessinateur ? Ce n’est qu’un artiste parmi tant d’autres. Et ceci est tellement valable en musique.
    C’est vrai, je ne suis pas une créatrice : j’ai beaucoup de mal à faire sortir de mes mains du nouveau, m’inspirant toujours du déjà fait.
    Mais le wabi sabi me semble être une « bonne » philosophie de la vie. Cependant, il n’est pas si simple que ça de s’y conformer dans notre monde moderne avec toutes ses exigences.
    Allez, un jour je ferai sûrement mes patchs à l’image de ceux de Sujata Shah. D’ailleurs celui que tu nous montres aujourd’hui me parle vraiment. Je ne dois donc pas être un cas si désespéré !!!!!!

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    • C’est une option d’évolution, pas une obligation bien sûr ; tu verras bien si un jour un quilt « imparfait » te plaît suffisamment pour t’en inspirer et franchir le cap. Il faut d’abord se faire plaisir !

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  4. You have so beautifully put into words a topic that is not easy to discuss. I have great appreciation for the order and precision of perfectly made objects. Still, I am more interested in the imperfect. The imperfections cause me to think more about the maker. I wonder if she planted « mistakes » in the work, or if she lacked skill. Perhaps she offered a sense of humor, a wink of the eye, or a sense of rebellion. Either way, I am thinking about the maker and her process. I find it very entertaining.

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  5. Je suis administrative devant ces patchs « parfaits » , mais les « imparfaits » sont tout aussi beaux . En fait quand le patchwork est beau on regarde l’ensemble et non les détails et donc on ne remarque pas les défauts. Je me souviens quand tu nous donnais des cours Katell, tu nous disais que ce n’était pas grave s’il y avait une erreur dans notre patchwork, que dans la plupart des patchworks il y a un défaut que seule celle qui l’a fait voit et puis tu nous parlais des Amish !!! Le principal à mon avis est que ce que l’on a fait nous plaise et fasse plaisir quand on l’offre.
    Amitiés et bon anniversaire à ton amie

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  6. Que tu sois entendue Katell! Mon expérience de 35 ans m’a montré que certaines animatrices en voulant du parfait ont dégouté nombre de quilteuses a continuer..
    J’ai vu dans des expos de patchs des pas tout à fait « parfaits » plus parlant et vivant que des excellents qui faisaient la 1ère page des revues.
    la professeur américaines dont j’ai suivi la classe « comment enseigner et transmettre le patchwork » disait il faut essayer d’améliorer la technique mais aussi laisser la créativite un peu la bride sur le cou en somme, avec ses imperfections
    Pour avoir visiter nombre de musées aux US les quilts n’étaient pas tous parfaits mais tellement vivants
    Il y a les bêtes de concours bien mais est ce forcement elles qui transmettent la passion du quilt sans en dégouter les autres ?On a toutes appris toutes fait des erreurs, il y a les douées des couleurs celles des petits points alignés mais une animatrice ne doit pas exiger la perfection seulement demander grâce à sa propre connaissance l’amélioration dans la confection de son travail
    D’ailleurs les quilts affro américains longtemps publié et sortis des placards sont il parfaits?
    Je crois que comme toutes choses il faut s’améliorer et se faire plaisir
    Bonne et belle journée

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    • Les exigences des concours n’ont rien de commun avec les quilts au quotidien, on est bien d’accord. En ce moment, je lis beaucoup de déceptions dans les blogs modernes : celles qui n’ont pas été retenues au prochain Modern Quilt Show. Cela n’enlève aucunement les qualités de leurs quilts…

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  7. J’adore votre article car j’étais comme vous je voulais que tout soit parfait et mes « élèves » ne le comprenaient pas toujours (car je faisais défaire et redéfaire) ! En lisant vos articles au fil des jours je me suis laissée happée par vos idées et j’avoue que je suis beaucoup moins stricte qu’avant et je me laisse aller à aimer leurs imperfections. Je quilte toujours à la main et je vous rejoints car j’appelle cela « la méditation du petit point » et c’est merveilleux ! Merci, merci pour toutes vos pages tellement enrichissantes !

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    • Merci Christiane ! Un peu de compréhension et de souplesse rendent les apprentissages bien plus constructifs, chacune trouvant plus facilement sa place dans ce monde créatif qui nous fait tant de bien.

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  8. Encore un article qui m’a passionné bien que non quilteuse, mais admiratrice sans restriction de cet art. Cette philosophie du « non parfait » peut et devrait s’appliquer à beaucoup d’autres choses dans la vie, dans mes petits points de croix, mais aussi dans toutes autres actions que je conduis. Il faut tendre vers le plus beau, mais ne pas se laisser brider par cette attente qui peut laisser loin derrière l’imagination, la créativité, l’amour insufflé à un ouvrage. Toutes celles qui ont laissé un com partagent cette visions des choses, une vision positive qui nous permet de continuer à avancer.

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  9. Le principal n’est-il pas de se faire plaisir tout en faisant « de son mieux »? Cela me fait penser à ce que j’entends à propos de la querelle main/machine. Une réflexion à ce sujet, de ta part, serait intéressante!
    Depuis que j’ai lu tes articles et eu entre mes mains le livre de Sujata, j’ai envie de suivre cette idée.

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    • La querelle existe encore en France parce que les débuts de cette activité ont été menés par Sophie Campbell, oh combien talentueuse mais si rigoureuse et traditionnelle. Pendant qu’elle formait des centaines de personnes à la rigueur, l’ébullition des quilts modernes gagnait les Etats-Unis, le cutter rotatif arrivait, bouleversant la coupe et la couture des blocs…

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  10. Perfection ou imperfection ? Personne n’est parfait à commencer par nous, êtres humains !
    Et heureusement !
    Du moment que nous aimons quilter et que nous y mettons tout notre amour…..chacune y trouve son bonheur !

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  11. Ton article fait du bien,on oublié souvent la notion de plaisir à vouloir tendre vers la perfection et pourtant le bonheur est là dans nos petits points,dans ces tissus patiemment rassemblés,et ces minis défauts qui sont notre ‘signature ‘ . je vais vite chercher à en savoir plus sur le Wabi Sabi .belle journée à toi et merci.

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  12. Merci Katell pour ce très bel article, quel bonheur de venir lire vos articles.
    Je note cette phrase si touchante, dans mon petit carnet : « le parfait est reproductible, l’imparfait est unique » Merci pour le soleil que vous avez apporté dans ma vie aujourd’hui.

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    • J’ai écrit cette phrase spontanément, impossible de me souvenir si je l’ai lue quelque part ou si je l’ai « inventée ». Je me méfie beaucoup de mes « inventions », en général je me rends compte que c’est une chose vue, lue, oubliée… et qui revient spontanément !

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  13. Tout juste : merci. Je partage cette idée d’imperfection qui fait qu’un ouvrage est unique même si il est la « reproduction » d’un modèle existant. Cette imperfection, c’est un peu de notre « moi » profond qui s’exprime à notre insu.

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  14. Quoique je fasse pour être parfaite : serrer les dents, me concentrer, faire le vide, prier, lire tous les livres sur le sujet, calculer, tirer la langue… bing… il y a toujours quelques millimètres de différence. Le jour où j’oublierai vraiment de planifier, là ça sera vraiment parfait… mais ce sera peut être beaucoup moins amusant !
    Donc, continuons surtout de nous amuser et de nous sentir libres.
    Joyeuse journée

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  15. Merci Katell pour ce beau cadeau d’anniversaire. En plus, tu l’as fait publique!
    Enfermé dans l’article il y a trois cadeaux: le cadeau de l’article même, le cadeau de la beauté (C’est un régal!), le cadeau de la reflexion.
    Suivant la théoríe de Eric Berne sur l’analyse transactionnel, quand j’étais (plus) jeune j’avais un fort « sois parfaite ». La vie m’a fait plus « décontractée », j’ai appris a vivre sans toujours faire tout à la perfection, et maintenant j’embrasse la perfection dans l’imperfection.
    Donons-nous du permis à faire des erreurs et sûrement serons nous plus parfaits…
    Merci aussi aux copines qui se sont fait écho de la salutaion d’anniversaire. L’internet pour les bonnes choses!
    Bisous

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  16. Les ouvrages parfaits ne sont pas accessibles à toutes les quilteuses ; de fait ,même si nous trouvons des ouvrages parfaits sans âme , nous sommes obligées de reconnaître que cette perfection est réservée à une catégorie de quilteuses qui arrivent à unir leur exigence à leurs aptitudes manuelles..Je suis très très admirative de leur travail , de leur recherche de la qualité plutôt que la quantité ,de leur perfectionnement permanent à chaque étape nouvellement franchie..Elles ne recherchent pas la facilité, bien au contraire, elles nous tirent vers le haut …elles nous émerveillent…Un post qui amène la paix chez toutes les quilteuses

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    • J’apprécie vraiment, sincèrement, les quilts époustouflants de nos quilteuses de légende et quilteuses traditionnelles !
      Heureusement pour nous, il y a maintes facettes de l’accomplissement d’un quilt et le bonheur que chacune trouve à le faire.

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  17. Merci pour cet article
    Je ne vois pas de condescendance dans cette conclusion juste un encouragement à accepter
    Ma professeur de yoga nous disait « laissons la virtuosité à ceux qui n’ont pas de vertu »
    Euh …je vai aller voir les conseils pour l’étoile plumetée !

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  18. merci de nous aider avec cet article à accepter nos erreurs et nos imperfections.
    Au delà de la maîtrise des techniques pour ma part je suis toujours sensible à l’harmonie des couleurs et au côté « débrouille » de nos ancêtres pour réaliser de magnifiques ouvrages avec ce qu’elles avaient sous la main

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  19. J’ai toujours entendue dire dans un rendez-vous de guild: « si on place le quilt à plus d’un mètre d’une personne et que cette personne ne voit pas l’erreur, alors ce n’est pas grave ». La petite blague est de placer une personne portant des lunettes et les lui enlever (comme ça, il y a encore moins de chance que cette personne remarque l’erreur😉

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